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Publié le 23 juin 2020 | par Radio-Canada

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Pas de trace de COVID-19 dans le homard canadien : la Chine exige des attestations


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Une demande des importateurs chinois de homard inquiète les exportateurs canadiens, particulièrement de la Nouvelle-Écosse. La Chine demande qu’ils assument la responsabilité de toute contamination par la COVID-19 en lien avec leur produit, une signature qui pourrait être lourde de conséquences.

Les clients chinois demandent à ce que les exportateurs assurent que leur homard est exempt du virus et qu’ils assument la responsabilité si une éclosion est détectée en Chine.

Cette demande inquiète plusieurs exportateurs. C’est le cas de Osborne Burke, de Victoria Co-op Fisheries au Cap Breton. Il est aussi le président de l’Alliance des fruits de mer de la Nouvelle-Écosse. Il affirme ne pas avoir recommandé à ses membres de signer ce formulaire.

Nous aurions des inquiétudes en raison de la possibilité d’être rendus responsables en vertu des règles et règlements chinois, ce qui est effrayant dans le meilleur des cas, a-t-il déclaré.

Osborne Burke s’inquiète que les exportateurs soient tenus responsables des produits acheminés en Chine, même s’ils n’ont aucun contrôle sur les produits, sur qui les manipule et sur comment ils les manipulent après que ceux-ci aient quitté le Canada.

Le fédéral reste neutre

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a contacté Affaires Mondiales Canada vendredi dernier pour avoir des conseils.

En 2019, les ventes de homard vivant du Canada à la Chine valaient à elles seules 457 millions de dollars, la plupart provenant de la Nouvelle-Écosse. Puisque la province est un joueur important dans l’exportation de homard canadien vers la Chine, il n’est pas surprenant qu’elle se sente concernée par le dossier.

Toutefois, Affaires Mondiales a préféré ne pas se prononcer sur la chose. Dans un échange de courriel entre un fonctionnaire provincial et Callie Stewart, une représentante d’Affaires Mondiales Canada, obtenu par CBC News, on peut voir que le ministère fédéral ne veut pas se mêler au dossier et préfère laisser à l’industrie le soin de décider elle-même de ce qu’elle fera.

C’est l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui est le chef de file du gouvernement du Canada dans ce dossier. L’Agence a laissé à la discrétion des associations et exportateurs le soin de décider de signer ou non les formulaires de responsabilité.

L’échange de courriel confirme toutefois que certaines associations les ont déjà signés.

Dans une déclaration écrite, l’Agence a confirmé que la signature de ce formulaire est laissée à la discrétion des exportateurs et / ou des intervenants canadiens.

LA UNE : Les clients chinois demandent aux exportateurs de signer un formulaire de responsabilité. PHOTO : RADIO-CANADA / KASSANDRA NADEAU-LAMARCHE





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