Émotions Vieux poster 1

Publié le 6 février 2017 | par Georges Gaudet

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Une opinion comme une autre.


Une parenthèse suite à l’horreur

(La semaine prochaine, je vous présenterai mon prochain roman qui n’a rien à voir avec le sujet d’aujourd’hui.)

Vieux poster 1Puisque tout semble avoir été dit tant dans la presse que sur les réseaux sociaux à propos de la tuerie dans la mosquée de Québec, je vais résumer une opinion qui risque de ne pas être populaire, mais aussi bien en profiter tant que notre liberté d’expression existe encore. En écrivant cela, je ne cautionne aucunement le langage vulgaire et toutes les insanités que j’ai eu le déplaisir de lire en certains endroits de la toile médiatique nationale.

Depuis la tuerie dans une mosquée de Québec, je suis estomaqué de réaliser à quel point nos sociétés sont divisées, mal informées, soutenues par une politique mensongère et « bashée » de tous bords et de tous côtés, tant par les extrémistes de camps opposés qui se sont polarisés avec le temps, et aussi faut-il le souligner, par un mépris total du reste de ce qu’on appelle encore notre pays, le Canada. À la lecture de la grande presse anglo-canadienne, force est de constater que son objectivité a tout l’air d’un derby de démolition à l’endroit de tout ce qui peut sembler être de nature identitaire québécoise. En gros, elle est devenue plus raciste que le racisme dont elle accuse l’ensemble du peuple du Québec. Personnellement, je suis blessé de ce que je lis et entends. Et puis comme l’a dit un certain politicien que tous connaissent. Il serait grand temps qu’on cesse de s’excuser d’être ce qu’on est, c’est-à-dire d’exister en tant que peuple, avec nos qualités et nos travers, avec notre culture, notre présent et aussi notre passé. Comme beaucoup de monde, je suis en train de relire le roman de George Orwell (1984). Cette brique de 500 pages écrites en 1949 contient une citation glaciale et applicable aujourd’hui à tout ce qui se passe à l’endroit des gens qui s’identifient à un Québec attaché à sa culture, à ses racines et à son histoire. « Celui qui a le contrôle du passé a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé ». À croire que ceux qui s’acharnent à voir cette province unique disparaître appliquent cette citation au pied de la lettre.

Tout ceci ne m’empêche pas d’éprouver une grande tristesse pour les victimes de ce fou tireur à Québec. Je me dis aussi que c’était ce qui pouvait nous arriver de pire en tant que peuple québécois qui peine tant à garder un simulacre d’identité. Cet évènement malheureux a ouvert toutes grandes les portes du doigt accusateur sur tout ce qui est québécois, que ce soit de nature culturelle, politique ou identitaire. Ce jeune fou ne pouvait faire mieux pour visser un dernier clou sur le cercueil d’un peuple qui n’a plus, lui non plus, une reconnaissance existentielle digne de ce nom. Dommage! et ce ne sont pas nos politiciens qui vont se donner la mission d’en réparer les dégâts. Ils pensent trop à leur prochaine élection. Uniquement au constat de l’immense opération « flagornerie » politique hautement médiatisée après les tristes évènements injustifiables et inqualifiables commis par un fou furieux, il me semble que la décence aurait commandé un peu plus de réserve, d’humilité, de décence médiatique et surtout, par la suite, un regard sur une réalité dont personne ne semble vouloir reconnaître.

Il existe aujourd’hui dans le monde, une menace planétaire. Une infime minorité se proclamant d’un islamisme pur et dur a fait de son credo la conquête de la terre, à commencer par l’occident. Pour ce faire, leurs premières victimes furent la très grande majorité des musulmans modérés en leurs propres pays, ce qui a pour résultat, ces milliers de personnes voulant fuir l’horreur qu’on leur impose. C’est là que notre devoir de citoyens en paix devient une obligation de recevoir et d’aider dans la mesure du possible. Toutefois, pour que la maison soit assez grande afin que tout le monde y soit accueilli et bien à l’aise, il faut quand même quelques règles de base. Voici un exemple : si votre voisin entre chez vous et qu’il remarque que tous ont déposé leurs bottes dans le portique, il enlève aussi les siennes par mesure de respect et de politesse. S’il insiste pour garder ses bottes et risque de briser votre plancher, il risque aussi de se voir refuser votre amabilité. Voilà! C’est à cette analogie que je compare le malaise québécois face aux nouveaux arrivants, particulièrement auprès d’une très faible minorité d’obédience islamique. Dit autrement : Mondialement parlant et maintenant ici au Québec, le comportement de conquérants irrespectueux d’une infime minorité d’arrivants fait porter le poids de son indécence sur toute une communauté qui n’aspire qu’à la paix et la tranquillité. Il en est de même pour un criminel fou qui a fait porter sur tous les Québécois, l’horreur de sa folie meurtrière.

Ne trouvez-vous pas qu’il est grand temps qu’on se parle, qu’on se dise les vraies choses, mais s’il vous plaît, mettez les politiciens et « certains » journalistes dehors ?

P.-S. Les commentaires vulgaires seront jetés à la poubelle.

 

 

 

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À propos de l'auteur

Georges Gaudet

Chroniqueur indépendant, conférencier sur divers sujets, rédacteur de documents corporatifs, écrivain et artiste peintre quand il me reste du temps. Il tient un blog depuis des années intitulé Des mots, des bateaux et des pinceaux.



One Response to Une opinion comme une autre.

  1. Julien Landry a dit :

    Les mots quand ils viennent du coeur sont comme la musique d’un orchestre symphonique ajusté au millième de seconde. Ils disent ce qu’ils ont à dire, dans le respect, sans blesser, et sans se vulgariser. Ils ne font que porter au lecteur, le constat d’une situation qu’il pourra apprivoiser à son tour avant de le dire au suivant. Et Georges sait comment dire les choses, surtout les écrire dans les mots justes.

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