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Publié le 21 août 2019 | par La Voix Acadienne

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Les artefacts de l’enfance au Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard


Un article original de

Que ce soit la poupée qu’on ait reçu à Noël à l’âge de 5 ans, les longues minutes passées sur le pot ou encore, les premiers efforts en écriture, tout le monde porte en lui des souvenirs d’une enfance plus ou moins lointaine.  Cet été, dans une exposition rassembleuse, le Musée acadien a voulu offrir un regard sur cette période bénit.  Plus tôt en juin, nous avons offert un survol des photographies de l’exposition.  Voici maintenant un aperçu des archives et des artefacts.

«Constituer cette exposition nous a demandé du temps et beaucoup de recherches.  Notre collection d’artefacts compte pas moins de 3000 objets, et bien que chaque objet soit catalogué, ce n’est pas si simple de choisir les objets qui méritent d’être présentés et qui représentent le mieux les différents thèmes de l’exposition.  Pour celle-ci, nous avions identifié des thèmes comme la religion, la vie scolaire, la vie avec les grands-parents, les jeux et les jouets, et plusieurs autres», raconte Rachel Lapointe, directrice du Musée acadien de l’Î.-P.-É.   

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Robe de baptême fabriquée par Marie-Anne Gallant à partir du jupon de sa robe de mariée. (Photos : J.L.)

L’un des artefacts les plus romantiques de l’exposition est une robe de baptême, qui provient de la collection que Yolande Painchaud des Îles-de-la-Madeleine a donnée au Musée acadien l’an dernier.  Cette collection incluait un très grand nombre d’articles provenant de sa grand-mère, Marie-Anne Gallant.  Née Arsenault à Abram-Village, elle s’est mariée avec André Gallant, médecin natif de Saint-Chrysostome.  Ce dernier a commencé sa pratique dans sa région natale et a ensuite été recruté aux Îles-de-la-Madeleine.  C’est là qu’Yvonne, la mère de Yolande, est née et qu’elle a été baptisée, comme ses quatre frères et sœurs.

«Marie-Anne a fabriqué cette robe de baptême pour son premier enfant, à partir du jupon de sa robe de mariée en dentelle d’Alençon.  Elle a eu six enfants, mais l’un d’entre eux est mort avant même d’avoir pu porter la belle robe», dit Rachel Lapointe.

Pas facile à illustrer

Malgré ses quelque 3 000 artefacts, la collection du Musée ne possède pas énormément d’artefacts qui représentent la vie des enfants.  Cela s’explique de plusieurs façons, entre autres que certains aspects de la vie des enfants de la période couverte par l’exposition étaient difficiles à illustrer de façon concrète, comme l’aspect intergénérationnel, incluant la vie avec les grands-parents dans la même maison.  Également, les enfants jouaient beaucoup à imiter les adultes.  Les jouets, après avoir passé dans les mains des huit ou 10 enfants, étaient souvent trop abîmés pour être conservés.  Donc, certains artefacts de l’exposition ont été empruntés à la collection provinciale.

Valeur éducative

«L’exposition a ouvert au début de juin et nous avons reçu plusieurs groupes de jeunes des écoles, pour les visites de fin d’année.  J’ai animé des discussions avec les élèves et ils étaient très curieux et surpris par plusieurs aspects de la vie des enfants du passé.  Et comme l’exposition sera en montre tout l’automne, nous avons bon espoir d’attirer d’autres groupes scolaires.  C’est une visite très éducative», dit la directrice.

PAR : Jacinthe Laforest
LA UNE : Cahier d’exercices et ardoise.

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