Marche de l’Alzheimer 2018

LA MARCHE POUR L’ALZHEIMER – UN GESTE DIGNE DE MÉMOIRE
Président d’honneur : Maxime Arseneau

Dimanche le 27 mai à 13 h 30
Départ du Centre Jos-LeBourdais
Inscription à partir de 12 h 30 : 10$
Information : 418 986-3881 stephanie.theriault@sagim.ca

alzheimer

33422703_1761511173895742_4870605940023361536_nVieillir, mourir de Michèle Ouimet, texte paru dans la Presse, le 31 mars 2018.

Un merveilleux texte, exprimant parfaitement les sentiments contradictoires qui risquent de nous habiter face à l’inexorable destin qui est le nôtre; vieillir, mourir…

Aider à comprendre la maladie d’alzheimer, c’est chercher à comprendre les phénomènes du vieillissement humain. C’est aussi soulager, en facilitant leurs soins, ceux qui souffrent de cette maladie. C’est encore fournir les outils médicamenteux et psychosociaux, aux patients, aux professionnels et aux aidants naturels qui les accompagnent…

Soutenir une telle cause devient aussi naturel que le vieillissement lui-même.

J’ai connu quelqu’un…

Je me souviens d’un tel, qui répétait toujours les mêmes histoires, les mêmes gestes, qui oubliait tout…

Au moins la moitié de la population, peut aujourd’hui parler de cette maladie à la première personne. Ils découvrent la maladie avant d’en connaître le nom! D’ailleurs, ce nom n’est pas facile à apprivoiser, comme à écrire. Puis, si on essaie d’utiliser d’autres mots pour la nommer, elle fait encore plus peur.. Imaginez, la démence! De quoi éloigner les anges… Jadis, on parlait de démence précoce, de retomber en enfance…. Nous pensons, à tort, que les gens vivaient plus vieux à cette époque. Faux! Nous vivons, nous vieilliront, plus longtemps. La moitié des enfants naissant aujourd’hui mourront centenaires!

Je, Maxime à Raymond, à Alfred, me souviens des vieilles tantes à «pape». Plusieurs étaient retombées en enfance. Je pourrais vous répéter leur prénom, leur nom. Des anecdotes à leur sujet. Puis un jour, mon père s’est mis à nous raconter les mêmes histoires passées dans son jeune temps… Au début nous trouvions cela drôle, mais rapidement nous nous lassions… Tranquillement, à petit feu, il nous a quittés. Aujourd’hui, une de ses sœurs est affligée de ce mal. Puis, une de ses filles. Ma sœur!

J’aimerais, simplement, avant de vous laisser, vous livrer un témoignage concernant les phases les plus cruciales de cette maladie; je crois qu’il faut toujours tenter de calmer les angoisses. Puis, lorsque plus aucune autre forme de communication n’est possible, comme à l’approche de la mort, il ne faut jamais cesser de garder le contact physique… Il y avait déjà plusieurs années que mon père m’appelait Fabien, et plus tard, qu’il ne parlait plus du tout, il vociférait maintenant. Vers la fin, lorsque j’entrais dans sa chambre, après m’être assuré qu’il était confortable, je lui brossais les cheveux. Alors, ses beaux yeux retrouvaient toute leur luminosité. Cette brosse ne me quitte jamais, même après vingt ans…

La plus belle analogie que je peux vous suggérer, pour décrire cette maladie, est celle utilisée par Michel David dans son œuvre, La poussière du temps: ces tâches de vieillesse qui recouvrent la peau des personnes de mon âge. L’alzheimer serait des tâches de vieillesse qui endorment notre cerveau, lentement, inexorablement.

 

 

Maxime Arseneau

Mai 2018

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