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Publié le 7 septembre 2021 | par Radio-Canada

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Les Îles de la Madeleine alimentées en hydroélectricité en 2027


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Hydro-Québec privilégie l’installation de câbles sous-marins pour raccorder l’archipel madelinot au réseau hydroélectrique continental. La transition énergétique est toutefois retardée de deux ans.

Après l’analyse de six options énergétique qui ont permis de comparer 17 scénarios d’approvisionnement distincts, la société d’État confirme qu’elle mettra en place deux câbles sous-marins de 225 kilomètres entre les postes de Percé et de Cap-aux-Meules.

Selon Hydro-Québec, l’option est la mieux adaptée sur les plans environnemental, social, économique de même que pour assurer la fiabilité de l’approvisionnement.

Le raccordement au réseau hydroélectrique permettra de réduire de 94,5 % les émissions de gaz à effet de serre, puisque l’archipel madelinot est actuellement alimenté en électricité par une centrale thermique au mazout.

Le câble, du point de vue de la réduction des GES (gaz à effet de serre), était le numéro un parmi toutes les solutions, mais aussi du point de vue de l’acceptabilité sociale avec un appui de 76 % [de la population]souligne le vice-président directeur du volet Distribution, approvisionnement et services partagés d’Hydro-Québec, Éric Fillion.

C’est une réduction entre 120 000 et 130 000 tonnes de gaz à effet de serre par année, précise le ministre québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien qui est également ministre responsable de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. C’est comme si on convertissait 30 000 véhicules à l’essence à l’électricité d’un seul coup.

«C’est une nouvelle fantastique pour l’environnement.» – Une citation de :Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles

Sur une période de 40 ans, l’installation de câbles sous-marins représente des économies de 300 millions de dollars par rapport au maintien de la centrale thermique, selon Hydro-Québec. Ils permettront d’accéder à une puissance de 80 mégawatts, alors que la puissance de la centrale thermique est limitée à 67 mégawatts.

Les études préliminaires de 2018 laissaient entrevoir une facture d’au moins 700 millions de dollars pour le projet de câbles sous-marins, mais Hydro-Québec confirme déjà que les coûts seront plus élevés, sans toutefois être en mesure de préciser la somme.

Les coûts exacts et le calendrier des opérations seront connus au premier trimestre de 2023, affirme Éric Fillion.

Des consultations auront lieu au cours des prochains mois auprès des communautés autochtones, des pêcheurs et des intervenants touchés dans les provinces maritimes.

Report de deux ans et maintien de la centrale

La société d’État, qui avait d’abord annoncé la transition énergétique des Îles d’ici 2025, repousse toutefois l’échéancier de deux ans en raison de la découverte de nouveaux défis techniques  du projet et de certaines contraintes liées à la pandémie.

La centrale thermique sera maintenue en fonction au-delà de 2027, non seulement pour assurer l’approvisionnement en électricité lors de l’entretien des câbles sous-marins ou en cas de bris, mais aussi lors des périodes de pointe de consommation hivernale.

Hydro-Québec s’engage aussi à conserver les 82 emplois liés à la centrale, mais souligne que certains employés devront être réaffectés à de nouvelles tâches.

 

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La centrale thermique sera maintenue en fonction au-delà de 2027 (archives). PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE

La transition énergétique pourrait être synonyme d’une hausse de tarif pour certains, car la moitié des foyers madelinots disposent actuellement d’un système de chauffage au mazout ou au propane subventionné par le Programme d’utilisation efficace de l’énergie (PUEÉ).

À partir de la mise en service des câbles sous-marins, ce programme sera progressivement délaissé au cours d’une transition de cinq ans pour ajuster le tarif électrique à celui payé par les utilisateurs du réseau hydroélectrique. Une fois la transition énergétique réalisée, les Madelinots deviendront également admissibles à programmes d’efficacité énergétique dont ils ne peuvent bénéficier actuellement.

Hydro-Québec précise également que l’installation des câbles sous-marins électriques vient d’emblée avec l’installation d’un câble optique et que de l’espace serait disponible pour ajouter d’autres liens de télécommunication.

Les deux câbles de télécommunication en place ont fait défaut lors d’une tempête en novembre 2018 et ne sont plus assurables en raison de leur état de désuétude.

Plus de détails à venir…

LA UNE : La centrale thermique au mazout de Cap-aux-Meules génère plus de 125 000 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par année. Cela représente 40% des émissions directes de GES d’Hydro-Québec en 2019 (archives). PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE

PAR : Isabelle Larose





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