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Publié le 22 décembre 2015 | par Chambre de Commerce

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Et si nous étions fiers d’acheter chez nous…


Si nous réduisions de 33% les achats que nous faisons actuellement en ligne, si nous réduisions de 33% les achats que nous faisons lors de déplacement à Moncton, Québec ou ailleurs, pour acheter dans un commerce local, nous conserverions le même plaisir que nous éprouvons en entrant à Place Laurier ou en surfant les pages d’une boutique en ligne, mais nous aurions un impact positif considérable sur la santé de notre archipel.

(33%, c’est seulement un morceau de linge sur trois, un appareil électronique sur trois, etc., que nous achetons actuellement à l’extérieur des Îles, il en reste deux.)

Tout le monde est touché directement ou indirectement par la fuite de ces achats. Cependant, plus de 150 entreprises de l’archipel vivent directement de produits ou de services qu’on peut se procurer facilement à l’extérieur des Îles. Ces entreprises emploient plus de 1000 personnes au cours de l’année. C’est plus que les usines de pêche.

Indirectement, ces entreprises sont aussi clients de d’autres entreprises et ces employés consomment partout dans l’archipel. Les enfants de ces employés fréquentent nos institutions scolaires et tous fréquentent le réseau de la santé. Qu’on l’analyse comme on veut, un dollar qui reste aux Îles fait du bien à tout le monde.

Ceci étant dit, qu’est-ce qu’on fait pour atteindre ce but ? L’effort doit inclure les commerçants et les consommateurs. Des éléments ont été soulevés lors des discussions tenues entre les commerçants, dans un dîner d’affaires organisé par la Chambre de commerce des Îles, il y a quelque temps.

  • Il faut que les commerçants augmentent le volume d’achats qu’ils se font entre eux, trouvent des façons de coopérer et de s’entraider. La « vraie » concurrence vient de l’extérieur.
  • Il faut que le consommateur regarde s’il peut acheter aux Îles avant d’acheter ailleurs. Le prix n’est pas toujours désavantageux et d’autres facteurs entrent en ligne de compte.
  • Il faut que le commerçant trouve des moyens pour atteindre le client chez lui et en ligne. Sans avoir un site web comme une multinationale, il y a certainement quelque chose qui peut être fait. Le web et la proximité, utilisés simultanément, peuvent devenir un outil intéressant.
  • Il faut que le service (le contact, la vente, le suivi, l’information) soit impeccable.
  • Il faut que l’impact de la présence d’entreprises prospères dans le milieu soit mieux connu et respecté, et ce, dans toutes les sphères de la société. (Il est quand même contradictoire, par exemple, qu’on sollicite les commerçants pour commanditer des sorties sportives et, qu’on y revienne la voiture remplie de marchandises achetées en ville.)

Bref, il faut que le consommateur soit sensible à l’importance d’acheter localement et, lorsque possible, qu’il fasse l’effort de le faire.

Il faut aussi que les commerçants locaux fassent tous les efforts pour satisfaire le consommateur. La connaissance du produit, la qualité du service, le prix, influencent les achats. Le sentiment de se faire prendre pour acquis, l’impression de ne pas être respecté, influencent aussi grandement la décision d’achat.

Les Madelinots et les Madeliniennes sont des gens fiers qui trouvent des solutions à leurs problèmes. Soyons donc des commerçants exemplaires et des consommateurs fiers. Faisons tout pour diminuer cette malheureuse fuite d’argent qui nous pénalise tous.

Et si nous étions fiers d’acheter chez nous…

Photo : Magazine LES ÎLES / Le Pédalier

 

Note : Les blogueurs sont responsables du contenu et des éléments qu’ils intègrent dans leur blogue, ils ne sont en aucun cas associés à la rédaction de ilesdelamadeleine.com

Source : Chambre de Commerce des Îles de la Madeleine:
Et si nous étions fiers d’acheter chez nous…


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La Chambre de commerce des Îles-de-la-Madeleine est un regroupement de près de 225 membres, gens d’affaires des Îles-de-la-Madeleine. Elle a pour mission de veiller à la mise en place et au respect de conditions et d’infrastructures propices au développement économique de l’archipel, à la réussite de ses membres, et conséquemment, à la prospérité de la communauté madelinienne.



4 Responses to Et si nous étions fiers d’acheter chez nous…

  1. Bobby a dit :

    Vous rêvez en couleur ou quoi? Cela fait près de cinquante ans qu’on entend le discours d’acheter chez nous. Depuis toujours, les Madelinots continuent de rentrer aux îles leurs valises et leur voiture remplies à craquer d’achats faits à l’extérieur. Puis maintenant se sont ajoutés les achats en ligne. Pourquoi rien ne change?
    Voici un exemple. Ayant fait estimer le coût de bois de construction dans les maritimes, cela revenait à 30% moins cher transport compris. $10,000 ici contre $7,000 sur le continent. Avez-vous songé quel montant d’argent brut il faut gagner pour économiser $3,000 après impôts?
    Et voilà qu’on nous annonce que le coût de la nourriture va encore augmenter en 2016. Nous aimons bien nos commerçants mais je crois que chacun est assez opportuniste et intelligent pour savoir comment et où acheter. De plus, il est bien connu que beaucoup de commerçants, après s’être servi d’une marge normale de profit, refilent leurs coûts de transport aux clients en plus de se prendre une marge de profit sur le transport lui-même.
    Pire encore, beaucoup de commerçants sont les premiers à aller acheter à l’extérieur et en ligne. Ils reviennent aux Îles chargés d’achats personnels comme font tous les madelinots.
    Nous achetons tous là où çhacun y trouve son compte. Acheter chez nous ou acheter local, voilà qui est un discours d’hypocrites. Au nom d’une vaste majorité silencieuse, s.v.p., changez de discours.

  2. Clément a dit :

    Je trouve qu’à Noël nous somme nombreux a être hypocrite. Nous célébrons une fête religieuse d’une religion que nous ne pratiquons plus et cette fête tourne autour d’une consommation exagérée, ce qui est la cause première des problèmes que vit notre planète actuellement. Je voudrais voir cette fête changer de nom pour celle de  »fête de la lumière » ou du  »solstice » ou je ne sais quoi. Retourner à l’origine de cette célébration qui existait bien avant la venu des chrétiens. Un moment pour se retrouver et dire merci pour la générosité de nos terres et de nos gens. Célébrer oui! Célébrer les fermiers et leurs moissons, les artisans et leurs talents. Consommer pourquoi pas, mais le faire en disant merci à la terre et à ceux et celles qui la chérisse et en tirent les fruits qui nous gardent en vie et font de cette vie une chose belle et humaine. Dire merci à la vie et non à Wallmart. Oublier un peu ce bonhomme dans son traîneau qui fait des centaines de kilomètres pour venir nous porter des produits que nous pouvons faire ici aussi bien qu’ailleurs. Non, nous ne produisons pas de machines électroniques, mais ces chose là peuvent être achetées n’importe quand et il n’est pas nécessaire de profiter de ce moment pour remplacer des objets encore utiles par le dernier cri sous prétexte qu’il faut offrir un cadeau. Mettre de côté le religieux pour faire place a un peu plus de spiritualité. Mettre de côté la consommation pour la consommation et en faire un geste de soutien et de gratitude envers ceux qui veillent a garder nos champs fertiles et ceux qui utilisent leur génie a transformer des bois de plage en œuvres d’art. Que la paix et l’amour soit avec vous tous et toutes et je vous souhaite de bien profiter de l’abondance en tout respect. Passez de belles fêtes et profitez-en pour dire combien vous êtes importants les uns pour les autres. AAAAAAAAAAAmour!.

  3. Marielle Dubé a dit :

    Comme c’est vrai!

    C’est incontestable! Il faut passer le message.

    Bravo à la Chambre de Commerce des Iles de la Madeleine

    • Bobby a dit :

      Et vous, Marielle, rentrez-vous aux Îles en disant : « MOI, j’achète tout aux Îles ! » ??? Si oui, vous êtes l’exception. Si non, vous êtes … comme tout le monde ! Si vous êtes comme tout le monde c’est que vous savez compter .

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