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Publié le 24 octobre 2021 | par Le Soleil

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Les Gaspésiens et Madelinots moins affectés par la pandémie, selon la santé publique


Un article original de

La pandémie a moins durement frappé les habitants de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine que ceux du reste du Québec, selon une étude dévoilée par la santé publique régionale. Autant sur le plan du travail, de la vie sociale ou des finances, les Gaspésiens et Madelinots ont moins souffert des impacts des mesures sanitaires.

Après de longs mois de confinements et de restrictions sanitaires, les Gaspésiens et Madelinots semblent mieux s’en sortir que les habitants du reste de la province, selon l’analyse que fait la Direction de santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine du volet COVID-19 de l’Enquête québécoise sur la santé de la population 2020-2021.

Sur tous les aspects sondés, du travail à l’isolement et la solitude, la région de l’Est fait meilleure figure que le reste du Québec. À noter que la COVID-19 a été moins présente dans la région qu’à l’échelle de la province. Quelque 2,4 % de Gaspésiens et Madelinots l’ont contracté, alors que 5% de la population québécoise a été atteinte par le virus.

Alors que plus du quart (26,3 %) des Québécois ont dû s’isoler ou se placer en quarantaine volontaire depuis l’arrivée du coronavirus, quelque 17,9 % des résidents de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine ont dû le faire, surtout en raison de contacts étroits avec une personne ayant reçu un diagnostic positif.

Malgré des répercussions moins importantes liées à la COVID-19, les Gaspésiens et Madelinots ont été aussi inquiets par rapport à la pandémie que le reste des Québécois. Quelque 71 % de ceux-ci disent s’être inquiétés pour la santé d’un proche à risque, alors que la moyenne provinciale est de 73,1 %, une différence loin d’être significative. Même situation pour l’inquiétude liée à la santé de proches non à risque ou la santé personnelle du répondant, où les réponses des résidents de la région diffèrent peu de celles des autres québécois.

Les Gaspésiens et Madelinots se sont cependant significativement moins inquiétés de la conciliation de garde des enfants, scolarité et travail. De façon générale, ces derniers ont vécu moins de solitude que le reste des Québécois.

Comme dans l’ensemble du Québec, trois groupes ont été davantage touchés par les effets de la crise sanitaire selon le rapport. Les femmes, les personnes âgées de 15 à 44 ans et celles se percevant pauvres ont été plus durement frappées.

Moins de répercussions économiques

Malgré une économie fortement dépendante des revenus touristiques et intimement liés aux secteurs de l’usinage et de la transformation, les Gaspésiens et Madelinots ont vu leur vie professionnelle être moins chamboulée par la COVID-19 que la moyenne québécoise. Tandis que 26,7 % des Québécois ont subi une perte d’emploi, 15 % des travailleurs gaspésiens et madelinots ont dû se trouver un nouveau travail.

De façon générale, le télétravail a été moins présent dans la péninsule et aux Îles que dans le reste de la province, alors que 18,2 % des résidents de la région ont travaillé de la maison, contre 24,7 % à l’échelle provinciale.

Bien qu’élevée, la proportion de la population de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine qui a vécu «des répercussions sur la capacité à respecter les obligations financières ou à répondre aux besoins essentiels» est en deçà de la moyenne québécoise, avec 20,5 % contre 25,7 %.

Des habitudes de vie chamboulées

Les nombreux confinements et les restrictions sanitaires ont chamboulé le quotidien de tous les Québécois. À l’échelle de la province, plus de trois répondants sur quatre (76,6 %) ont vécu une baisse de satisfaction à l’égard de leur vie sociale. En Gaspésie et aux Îles, c’est plutôt deux répondants sur trois (67%) qui rapportent cette réalité.

Comparativement au reste du Québec, les répercussions de la pandémie sur les habitudes de vie des Gaspésiens et Madelinots ont été moins néfastes. Alors que 14,2 % des répondants disent avoir augmenté leur consommation d’alcool, 7,3 % des résidents de la région font le même constat. Malgré une baisse de 34,6 % de l’activité physique, la région fait meilleure figure que la moyenne provinciale de 44,7 %.

L’Enquête québécoise sur la santé de la population 2020-2021 a été réalisée entre le 2 novembre 2020 et le 28 avril 2021 auprès d’un échantillon de 7275 personnes de 15 ans et plus au Québec et de 423 personnes en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

PAR Simon Carmichael

LA UNE : Intimement liée à des secteurs plus industriels, où le télétravail est moins accessible, la Gaspésie et les Îles rapportent moins d’impacts économique de la pandémie que le reste du Québec.





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