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Publié le 22 juin 2020 | par Radio-Canada

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Des conditions dangereuses pour se rendre aux Îles, dénoncent les élus


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À la suite d’un accident de la route au Nouveau-Brunswick, les élus des Îles-de-la-Madeleine dénoncent les conditions dangereuses auxquelles les Québécois qui veulent se rendre sur l’archipel doivent faire face.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, et son maire, Jonathan Lapierre, affirment qu’en raison des mesures imposées par le Nouveau-Brunswick pour limiter la propagation de la COVID-19, les gens doivent traverser la province de nuit, et leur voyage est rallongé en raison de l’attente à la frontière.

Joël Arseneau ajoute qu’une collision survenue entre un automobiliste et un orignal samedi soir sur l’autoroute Transcanadienne au Nouveau-Brunswick montre le danger qui persiste pour les gens qui veulent se rendre aux Îles-de-la-Madeleine.

[Les autorités du Nouveau-Brunswick] ne laissent pas passer le point de contrôle avant la soirée pour être bien certain que vous fassiez la conduite de nuit avec les risques que ça comporte, que ce soit les animaux qui traversent la route ou bien que les gens sont partis de Montréal dans la journée et qui ont déjà sept ou huit heures de route dans le corps.

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Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine, en conférence de presse à l’Assemblée nationale (archives) PHOTO : RADIO-CANADA / DANIEL COULOMBE

Le maire Jonathan Lapierre soulève les mêmes inquiétudes.

«Puisque la majeure partie de cette route-là traverse la forêt, ça peut être dangereux de croiser des orignaux et l’accident de ce week-end montre à quel point ça peut être dangereux.» – Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine

Joël Arseneau soutient aussi avoir reçu des témoignages de citoyens faisant état de tensions vécues pendant leur voyage.

Il y a des gens qui se sont fait interpeller, presque intimidés parce qu’ils venaient du Québec. Il y a un climat de suspicion. Il y a aussi des gens qui sont sortis de l’autoroute pour aller se cacher comme des réfugiés illégaux pour dormir une heure ou deux.

Une entente pour la sécurité des voyageurs

Joël Arseneau presse le gouvernement de s’entendre avec le Nouveau-Brunswick rapidement pour mettre en place des conditions sécuritaires et accueillantes pour les personnes qui veulent traverser leur province. Il souhaite que ce problème soit réglé rapidement, avant que l’achalandage devienne encore plus important et accentue le problème.

Il faut que le premier ministre Legault se saisisse de ce dossier-là et négocie avec son vis-à-vis pour un corridor de passage à travers le Nouveau-Brunswick qui soit sécuritaire. Ça veut dire pouvoir passer une nuit au Nouveau-Brunswick. Des hôtels sont prêts à accueillir les Québécois.

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De nombreux voyageurs doivent traverser le Nouveau-Brunswick de nuit pour se rendre aux Îles-de-la-Madeleine (archives). PHOTO : RADIO-CANADA

Le maire Jonathan Lapierre demande aussi de rendre la route Transcanadienne facilement accessible pour tous. Il estime que les nombreuses consignes imposées aux gens qui veulent traverser le Nouveau-Brunswick pourraient nuire au tourisme sur l’archipel.

Venir aux Îles à l’habitude demande déjà une planification en raison de la distance, du fait qu’il y a un bateau à prendre, il faut faire les réservations. Cette année, on vient augmenter l’ampleur du défi. Il risque d’avoir des dommages extrêmement importants à l’industrie touristique. Il y a des gens qui ont annulé carrément leurs vacances parce que ça devenait trop compliqué, dit-il.

LA UNE :  Au début du mois de juin, le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard a donné son accord concernant le passage des touristes québécois vers le port de Souris pour y prendre le traversier vers les Îles-de-la-Madeleine (archives). PHOTO : RADIO-CANADA / JEAN-FRANÇOIS DESCHÊNES





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