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Publié le 24 août 2017 | par Radio-Canada

Le cycliste Hugo Barrette a retrouvé le feu sacré


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Après son retour à la Coupe du monde à Cali en février dernier, Hugo Barrette a senti le besoin de retrouver cette passion qui l’avait d’abord fait tomber amoureux du cyclisme. Un séjour en France plus tard, le Québécois se sent d’attaque en prévision de la saison sur piste qui s’amorce la semaine prochaine.

 
« Je suis allé en France voir l’un de mes meilleurs amis qui est un médaillé olympique. Je me suis entraîné avec lui pendant trois semaines. Ça m’a vraiment fait du bien. Ça me prenait quelque chose de nouveau. C’était la première étape dans ma reconstruction », souligne celui qui participera aux Championnats panaméricains à compter du 30 août.

Barrette, à l’instar de ses coéquipiers, devra cependant vivre une certaine période d’adaptation. Son entraîneur des dernières années, Erin Hartwell, a en effet choisi de quitter Cyclisme Canada et a été remplacé par le Français Franck Durivaux.

« C’était toute une surprise. Ça m’a choqué. C’était beaucoup de tristesse parce qu’on a eu de grands moments ensemble, des hauts et des bas », confie le cycliste de 26 ans.

« C’est un très bon entraîneur. Mais pour des raisons personnelles et familiales, il a choisi de quitter l’équipe. Je respecte son choix parce que la famille passe en premier. »

Nouvel entraîneur, nouvelle vision

Même si Barrette avait développé une relation privilégiée avec Hartwell, il est persuadé que la collaboration avec Durivaux sera bénéfique pour sa progression.

« À ma première rencontre avec lui, déjà, ça a cliqué. C’est un bon entraîneur, un gars avec une tête sur les épaules, avec une très grande logique à l’entraînement et ça, c’est vraiment important pour moi. Il a des notions que je n’ai pas explorées encore », explique celui qui a subi un grave accident en 2015.

Hugo Barrette discute du changement d’entraîneur chez Cyclisme Canada

« Avec son arrivée, de très belles choses pourraient s’en venir pour moi. Je pense que ça va faire la différence. Dans la prochaine année, dès les mondiaux 2018, on va pouvoir voir à quel point le changement d’entraîneur aura porté fruit », ajoute-t-il.

Le Québécois avoue être un fervent admirateur des tactiques d’entraînement françaises et est donc très fébrile à l’idée de travailler avec Durivaux.

« Sur le plan individuel, ça change la donne parce que les mentalités d’Erin Hartwell et de Franck Durivaux sont complètement différentes. J’ai vécu un peu dans le programme français. J’ai été au centre mondial pendant six mois en Suisse où un ancien coureur de la France renommé, Frédéric Magnier, était entraîneur. Et c’est les six mois où je me suis le plus amélioré dans ma carrière », souligne-t-il.

La prochaine saison sera aussi l’occasion pour Hugo Barrette d’évoluer devant parents et amis alors qu’une épreuve de la Coupe du monde sera présentée à Milton, en Ontario, en décembre.

« C’est à la maison. La famille va être là, les amis. Je suis à l’aise ici. Ça va être un beau moment pour le cyclisme canadien. Je me vois bien performer là. »


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Un texte de Christine Roger
LA UNE : PHOTO PAVEL GOLOVKIN, ARCHIVES AP

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