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Publié le 11 septembre 2021 | par Webmestre

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Diane Lebouthillier se défend d’avoir poussé pour la nomination d’un juge


PAR : Simon Carmichael, Initiative de journalisme local / Le Soleil


La ministre libérale sortante Diane Lebouthillier se défend d’avoir poussé la nomination du juge Damien St-Onge à la Cour supérieure, alors que ce dernier était lié à l’un de ses contributeurs. Dans une déclaration, la ministre dit «n’avoir aucun lien particulier avec cette personne, que ce soit au plan professionnel ou autre».

Vendredi matin, Le Journal de Québec révélait que Mme Lebouthillier avait «beaucoup insisté» sur la candidature du juge Damien St-Onge, l’associé d’un contributeur et organisateur de la campagne libérale de 2015 dans Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Le juge St-Onge a été nommé à la Cour supérieure en mars 2019.

Dans une brève déclaration émise par son équipe en fin d’après-midi, la ministre affirme «la personne dont il est question n’était pas impliquée, et n’était pas un organisateur, dans aucune de mes campagnes, incluant celle de 2015. Je n’ai pas de lien particulier avec cette personne, que ce soit au plan professionnel ou autre.»

Un porte-parole du Parti libéral du Canada ajoute que «c’est le gouvernement libéral qui a réformé le processus de nomination, qui est maintenant plus transparent, et qui a permis de nommer près de 400 juges depuis 2015 sur la base de leurs compétences professionnelles» et que «la décision de recommander un candidat relève du ministre de la Justice et ses recommandations sont faites exclusivement sur la base du mérite.»

Dans un document éminent du cabinet du ministre de la Justice obtenu par le média, on peut lire que «l’associé de Damien St-Onge, William Assel, est un contributeur et organisateur de la campagne de Diane Lebouthillier en 2015.» Ce dernier aurait «incité cette dernière à se manifester en faveur de Damien St-Onge». Diane Lebouthillier aurait «beaucoup insisté sur cette candidature», malgré des recommandations plus favorables envers une autre candidature.

Même s’il ne s’agit pas d’un geste illégal, le candidat bloquiste dans Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine dit avoir «un sentiment de honte» lié aux allégations contre la ministre sortante. «On voit que les vieilles habitudes ressortent. Elle parle sans cesse de l’importance d’être au pouvoir, à la table des décisions. Et bien, ç’a l’air qu’être à la table, ça ne permet pas de faire avancer des dossiers à cause des haut fonctionnaires, mais ça permet de sauter par dessus eux quand c’est le temps de nommer un juge», s’indigne le candidat.

L’équipe de Diane Lebouthillier a préféré ne pas émettre d’autres commentaires à ce sujet et a refusé notre demande d’entrevue.


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