La structure économique

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La structure économique de l’archipel repose en grande partie sur les PME. Plus encore, les très petites entreprises représentent 56 % des 800 entreprises de l’archipel (à l’exclusion des entreprises de capture dans le secteur de la pêche) et génèrent 24 % des emplois. L’exploitation des ressources naturelles et le tourisme sont les deux principales industries en importance. Les types d’entreprises sont des plus diversifiés : technologies de l’information, commerce de détail, domaine de la construction, restauration, culture, communication, science de la santé, sport et loisir, gastronomie ou autres.

Les ressources naturelles

Les ressources halieutiques

L’industrie de la pêche demeure l’épine dorsale de l’économie locale. Le secteur fournit de l’emploi à 1100 pêcheurs et aides-pêcheurs et à près de 800 travailleurs en usine, et il génère des retombées directes et indirectes de près de 80 millions de dollars par année. Cette pêcherie repose en grande partie sur les crustacés : le homard et le crabe des neiges. On y pêche aussi différentes espèces de poissons de fond et de poissons pélagiques. Par ailleurs, plusieurs études en cours sur les possibilités d’utilisation de l’huile du loup-marin, fortement    concentrée en oméga 3, et des valves de cœur aux fins de transplantation sur l’être humain, laissent présager des débouchés intéressants de développement. À noter, la relève est bien présente dans ce secteur traditionnel. Les Îles-de-la-Madeleine sont en effet l’endroit au Québec où l’on retrouve le plus grand nombre de jeunes pêcheurs. Cette relève est encore fortement familiale : la majorité des transferts d’entreprises enregistrés durant les cinq dernières années ont été effectués de père en fils.

En soutien à l’industrie traditionnelle, les Madelinots cultivent aussi la mer : la moule bleue, le pétoncle et la mye. Depuis les dernières années, on remarque une diversification progressive des activités de transformation des produits de la mer. La pêche, c’est plus qu’une activité, c’est aussi un mode de vie. Ce mode de vie n’est pas étranger à l’engouement des visiteurs pour l’archipel madelinot et a contribué à faire de l’industrie touristique la deuxième en importance dans l’économie locale.

L’exploitation du sel

L’exploitation du sel à Grosse-Île, aux Îles-de-la-Madeleine, a débuté en 1983. Propriété privée depuis la fin des années 80, Mines Seleine emploie près de 200 personnes par année et génère des retombées économiques de près de 15 millions de dollars. Mines Seleine exporte plus de 1,5 million de tonnes de sel par année.

Le tourisme

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Depuis une dizaine d’années, le tourisme occupe une place grandissante dans la structure économique de l’archipel avec des retombées économiques annuelles directes et indirectes de l’ordre de 50 M$. Aujourd’hui mature, structurée et bien établie, cette industrie est devenue la deuxième en importance dans l’économie locale. Elle génère quelque 1 400 emplois directs et indirects, saisonniers, à temps plein en grande majorité. Ces emplois sont répartis dans un peu plus de deux cents entreprises sur le territoire.

Bien que l’on situe au début des années 70 le point de départ d’une activité touristique aux Îles-de-la-Madeleine, déjà dans les années 60, les travaux du Bureau d’aménagement de l’Est-du-Québec faisaient référence à un potentiel touristique à développer en complément aux activités économiques plus traditionnelles du milieu.  Jusqu’au début des années 2000, l’achalandage touristique a connu une progression constante et modérée. Une plus forte croissance a été remarquée en 2004 et 2005, période coïncidant avec la mise en place du traversier-croisière N.M. Vacancier, propriété du Groupe CTMA. L’achalandage annuel tend aujourd’hui à se stabiliser à environ 50 000 visiteurs. La provenance des visiteurs est essentiellement québécoise et nord- américaine. Depuis quelques années, des actions de promotion ciblées sont menées afin de développer davantage le marché de proximité que sont les Maritimes et le nord-est américain, communément appelé le corridor atlantique.

Encore aujourd’hui, le défi d’allongement de la saison touristique demeure au cœur des préoccupations, puisque près de 90 % de l’achalandage est concentré sur sept à huit semaines réparties en juillet et août. Le développement d’activités et d’événements  touristiques aux frontières de la basse saison permet cependant, année après année, de constater une augmentation encourageante du taux de fréquentation en juin et septembre.

Fait intéressant, les Îles-de-la-Madeleine sont l’une des destinations touristiques du Québec ayant la plus longue durée moyenne de séjour, soit environ neuf nuitées. Charmés par le caractère particulier de la région, il n’est pas rare de voir les visiteurs revenir plusieurs fois. Au fil des ans, le secteur touristique a su tisser des liens tangibles et importants avec les autres secteurs d’activité, ce qui permet aujourd’hui d’offrir aux visiteurs une expérience de tourisme culturel et gourmand de qualité. La destination des Îles jouit d’une popularité et d’une notoriété incontestables.

L’agroalimentaire

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Depuis les dix dernières années, le secteur agroalimentaire occupe une place de plus en plus importante au sein de l’économie de l’archipel. L’agriculture et la transformation de ses produits ont en effet connu un essor considérable au cours de la dernière décennie. Plusieurs entreprises ont vu le jour et offrent à leur clientèle des produits du terroir transformés selon le savoir-faire madelinot. Plusieurs de ces produits sont désormais incontournables et assurent aux entreprises des Îles un rayonnement sur le marché québécois. Les produits issus du terroir madelinot contribuent au maintien de plus d’une centaine d’emplois directs tant au niveau de la production que de la  transformation. Alors que 52 % des emplois se retrouvent dans les productions maraîchères et autres, 48 % des emplois se retrouvent dans la filière charcuterie, viande, œufs, fromage et boissons.

Les arts et de la culture

Ce secteur est reconnu comme un secteur d’activité économique aux Îles-de-la-Madeleine depuis un peu plus d’une décennie. La culture madelinienne s’exprime à travers une diversité de formes d’expression (métiers d’art, arts visuels, littérature, théâtre, musique, etc.).  On assiste depuis plusieurs années à l’émergence d’une pratique artistique de plus en plus affirmée et à la naissance de regroupements ou de    projets rassembleurs favorisant le développement du secteur. En outre, les Madelinots prennent de plus en plus conscience de la richesse de leur culture et font en sorte de se l’approprier davantage : mise en valeur du patrimoine architectural, littérature sur l’histoire ou sur le parlé madelinot, etc.

Si les arts et la culture participent à la définition de l’identité madelinienne et par conséquent aux attraits touristiques, ils en tirent profit eux aussi, puisque les revenus des artistes et artisans sont tributaires de l’achalandage touristique.

Les biens et services

Ce secteur est indissociable des secteurs moteurs. Il représente 1800 emplois, essentiellement tertiaires. Les services publics sont  complets et accessibles. Plusieurs ministères et services gouvernementaux ont des bureaux sur l’archipel. Un câble sous-marin de fibre optique relie les Îles au continent pour assurer une fiabilité des télécommunications à haut débit et permettre aux entreprises d’améliorer leur performance et de prendre de l’expansion.

Le Centre de santé et de services sociaux des Îles offre des soins de santé efficaces et humains. Des médecins de famille et plusieurs spécialistes sont installés aux Îles, en plus des médecins spécialistes visiteurs. L’hôpital est moderne et le CLSC déploie ses services à quatre endroits sur le territoire madelinot. Les Madelinots ont un accès rapide aux services spécialisés dans les grands centres hospitaliers du Québec grâce à des ententes.

 

Source : Magazine LES ÎLES / Hors série


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