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Publié le 23 juin 2020 | par Radio-Canada

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Les conditions de déplacement jusqu’aux Îles dénoncées après un accident


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Les conditions de déplacement imposées aux Québécois circulant au Nouveau-Brunswick font craindre une augmentation des risques d’accidents de la route.

Les Québécois peuvent se rendre aux Îles-de-la-Madeleine ou en revenir en passant par les Maritimes, mais les autorités néo-brunswickoises et prince-édouardiennes leur interdisent de s’arrêter pour la nuit en cours de route.


Un trajet de 12 h depuis Montréal

Le trajet en voiture de Montréal jusqu’au traversier de Souris, à l’Île-du-Prince-Édouard, est d’une durée de 12 h. Ce traversier quitte le port pour les Îles-de-la-Madeleine tous les jours à 14 h pendant le mois de juin. Des Montréalais devraient donc quitter leur domicile à 2 h pour se rendre à destination, sans compter le temps d’attente à la frontière, qui a atteint 3 h vendredi dernier. Par ailleurs, selon plusieurs témoignages, des agents aux postes frontaliers auraient refusé des voyageurs qui souhaitaient passer la frontière plus de 16 h avant le départ du traversier.


Une automobile dans laquelle se trouvaient trois adultes est entrée en collision avec un orignal près de Hanwell, non loin de Fredericton, samedi soir, indique la Gendarmerie royale du Canada. Deux personnes à bord ont subi des blessures graves et ont été transportées à l’hôpital.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, dit avoir appris la nouvelle par des amis de la famille. Ils sont hors de danger, mais dans les premières heures, nous n’avions aucune idée de la gravité des blessures, explique-t-il au sujet de l’état des passagers du véhicule.

Le député s’est dit sous le choc, la saison touristique étant à peine commencée. «On sait que les conditions ne sont pas sécuritaires, on oblige les gens à prendre la route essentiellement la nuit. On refoule des gens aux contrôles de la frontière du Nouveau-Brunswick en leur demandant de venir plutôt se présenter vers 20 h, 21 h, 22 h. Ce qui oblige à une conduite de nuit,» ajoute le député.

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Joël Arseneau, député des îles-de-la-Madeleine. PHOTO : RADIO-CANADA / DANIEL COULOMBE

Joël Arseneau appelle les deux gouvernements à négocier une entente pour assurer la sécurité des Néo-Brunswickois, mais également pour les Québécois qui se déplacent.

Le maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, réclame lui aussi, pour les Québécois, l’autorisation de s’arrêter pour la nuit le long de la Transcanadienne au Nouveau-Brunswick.

On rappelle quand même que cette route-là entre le Québec et les Îles-de-la-Madeleine, qui traverse le Nouveau-Brunswick et une bonne partie de l’Île-du-Prince-Édouard, est normalement une route sécuritaire, mais la faire de nuit avec une pareille grande distance à parcourir, augmente le risque, souligne Jonathan Lapierre en entrevue à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.

C’est pour cela qu’on demande au gouvernement du Nouveau-Brunswick d’entendre raison et de permettre aux gens de non pas se promener un peu partout dans la province et de faire du tourisme, simplement traverser la Transcanadienne, qui en grande partie traverse la forêt, le bois, et être en mesure au minimum d’arrêter dans certains hôtels pour dormir une nuit, ajoute-t-il.

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Le maire de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, réclame pour les touristes québécois circulant au Nouveau-Brunswick l’autorisation de s’y arrêter pour la nuit. PHOTO : RADIO-CANADA / WILLIAM BASTILLE-DENIS

Le maire Lapierre dit comprendre la volonté des gouvernements provinciaux de protéger la population de la COVID-19. Il propose un compromis pour que les voyageurs québécois puissent s’arrêter pour la nuit dans les Maritimes.

On est capable de le faire en respectant des mesures, des règles sanitaires, des règles de distanciation, par exemple, et on est capable de s’entendre avec des gouvernements qui sont nos voisins dans les faits pour respecter un certain nombre d’éléments, affirme Jonathan Lapierre.

Le maire dit avoir envoyé des lettres au premier ministre du Nouveau-Brunswick pour lui faire part de ses préoccupations et qu’il n’a pas encore obtenu une réponse.

On espère évidemment qu’au cours des prochains jours il y aura une meilleure ouverture du gouvernement du Nouveau-Brunswick qui permettrait aux gens qui souhaitent avoir accès aux Îles de venir aux Îles. Il en va du droit et du privilège d’utiliser la route, mais aussi de notre saison touristique qui est le deuxième moteur économique ici du côté des Îles-de-la-Madeleine, conclut Jonathan Lapierre.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick n’a pas répondu aux demandes de commentaires de Radio-Canada, lundi.

LA UNE : Les autorités au Nouveau-Brunswick demandent aux touristes québécois en route vers les Îles-de-la-Madeleine de ne pas s’arrêter dans la province pour y passer la nuit. Ci-dessus, les environs de la frontière du Nouveau-Brunswick et du Québec sur la Transcanadienne près d’Edmundston. PHOTO : RADIO-CANADA / BERNARD LEBEL





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