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Secteurs d'activités

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  La pêche
 

Malgré le moratoire imposé à la pêche au poisson de fond en 1993, on peut affirmer que l'industrie de la pêche aux Îles de la Madeleine, reste le secteur économique le plus important avec des retombées évaluées à plus de 54 millions de dollars. C'est le levier de développement sur lequel la communauté s'appuie et continuera de s'appuyer dans les prochaines décennies. La filière des produits marins y demeure la principale source d'emplois avec, dans les secteurs primaire et secondaire, deux emplois sur trois dans l'ensemble de l'économie. En chiffres réels, ceci représentait en 1995, 419 pêcheurs propriétaires, 885 aides-pêcheurs et 1071 travailleurs répartis dans les 10 usines détenant un permis.

 

 Espèces Volume des débarquements 1995 (tonnes métriques) Retombées générées '95 (millions $)
 homard  2 035  27,0
 crabe  947  15,5

 poisson de

 fond

 1 500  5,7
 hareng  1 600  2,4
 maquereau  1 900  2,3
 pétoncle  61  1,0
 autres  245  0,425

 

Ce tableau nous permet de constater que le homard et le crabe représentent à eux seuls près de 80 % de la valeur de la production madelinienne totale, soit un peu moins de 43 millions de dollars sur les 54 générés au total, ce qui leur confère une place privilégiée dans l'économie locale. Ces deux espèces n'ont cependant qu'une incidence mineure sur le nombre d'emplois créés dans les usines de transformation, le homard par exemple étant vendu à l'état vivant à presque 90%. On comprendra dans ce contexte l'importance des opérations de capture et de transformation du hareng et du maquereau pour les fins de l'ACDI (Agence canadienne de développement internationale), opérations qui supportent une bonne partie des emplois en usines.

 

© Lynda Lajoie

 

L'industrie de la pêche souffre donc encore beaucoup du manque de diversification de ses activités. Afin de faire face, d'une part aux défis du marché et d'autre part au besoin pour les travailleurs saisonniers d'allonger leur période de travail, l'industrie a reconnu qu'elle devra investir dans les prochaines années dans l'exploitation et la transformation de nouvelles espèces marines, comme dans une plus grande transformation des espèces traditionnellement pêchées. Déjà, des efforts sont investis dans le but de capturer, transformer et mettre en marché entre autres, la palourde, le couteau de mer et l'oursin. D'autres industriels s'efforcent de diversifier les produits mis en marché à partir du hareng.

  Le tourisme
 

© Guylain Thorne

 

L'industrie touristique génère dans l'archipel des retombées annuelles de plus de 25 millions de dollars et plus de 100 petites entreprises en vivent directement. Entre le 15 juin et le 15 septembre de chaque année, quelque 30 000 visiteurs passent aux Îles de la Madeleine une moyenne de 7 jours.

 

On considère généralement que cette industrie est en bonne santé grâce à son produit bien défini et avantageusement mis en valeur.

Toutefois, la saison touristique est très courte et l'allongement de celle-ci demeure le grand défi de l'industrie aux Îles de la Madeleine

 

  L'agriculture  

© La p'tite ferme Au Galop

 

Après avoir connu le grand déclin des années 50 et 60 comme partout ailleurs au Québec, l'agriculture madelinienne a trouvé un certain regain au cours des années 1980 avec le développement de la culture maraîchère en sol et en serre. La production de bovins de boucherie reste plutôt importante pour l'archipel malgré la fermeture de l'abattoir alors que l'arrivée d'un producteur avicole au cours de la même décennie a permis aux Îles de la Madeleine d'atteindre l'autosuffisance en oeufs. Quelques productions spécialisées et à petite échelle ont vu le jour au cours des dernières années


  L'exploitation minière  

© Mines Seleine

 

Mines Seleine exploite les gisements de sel des Îles de la Madeleine depuis une douzaine d'années. L'entreprise, privatisée à la fin des années 80, génère des retombées appréciables d'environ 12 millions de dollars annuellement et procure de l'emploi à près de 200 personnes. Ce secteur se démarque nettement du reste de l'activité économique aux Îles par son caractère presque annuel, les opérations s'étendant sur une période de 10 à 11 mois.

L'année 1995 fut cependant une année éprouvante pour le secteur minier aux Îles, alors qu'au début du mois de mai une infiltration d'eau accompagnée de mouvements de terrain a provoqué l'évacuation d'urgence de la mine et l'arrêt total de l'exploitation. Depuis, la direction de la mine a entrepris une difficile opération de colmatage du puits d'exploitation.

Les opérations d'extraction du sel sont reprises depuis l'été 1997.