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Publié le 22 mars 2017 | par Georges Gaudet

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De retour… comme les outardes.


De retour, comme les outardes.

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PAGE COUVERTURE (i)Petite annonce : Il est enfin prêt et j’ai 150 exemplaires en ma possession. La petite histoire vraie de 110 pages sur laquelle j’ai travaillé la plus grande partie de cet hiver est aussi en vente sur (Amazon.ca). Il suffit d’aller sur ce site et poser le curseur dans la grande bande blanche suivie d’une petite loupe en haut de la page et écrire le titre du livre : « Deux frères, une passion ». Ensuite, il ne vous suffit que de suivre les instructions si vous êtes intéressé par cet achat. Cela à l’air compliqué, mais ça ne l’est pas du tout. Attendez-vous cependant à payer les frais postaux, ce qui correspond à presque la moitié du prix du livre, soit près de (5. $). Quant à l’écoulement des 150 copies en ma possession, je vais les présenter en deux occasions. Un lancement est à prévoir au Mouvement social madelinot en avril prochain et dont la date demeure à confirmer. Quant aux Îles, j’aurai l’immense plaisir de présenter cette petite histoire au lieu exact où prirent naissance les racines de ce récit, soit en après-midi à l’église de Havre-Aubert, le 18 juin prochain. De plus, j’aurai aussi le privilège d’exposer pendant une heure la conférence que je présente depuis maintenant 6 années aux voyageurs à bord du CTMA VACANCIER pendant toute la saison estivale. Il s’agit en quelque sorte de ma vision personnelle de l’histoire des Îles de la Madeleine et des Madelinots… avec humour bien sûr. Il y aura un léger prix d’entrée et la totalité (à 100 %) ira au comité de fabrique de la paroisse pour l’entretien de leur église.

Ailleurs sur la planète

Tempête 14 mars 2017(i)La suite n’a rien à voir avec l’annonce ci-haut. Depuis presque un mois, je n’ai rien écrit sur la blogosphère et pour une seule raison. Je n’en pouvais plus d’assister impuissant à la désintégration lente, mais immuable de la société québécoise et aussi du coin de l’œil, au désastre humain sur la presque totalité de notre unique vaisseau planétaire, la Terre. Entre les tristes réalités d’une province sans souvenir et d’un « Québec bashing », j’ai cherché consolation dans le reste du monde. Hélas! au constat des grandes inégalités et injustices mondiales, des guerres et du 1 % des riches qui détiennent plus de la moitié de la totalité de la richesse mondiale, je me suis vu comme ce gamin sur la montagne qui assiste, les yeux exorbités, au massacre de son village dans la vallée. Il est des moments comme ça dans la vie où un moment d’arrêt s’impose. Je ne sais d’où ça vient, mais j’ai toujours ressenti un profond malaise devant l’injustice et parfois pire, l’incompétence crasse. Des chefs politiques qui s’en tirent sans passer devant des commissions d’enquête, des bandits assassins, membres de groupes criminels, qui sortent de prison sans accusation parce que les délais en attente de procès sont trop lents, des vieux qui croupissent dans leurs couches sales parce que les budgets ne permettent pas de les laver aussi souvent qu’il le faudrait, des gens prisonniers de leurs voitures pendant plus de 12 heures dans une tempête de neige alors que les hôtels, maisons et restos sont à moins d’un quart d’heure de l’endroit… et la liste peut être allongée « ad nauseam aeternam ». Certains pourraient me dire que ce n’est pas partout pareil et ils auraient raison, mais nous pouvons tous être victime de circonstances bêtement gérées et ce, où que l’on habite. Et puis l’exception ne confirme-t-elle pas la règle? Laissez-moi vous raconter une petite histoire.

Aux Îles

Hiver 2014, Havre-Aubert. Il fait tempête sur le Havre-aux-Basques, la route est fermée. Mon frère qui combattait un cancer terminal depuis près de deux ans et qui habitait l’endroit, m’appelle en pleine crise de panique et de détresse psychologique. J’appelle alors le 911 et toute une opération se met en branle. Ceci est tout à l’honneur des Madelinots. Bien qu’un protocole d’action soit nécessaire, les Madelinots ont ce sens du but à atteindre, du port où se rendre. Précisons que cette nécessité peut à l’occasion demander d’outrepasser le protocole. Et puis tout le monde s’en fout si une vie est sauve. C’est alors que la charrue, la police, l’ambulance et les premiers répondants dans le village ont sorti les quads et les skidoos. Ils ont forcé la porte de la maison, sécurisé mon frère et une heure plus tard, il entrait à l’urgence à l’hôpital de Cap-aux-Meules. Je tire mon chapeau à tous ces gens qui n’ont pas besoin de diplômes, de protocoles, d’appels de ministres ou de sous-ministres pour tenter de sauver quelqu’un. Ils sont humains, c’est tout et c’est grand en même temps. Malheureusement, c’est à l’urgence que ça s’est gâté. Mon frère n’ayant pas dormi depuis longtemps et toujours en état de détresse se fait dire par un jeune médecin de garde :- « je ne sais vraiment pas pourquoi vous êtes venu ici. Vos signes vitaux sont tous corrects ». J’étais à ses côtés et je n’en croyais pas mes oreilles. Un curieux dialogue alors s’installa. Je ne pus m’empêcher de dire : « vous avez vu son état? – moi je ne le ramène pas, ni chez lui, ni chez moi comme ça.» Sur ce, mon frère dit : « si vous ne m’aidez pas, vous allez voir comment je vais vite le régler… mon cas. » Devant lui, le médecin me demanda s’il avait des instruments chez lui qui pouvait l’inciter à commettre l’irréparable. Mon frère l’interrompit en lui disant : « J’ai un bon coffre à outil et je suis un ex-policier. Je sais comment me servir de ce qu’il faut si vous me poussez à ça. Je n’en peux plus, ça fait 7 jours que je ne dors pas et «maudite marde», je suis ici pour vous demander de l’aide, pas pour me faire dire que je ne meurs pas assez vite. Je suis dans une douleur constante et je bouffe plus de 20 médicaments par jours… » et sur ce, il se mit à pleurer. Enfin, c’est là qu’il fut décidé de le garder en observation pendant un certain temps, de rééquilibrer sa médication et de le faire voir par un psychologue. Il fut hospitalisé environ une semaine avant de retourner chez lui avec un suivi plus serré. J’imagine que le médecin en question avait suivi un protocole. Et si un protocole était suffisamment transparent pour au moins percevoir la détresse humaine, ne serait-ce pas un peu plus… intelligent?

Quelque chose me dit que si des Madelinots avaient été proches de l’autoroute 13 à Montréal la semaine dernière, il y a des policiers qui se seraient fait parler, des camionneurs qui se seraient fait ramasser et une colonie de skidoos qui auraient rempli les maisons et hôtels des alentours en attendant que la tempête soit finie. Évidemment, il y a des valeurs qui se perdent derrière des protocoles qui trop souvent, ne servent qu’à protéger certains dirigeants de leur propre incompétence. À juste titre, pouvons-nous nous poser la question suivante : « Y yousse qu’on s’en va au Québec? »

Bonne semaine à toutes et à tous… quand même.   

Georges Gaudet

 

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À propos de l'auteur

Georges Gaudet

Chroniqueur indépendant, conférencier sur divers sujets, rédacteur de documents corporatifs, écrivain et artiste peintre quand il me reste du temps. Il tient un blog depuis des années intitulé Des mots, des bateaux et des pinceaux.



One Response to De retour… comme les outardes.

  1. Denis Chiasson a dit :

    en effet c`est pas aux Iles qu`un cafouillage comme sur la 13 serait arrivés au contraire de belles anecdotes ce serait bâtit et on en parlerait avec un peu d`exagération mais aussi avec humour c`est sûr…

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