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Publié le 1 janvier 2018 | par Magazine les Îles

VRAI OU FAUX? : Connaissez-vous bien la CTMA?


Un article original publié dans

« Les gestionnaires ont plein pouvoir sur le niveau de services offerts puisque la CTMA détient le monopole du transport maritime aux Îles. »

FAUX. Les services de traversier (N.M Madeleine) et de transport de marchandises (Vacancier/Voyageur) reçoivent des contributions qui représentent environ 50 % de leur budget d’exploitation. Ainsi, les contrats qui lient la CTMA aux gouvernements sont conditionnels au respect de nombreuses obligations. Par exemple, un rapport de volume de trafic et des statistiques d’utilisation réelle des ponts qui indiquent le pourcentage quotidien d’occupation doivent être remis au gouvernement fédéral chaque mois. Ce protocole vise à vérifier que le nombre de voyages effectués répond bel et bien à une demande. Autre exemple : un sondage indépendant est mené chaque année afin de mesurer la satisfaction de la clientèle.

« Chaque mois, la CTMA doit remettre des rapports financiers aux deux paliers de gouvernements pour les opérations de ses services. »

VRAI. Chaque budget annuel d’exploitation doit être négocié et pleinement justifié avant d’être approuvé. Par la suite, le niveau de dépenses est scruté à la loupe, si bien que la CTMA doit remettre des rapports financiers qui font état des dépenses réelles encourues pour chaque mois d’opération. Les gestionnaires ont donc l’obligation de respecter ce qui est prévu au budget, et toute dépense supplémentaire doit être justifiée rigoureusement.

vrai_faux_1« La CTMA, ce n’est pas une vraie coopérative. »

FAUX. En 2010, l’adoption d’un projet de loi privée a permis de reconnaître la CTMA comme une coopérative à part entière, avec un statut particulier. Les particularités de ce statut sont les suivantes :

  • Pas d’obligation de réaliser plus de 50 % de ses opérations avec ses membres;
  • Obligation de compter au moins 50 membres;
  • Interdiction de verser une ristourne à ses membres;
  • Possibilité de verser un maximum de 10 % d’intérêts sur les parts privilégiées, pour un maximum de 975 $ par année par membre.

« Les membres de la CTMA peuvent s’enrichir considérablement avec les parts qu’ils achètent dans la coopérative. »

FAUX. Chaque nouveau membre doit investir 10 000 $ pour obtenir des parts de la coopérative. Cet investissement se répartit de la façon suivante : 250 $ en parts sociales, dont il n’est pas possible d’obtenir de ristourne, et 9 750 $ en parts privilégiées, dont le rendement maximal annuel ne peut dépasser 10 %. Concrètement, un membre peut retirer 975 $ par année à titre d’intérêts sur ses parts, à condition que la santé financière le permette.

« Même si elle a un statut de coopérative, la CTMA est gérée au quotidien comme une compagnie. »

VRAI. La coopérative est propriétaire unique de neuf filiales (Express CTMA, Gestion CTMA, CTMA Traversier, Navigation Madeleine, etc.). Il s’agit de compagnies privées autonomes et confrontées à des défis de gestion au quotidien. Toutefois, tous les profits pouvant être générés par certaines filiales qui appartiennent à la coopérative sont réinvestis dans le but de poursuivre sa mission. Ces surplus servent donc à l’amélioration des services ou des équipements.

« Par sa mission, la CTMA se doit de favoriser les achats auprès de fournisseurs locaux. »

VRAI. Depuis sa création en 1944, l’essor économique des Îles fait partie intégrante de la mission de la CTMA. Les gestionnaires ont donc le mandat de favoriser les fournisseurs des Îles pour l’achat de biens et services.

Tous les travaux d’entretien et réparation des navires de la CTMA doivent être effectués en chantier maritime à l’extérieur des Îles.

FAUX. Grâce au développement d’une expertise locale et à l’efficacité des équipages de la CTMA, de plus en plus de travaux peuvent être réalisés aux Îles lorsque les navires sont à quai. Les travaux d’acier en collaboration avec Soudure Techn’Îles ou encore l’usinage de pièces avec OSM Atlantique ou avec l’atelier Roch Boudreau sont de bons exemples d’expertise locale développée pour mieux répondre aux besoins de la CTMA.

« Le budget promotionnel fait partie intégrante des budgets d’exploitation des services de traversier et de croisière. »

VRAI. Que ce soit le contrat avec le gouvernement fédéral (traversier) ou avec le gouvernement provincial (croisière), la promotion de la destination des Îles fait partie des budgets d’exploitation, ce qui permet à la CTMA d’investir en publicités de manière récurrente et soutenue pour attirer les visiteurs.

«L’implication dans la communauté fait partie intégrante de la mission de la CTMA.»

VRAI. La CTMA a pour mission de favoriser l’essor social, économique et touristique de l’archipel. Cela se traduit notamment par la remise annuelle de plus de 175 000 $ en dons et commandites, et par un budget de plus 300 000 $ pour la promotion de la destination.

« La CTMA ne pourrait pas être achetée par des mains «  d’étrangers ». »

VRAI. Son statut particulier de coopérative la protège d’intérêts privés. Il s’agit d’un bien collectif qui se perpétue de génération en génération. Seule une liquidation dans une autre coopérative permettrait d’en disposer, après approbation de ses membres et du ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations du Québec.

« Avec le nombre de touristes qui passent à bord et les tarifs élevés, la CTMA doit faire pas mal de profits! »

FAUX. Les contrats gouvernementaux sont gérés par CTMA Traversier (fédéral) et Navigation Madeleine (provincial). Puisque ces deux filiales reçoivent des contributions gouvernementales, celles-ci ne peuvent pas faire de profits. En effet, la formule de contribution signifie que si un surplus budgétaire se dégage dans l’une ou l’autre des filiales, celui-ci sera retourné au gouvernement.

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