L'INRS se dote d'un laboratoire grandeur nature
20 Octobre 2009
L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) se dote d'un nouveau laboratoire afin d'étudier les risques liés à l'érosion des berges. Le centre, qui sera construit au coût de 11 millions de dollars, dans le Parc technologique de Québec, permettra de reproduire les conditions rencontrées sur les berges du fleuve Saint-Laurent.
Jusqu'à maintenant, l'INRS étudiait l'érosion côtière à partir de modélisations informatiques. Or, cette fois-ci, les chercheurs ont l'intention d'effectuer des simulations réelles, dans un bassin hydraulique de 120 mètres de long.
Ces derniers y reproduiront différents courants d'eau et conditions climatiques afin de mesurer leurs effets sur l'érosion, ce qui, espèrent-ils, devrait leur permettre de trouver des moyens concrets de protéger les littoraux.
« C'est un continuum entre ce qu'on imagine à partir de l'ordinateur, ce qu'on expérimente en laboratoire et ensuite ce qu'on teste sur le terrain. Les travaux de terrains devront toujours être réalisés », a précisé le directeur du Centre Eau, Terre et Environnement de l'INRS, Yves Bégin.
L'INRS estime que son laboratoire devrait, dans un premier temps, engager cinq nouveaux spécialistes de l'érosion. Les activités de recherche pourraient commencer au printemps 2011.

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