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Publié le 20 mai 2020 | par Radio-Canada

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LA COVID-19 EN ATLANTIQUE : De possibles quotas sur les achats de homard inquiètent les pêcheurs


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Confrontées à de nouvelles réalités de travail depuis la pandémie, certaines usines de transformation du poisson peinent à maintenir le rythme des débarquements et ont évoqué l’idée d’imposer des quotas d’achat aux pêcheurs.

Selon le directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), Martin Mallet, une limite sur les débarquements pourrait avoir de graves conséquences sur les revenus de la saison de pêche au homard, déjà compromis par la pandémie. Le capitaine Dino Roussell confirme avoir reçu un appel d’une usine cette semaine lui demandant de limiter ses livraisons de homard.

«Avec le prix qui a descendu cette année, ça fait mal. On perd de l’argent pas mal.» – Dino Roussell, capitaine

Martin Mallet croit que cette conversation de quotas est inquiétante, d’autant plus que les pêcheurs sont pour le moment gardés dans le noir total vis-à-vis de ces démarches. «On ne sait pas quand ça va commencer, si ça va se poursuivre toute la saison et puis si ça va augmenter les limites ou être réduit en cours de route. On n’a aucune idée et puis ça ajoute beaucoup d’insécurité et d’inquiétude pour nos membres,» a-t-il exposé.

Une saison difficile
Les conditions du marché influencent les responsables des usines de transformation à l’idée d’imposer des quotas d’achat.

Et selon Martin Mallet, l’annonce gouvernementale d’il y a quelques semaines interdisant les travailleurs étrangers à venir dans la province pour les tâches saisonnières a amplifié le problème. Ça limite beaucoup la capacité de transformation cette année et ça vient ajouter de l’huile sur le feu pour la capacité de nos transformateurs du produit, a-t-il déploré.

Dès leurs premières sorties en mer, les pêcheurs savaient qu’ils commençaient une saison dans une année très difficile. «On s’attendait à ça. Vu qu’avec le COVID-19 et le manque d’employés dans les usines, elles ne peuvent pas transformer comme elles le veulent d’habitude,» a témoigné le capitaine Dino Roussell de Le Goulet.

Des discussions entre l’UPM et les différents transformateurs sont effectuées tous les jours pour voir comment la situation évolue. L’idéal pour l’UPM serait que le gouvernement Higgs revienne sur sa décision d’interdire les travailleurs étrangers.

«Il n’est jamais trop tard [pour revenir sur la décision d’interdire les travailleurs étrangers].» – Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes

Certains membres de l’industrie de la pêche ont fait part de différences de prix assez considérables avec leurs homonymes, comme entre les prix payés aux pêcheurs du nord-est du Nouveau-Brunswick et ceux payés aux pêcheurs de la Gaspésie et des Îles de-la-Madeleine.

LA UNE : Certaines usines de transformation semblent réfléchir à l’idée d’imposer des quotas d’achat aux pêcheurs. PHOTO : RADIO-CANADA

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