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Publié le 20 avril 2021 | par Radio-Canada

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Mauvaises nouvelles pour les pêcheurs de maquereaux


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On pêche le maquereau à quai, pour le transformer en appât et aussi pour le vendre. Même si la pêche est en constante diminution, elle reste encore trop importante pour permettre aux stocks existants de se rétablir.

Les stocks de maquereaux sont considérés par Pêches et Océans Canada comme étant dans la zone critique depuis 2011. Dix ans plus tard, la situation ne s’est pas améliorée. Au contraire.

La biomasse de reproducteurs, déjà à son plus bas niveau selon les relevés scientifiques de 2019, continue de s’abaisser. Elle vient d’atteindre en 2021 un nouveau plancher historique.

«La biomasse des reproducteurs est au plus faible niveau estimé dans la série temporelle.» – Une citation de :Andrew Smith, biologiste de Pêches et Océans Canada à l’Institut Maurice-Lamontagne

En 2019, le biologiste de Pêches et Océans Canada à l’Institut Maurice-Lamontagne, Andrew Smith, estimait que même si la pêche était suspendue, la probabilité que les stocks puissent se reconstituer et sortir de la zone critique serait, en 2021, de 68 %.

Pêches et Océans a alors réduit le taux admissible des captures de 20 % pour l’établir à 8000 tonnes.

Deux ans plus tard, le chercheur estime que la probabilité que la biomasse reproductrice sorte de la zone critique d’ici 2023 serait de 58 % si la pêche s’arrêtait. Cette probabilité baisse à 29 % si le taux admissible des captures (TAC) était de 10 000 tonnes.

Andrew Smith précise qu’il est difficile de comparer les évaluations entre elles puisque les valeurs changent avec la mise à jour des données, mais, dit-il les tendances concordent avec ce qu’on avait prédit la dernière fois.

Un plan de rétablissement

Selon le Plan de rétablissement du maquereau de l’Atlantique, il faudrait plus de dix ans et aucune pêche commerciale pour que le stock actuel puisse se rétablir.

«La surexploitation de l’espèce et les conditions environnementales ne donnent pas beaucoup d’espoir pour le court terme.» – Une citation de :Extrait du Plan de rétablissement du maquereau de l’Atlantique , Pêches et Océans Canada, 2020

À brève échéance, l’objectif du plan de rétablissement est de réduire la probabilité d’une diminution de la biomasse des reproducteurs.

Pour ce faire, la taille minimale des poissons pêchés a été augmentée. La surveillance de la pêche commerciale et de la pêche pour appât a été accrue.

Pêches et Océans Canada envisage aussi de réglementer la pêche récréative en limitant les prises quotidiennes à 20 maquereaux. Il n’existe actuellement aucune limite de prises.

Le ministère pourrait aussi fermer la pêche de poisson-appât une fois la pêche commerciale terminée.

Certains facteurs d’incertitudes empêchent les scientifiques d’avoir une vue exacte de l’ampleur des mortalités. C’est le cas notamment des prises hivernales effectuées par la flottille américaine, les prises pour appâts et la pêche récréative.

Un groupe de travail sur le maquereau qui regroupe des Canadiens et des membres de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a donc été créé pour faire le point. Des projets pour mieux connaître la génétique des stocks qui fréquentent les eaux américaines et les eaux canadiennes sont en cours.

Le taux admissible des captures de maquereaux pour la prochaine année devrait être connu au cours des prochaines semaines.





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