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Publié le 11 octobre 2012 | par Webmestre

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Une étude de l’Université Laval prévoit une pénurie de travailleurs à moyen terme


 

Emploi-Québec veut inciter 5 000 Gaspésiens et Madelinots à retourner sur le marché du travail. Une étude a été commandée à l’Université Laval pour mieux comprendre le marché du travail et la main-d’oeuvre régionale.D’ici deux ans, 9 000 emplois devront être comblés, en grande partie en raison des départs à la retraite. Ces postes seront disponibles dans les secteurs de l’éducation et de la santé mais également pour soutenir la croissance du secteur privé en Gaspésie et aux Îles-de-la-MadeleineIl s’agit d’un défi immense dans une région qui affiche un taux d’activité plus bas que la moyenne québécoise. En 2006, 16 000 personnes étaient inactives dans la région.Travail saisonnierLe professeur Yvon Gasse, de la Faculté des Sciences de l’administration à l’Université Laval, a demandé pourquoi il existe un tel taux d’inactivité à 900 travailleurs et chômeurs, entre février 2010 et avril 2011. Son étude souligne ce que plusieurs soupçonnaient déjà: il existe une culture du travail saisonnier dans la région.

« Y’a des gens qui se satisfont de travailler le nombre de semaines nécessaires et d’être après sur l’assurance emploi », soutient le professeur Gasse.

En fait, selon l’étude, près de 50 pour cent des répondants sont d’avis que cette culture particulière du marché du travail est devenue normale, acceptable, une façon de vivre ou encore que ça toujours été comme ça et que ça s’est développé sur une longue période.En utilisant la même procédure de calcul statistique, ce sont 30 pour cent des répondants qui pensent que ce phénomène est dû principalement au manque d’emploi, alors que 17 pour cent croient que c’est le travail saisonnier qui en est la cause.Pénurie en vueÀ très court terme, si la tendance se maintient, il y aura une pénurie de main-d’oeuvre dans plusieurs secteurs d’activité. D’ailleurs, l’usine de traitement de poissons de Rivière-au-Renard songe déjà à se tourner vers la main-d’oeuvre internationale. La moyenne d’âge des 300 employés de l’usine se situe entre 55 et 60 ans et la relève est rare.mauvaise perceptionMais selon l’étude, plus de la moitié des répondants sont contre le recours aux travailleurs étrangers.« Les gens ont une perception que ces travailleurs-là peuvent venir voler des emplois mais la réalité est toute autre », confie Yvon Gasse.L’étude met donc en lumière plusieurs perceptions qui devront être changées. Le chercheur recommande la formation et la valorisation du travail, afin de mobiliser 5 000 chômeurs qui pourraient occuper les milliers d’emplois qui seront bientôt vacants en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine.

 

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