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Publié le 7 avril 2020 | par Radio-Canada

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Divulgation des cas de COVID-19 aux Îles : statu quo malgré une pétition


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Bien que plus 4200 personnes aient signé une pétition pour demander deux bilans distincts des cas positifs de COVID-19 en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, la Direction régionale de santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine reste sur sa position.

Les milliers de signataires de la pétition virtuelle, à l’instar des élus madelinots, demandent de ventiler le bilan régional en deux sous-régions, dans le but d’avoir une meilleure idée de la propagation du virus en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, deux territoires géographiquement distincts. La Madelinienne Tania Cyr, résidente de Havre-aux-Maisons, est l’une des instigatrices de la pétition lancée le 31 mars. «On fait partie de la région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, note Mme Cyr, sauf qu’en réalité, on reste sur une île! Il n’y a aucun d’accès direct avec la Gaspésie, il y a un fleuve qui nous sépare, donc on trouve que les cas aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie n’auraient pas lieu d’être mis ensemble, on voudrait que la réalité soit reflétée ici.»

«On veut savoir c’est quoi la crise aux Îles. On veut savoir on en est rendus où ici dans cette pandémie parce qu’on n’a aucun contact avec la grande terre.» – Tania Cyr, instigatrice de la pétition

Tania Cyr précise que, contrairement à d’autres demandes et pétitions qui circulent, sa volonté n’est pas d’obtenir des chiffres par MRC ou par municipalités. «On veut seulement savoir le nombre de cas global aux Îles-de-la-Madeleine, note-t-elle. On ne veut pas savoir par village ou par adresse pour sortir les gens de l’anonymat. On veut juste avoir l’heure juste, un portrait réaliste de la situation pour les Îles.» Selon elle, l’exercice ne vise pas à relâcher la vigilance des Madelinots, dans l’optique où peu de cas seraient confirmés, mais plutôt d’apaiser les craintes de certaines personnes et d’avoir une meilleure idée de l’efficacité des mesures de distanciation physique dans l’archipel. «Si on a beaucoup de cas, ajoute Tania Cyr, peut-être que certaines personnes vont davantage réfléchir et d’arrêter d’aller visiter en cachette certaines personnes. Je pense qu’on a plus de bienfaits à avoir l’heure juste, que le contraire.»

LA UNE : Le nombre de personnes infectées par la COVID-19 aux Îles-de-la-Madeleine demeure inconnu car le bilan régional est fusionné avec celui de la Gaspésie. (archives). PHOTO : RADIO-CANADA / LUC PARADIS_RAD

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