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Publié le 6 juin 2019 | par La Voix Acadienne

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Une mascotte prince-édouardienne qui fait le tour du monde


Un article original de

Depuis 2012, l’Île reconnue pour ses pommes de terre fait parler d’elle aussi loin qu’à Taïwan, Porto Rico ou encore Miami.  C’est grâce à «Friendly the Spud», un personnage créé par Darlene Lund en 2012 dans le but de contrer l’intimidation et de briser l’isolement.  Huit ans et un livre plus tard, le projet continue de grandir.

«J’ai eu l’idée de créer Friendly pour soutenir les gens qui se sentent seuls, différents ou incompris.  Dans le livre, Friendly est victime d’intimidation à son école à cause de ses vêtements différents et de son problème de langage.  Certains personnages rient de lui, mais d’autres viennent à son secours pour montrer que c’est correct d’être différent, mais que ça n’est pas correct d’intimider», explique l’auteure Darlene Lund.

Travailleuse sociale et enseignante de formation, elle a entamé le projet de «Friendly the Spud» en créant son personnage de patate au visage sympathique et aux vêtements dont les couleurs rappellent celles de l’Île-du-Prince-Édouard.  «Je voulais que les gens puissent se sentir proches de lui», souligne la créatrice.

L’acronyme «SPUD» signifie «Supporting People’s Unique Differences», un message auquel Darlene Lund remarque qu’un grand nombre de personnes s’identifient.  «Que ce soit à l’école ou quand on est dans un nouvel environnement, tout le monde se sent différent à un moment ou à un autre.  J’espère que Friendly contribue à sensibiliser à l’importance d’être amical et inclusif.  Parfois, juste un petit bonjour peut faire toute la différence dans la journée d’une personne», enchaîne l’auteure.

Une marche collective de 224 km

Cette année, l’équipe de «Friendly the Spud» va encore plus loin en organisant une marche d’un bout à l’autre de l’Île, pour un total de 224 km.  À l’issue de cette activité, qui est également une collecte de fonds, des bancs d’amitié «Friendly the Spud» seront installés dans des écoles de l’Île ou dans des lieux publics pour encourager la création de nouvelles amitiés.

La petite équipe, qui comprend également la fille de Darlene Lund, Rikki, aux réseaux sociaux, s’arrêtera dans des écoles au fil de sa marche.  Vendredi 31 mai dernier, premier jour de l’aventure qui s’étend jusqu’au 9 juin, «Friendly the Spud» et son équipe, ont fait un premier arrêt à Tignish, visitant notamment les élèves de l’école Pierre-Chiasson.

«J’y vais pour présenter Friendly, pour raconter son histoire et aussi pour promouvoir l’importance de demander de l’aide lorsqu’on en a besoin.  Quelqu’un qui se sent seul n’osera pas toujours en parler, mais on veut faire savoir aux jeunes que c’est correct de se confier à quelqu’un en qui on a confiance et qui peut nous aider à nous sentir plus inclus», illustre Darlene Lund.

Elle fait appel à tous les citoyens prince-édouardiens pour l’aider dans sa mission.  Durant les 10 jours de la marche, il est possible de «faire don» des kilomètres que vous parcourez personnellement en compagnie d’un ou une amie, ou encore en compagnie de Friendly.  Les kilomètres enregistrés seront soustraits à l’objectif de 224 km, ce qui laissera plus de temps à l’équipe de Friendly pour visiter des écoles de l’Île.

Au-delà des frontières

La peluche et le livre, désormais disponible en français, sont en vente sur le site web du projet.  Darlene Lund indique toutefois qu’elle veut rendre Friendly accessible à tous ceux qui auraient besoin d’un ami.  «Les gens peuvent nous écrire et on s’assurera de leur envoyer un ami pour qu’ils puissent contribuer au projet.  La marche, c’est aussi une manière d’encourager les gens à s’activer physiquement et à faire partie d’un mouvement plus grand», souligne-t-elle.

Dans la communauté francophone, sœur Norma Gallant est l’une des plus ferventes adeptes de «Friendly the Spud».  «Je l’ai découvert il y a quelques semaines, et je crois que c’est un outil exceptionnel! Je planifie déjà de l’utiliser dans ma prochaine session.  C’est une bonne manière de reconnaître positivement les différences de chacun, autant pour les enfants que pour les adultes, ou pour les aînés qui peuvent souffrir d’isolement», indique-t-elle.

L’an dernier, des moines prince-édouardiens ont également découvert «Friendly the Spud», et ont tellement aimé le projet qu’ils l’ont exporté jusqu’à Taïwan pour en faire profiter leurs compatriotes.  «Notre objectif, c’est vraiment de répandre davantage d’amitié et de compassion grâce au personnage.  C’est merveilleux de voir que ce projet né à l’Île-du-Prince-Édouard se rend au-delà des frontières, à Hong-kong, au Royaume-Uni!» s’exclame Darlene Lund.

La marche «d’un bout à l’autre de l’Île» en est à sa toute première édition cette année, mais l’équipe espère bien en faire un événement annuel si l’initiative s’avère un succès.  Avec un projet si positif, c’est pratiquement gagné d’avance.

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– Par Ericka Muzzo

PHOTOS : Le livre de Friendly est disponible en français sur le site web du projet, accompagné par la célèbre peluche en forme de patate dont des exemplaires ont voyagé partout dans le monde.

Des élèves de l’école Pierre-Chiasson ont eu l’immense plaisir de recevoir la visite de «Friendly the Spud» la semaine dernière. Darlene Lund (au milieu) leur a parlé de l’importance d’être amical et de prendre soin les uns des autres! (Photo : Gracieuseté)

Friendly a été bien populaire auprès de ces élèves de République dominicaine, où Rikki et Darlene Lund (derrière) se sont rendues en février grâce à l’organisme «Dove Missions».

Les moines bouddhistes de l’Î.-P.-É., qui résident vers Heatherdale, ont beaucoup apprécié de recevoir quelques exemplaires de «Friendly the Spud». La mascotte s’est même rendue jusque dans les monastères de Taïwan!  (Photos : Facebook) 

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