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Publié le 19 janvier 2012 | par Webmestre

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L’archipel madelinot réclame à nouveau un statut de MRC


 

L’archipel madelinot réclame à nouveau de siéger à la table des préfets de municipalités régionales de comté (MRC). Les élus des Îles souhaitent négocier plus facilement avec la Sûreté du Québec. Ils veulent aussi être partie prenante d’ententes inter-MRC comme celle sur l’énergie éolienne. Toutes ces choses sont impossibles actuellement parce que les Îles-de-la-Madeleine n’ont pas le statut légal de MRC.Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneault, affirme que sa municipalité n’est pas admissible non plus aux programmes gouvernementaux offerts aux MRC. « Ne pas avoir le statut de MRC implique souvent des délais, beaucoup de tracasseries administratives et une complexité supplémentaire, comme si on en avait besoin », précise-t-il.La demande n’est pas nouvelle. Depuis 2007, les Îles réclament, à répétition, au ministère des Affaires municipales de corriger le tir. Cette fois-ci, le ministre régional Yves Bolduc et le député Germain Chevarie se sont engagés à régler le problème.Un statut perduPour bien comprendre la situation, un rappel historique s’impose.En 2002, lorsque le gouvernement du premier ministre Lucien Bouchard a forcé la fusion sur le territoire de l’archipel, les Madelinots s’étaient assurés d’inclure la création d’une MRC dans le décret gouvernemental. Une façon pour eux, se souvient le maire Joël Arseneault, de se prémunir contre une annexion éventuelle avec la Gaspésie. « C’était, à l’époque la pire crainte des insulaires « , précise-t-il.Deux ans plus tard, dans la foulée de l’ouverture faite aux défusions, par le gouvernement de Jean Charest, les citoyens, en majorité anglophones de Grosse-Île, décidaient de faire marche arrière et de retrouver leur autonomie. La population votait à 81,7 % pour la défusion.Prenant acte des résultats, le gouvernement décidait de créer une nouvelle structure, celle du conseil d’agglomération constituée de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine et de la municipalité de Grosse-Île, qui avait repris son statut de municipalité à part entière, le 1er janvier 2006.Ce nouveau décret a eu pour conséquence de faire disparaître la MRC des Îles. Un effet pervers que les élus madelinots regrettent amèrement aujourd’hui et qu’ils demandent à Québec de corriger.

D’après un reportage de Line Danis

 

 

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