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Publié le 31 mars 2020 | par Radio-Canada

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COVID-19 : Fruits de Mer Madeleine renonce aux travailleurs étrangers


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Communiqué – Fruits de Mer Madeleine

Craintes de contamination de la part de travailleurs Mexicains aux Îles-de-la-Madeleine

L’usine de l’Étang-du-Nord aux Îles-de-la-Madeleine n’accueillera pas de travailleurs internationaux ce printemps. L’autre transformateur, LA Renaissance des Îles, dit pour sa part ne pas avoir pris de décision définitive pour l’instant.

Dans un communiqué, Fruits de mer Madeleine convient que cette décision entraînera des pertes financières, mais la direction dit prioriser la santé de ses travailleurs.

«Aujourd’hui, ce n’est nullement une question de profit, mais de survie de nos partenaires et employés.» – Pierre Deraspe, directeur général, Fruits de mer Madeleine

L’usine transformera tout de même des produits de la mer ce printemps, malgré la pandémie.

Le directeur affirme avoir modifié la politique d’hygiène et de salubrité pour protéger les travailleurs au maximum.

Dans le communiqué, l’entreprise laisse aussi entendre être victime d’une campagne de salissage.

On y évoque la pression populaire de certains groupes qui ne s’engageront certainement pas à nourrir les gens.

La direction de Fruits de Mer Madeleine a décliné les demandes d’entrevues.

 

L’autre gros transformateur de produits de la mer, La Renaissance des Îles qui exploite des usines à Gros-Cap et Grande-Entrée, a prévu initialement faire appel à une centaine de travailleurs internationaux dès le mois d’avril.

Mais avec la pandémie, note la propriétaire Lynn Albert, aucune décision définitive n’a encore été prise.

La femme d’affaire dit être au courant des craintes qui circulent dans la communauté madelinienne devant la perspective de voir arriver 97 Mexicains en pleine période de pandémie de la COVID-19.

«Oui les gens ont peur, mais c’est certain à 100% que si on a des travailleurs étrangers, on va suivre le protocole à la lettre.» -Lynn Albert, PDG, LA Renaissance des Îles

Madame Albert précise que ces travailleurs devront être en quarantaine 14 jours avant de prendre l’avion pour le Québec et le demeurer pour la même période lors de leur arrivée.

Ces travailleurs sont logés dans différents établissements et maisons de l’archipel.

Mais avant de savoir si ces travailleurs arriveront aux Îles, l’entreprise doit d’abord déterminer si elle pourra opérer.

D’abord, les marchés risquent d’être peu attrayants pour les transformateurs. Le crabe de l’est du Canada est surtout vendu aux États-Unis.

De plus, plusieurs détails logistiques en lien avec les nouvelles normes d’hygiènes pourraient être impossibles à respecter.

Par exemple, Lynn Albert se demande comment ses employés pourront respecter la distance minimum de deux mètres quand viendra le temps de transporter les paniers remplis de crabes qui arrivent du bateau.

«Une pan de crabes ça pèse 75 livres on va dire, on peut pas lever ça à une personne, c’est trop lourd,» mentionne la PDG de LA Renaissance des Îles.

Le problème, c’est que les deux travailleurs qui soulèvent la cargaison sont inévitablement à moins de deux mètres l’un de l’autre.

Lynn Albert qui dit pouvoir citer d’autres exemples du même genre, est en attente de réponses avant de prendre une décision concernant la saison 2020.

 

LA UNE : Un travailleur décortique du crabe. PHOTO : RADIO-CANADA / PHILIPPE GRENIER





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