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Publié le 8 janvier 2022 | par Radio-Canada

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Covid-19 : cinq jours d’isolement, c’est bien, mais dix jours, c’est mieux!


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Les personnes contaminées par le virus de la COVID-19, qui sont en mesure de le faire, devraient tout de même respecter un isolement de 10 jours, selon la santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Si Québec recommande aux gens contaminés par le virus de la COVID-19 de s’isoler cinq jours, le directeur de santé publique de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Yv Bonnier-Viger, rappelle qu’une période d’isolement de dix jours reste de loin préférable pour arrêter le cycle de transmission de la maladie.

Il demande d’ailleurs au personnel du CISSS de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine de rester isolé dix jours, quand c’est possible de le faire.

Le Dr Yves Bonnier-Viger observe qu’une période réduite d’isolement est un compromis pour assurer les services essentiels. En raison de la contagiosité accrue d’Omicron, la capacité de tester a été dépassée. Il a fallu faire des choix, s’isoler dix jours risquait de mettre en péril le fonctionnement même de la société , explique le médecin.

Toutefois, tous n’ont donc pas terminé leur période de contagion après cinq jours. La stratégie du gouvernement implique que la contagion se répande afin de préserver des services jugés essentiels.

La période de contagion peut s’étendre sur 10, voire 14 jours. Par contre, on sait qu’avec Omicron, 90 % des gens environ ne seront plus contagieux après cinq jours, mais il va en rester 10 % quand même , nuance le médecin.

Avant de sortir d’un isolement de cinq jours après avoir été contaminé par le virus :

  • La personne doit avoir déjà reçu deux doses de vaccin;
  • Les symptômes sont presque disparus;
  • La fièvre a disparu.

Les personnes qui sortent de leur quarantaine après cinq jours devraient porter le masque et respecter la distanciation, ajoute le Dr Bonnier-Viger.

Toujours une centaine de cas par jour

Québec a aussi annoncé cette semaine que seule une clientèle très ciblée, comme les travailleurs de la santé ou les personnes hospitalisées, pourra subir un test test d’amplification en chaîne par polymérase.

Le médecin admet que la santé publique ne peut plus suivre le parcours du virus. Le nombre de cas répertorié, 106 cas, vendredi, n’est plus une mesure qui permet d’évaluer correctement la propagation du virus.

Il revient donc à chacun d’assumer sa part de responsabilité, affirme le directeur régional de santé publique.

C’est le nombre d’hospitalisations qui servira de guide à la santé publique sur la contamination globale. Selon les analyses les plus récentes, 1 % des gens infectés par le variant Omicron auront besoin de soins hospitaliers.

Dans son bilan quotidien de COVID-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie faisait état, vendredi, d’une nouvelle hospitalisation, pour un total de deux sur le territoire. Selon l’INSPQ, ces deux patients ne sont pas aux soins intensifs.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux indique qu’il y a présentement 776 cas actifs dans la région.

Aucun nouveau décès n’est constaté sur le territoire, malgré le nombre de nouveaux cas du jour qui se trouve toujours au-dessus de la centaine.

Par ailleurs, le taux de positivité en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, soit le pourcentage de gens qui ont reçu un résultat de test test d’amplification en chaîne par polymérase positif, se situait à 15,4 %, le 5 janvier.

Contamination communautaire

La poussée de la contagion portée par Omicron devrait s’atténuer dans les prochains mois avec la vaccination de la troisième dose et la contamination communautaire.

Bien que plusieurs espèrent que cette immunité collective puisse signifier la fin de la pandémie, rien n’est moins certain.

L’évolution du virus reste une grande inconnue et il n’est pas impossible qu’un nouveau variant surgisse. Il n’est pas dit, commente le Dr Bonnier-Viger, que l’immunité développée contre Omicron va fonctionner contre ce nouveau variant. 

Toutefois, chaque variant permet de développer une immunité croisée. Plus on construit de l’immunité contre le coronavirus en général, plus on va être en mesure de résister aux autres variants qui vont apparaître. D’ici quelques années, les attaques de coronavirus de ce type vont faire beaucoup moins de dommages qu’ils en ont faits jusqu’ici. 

« On joue tous aux apprentis sorciers. On espère que la combinaison des réflexions sera la bonne.  » — Une citation de  Yv Bonnier-Viger, directeur de santé publique de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Pour le spécialiste en santé publique, la lutte contre la COVID-19, est un apprentissage communautaire important puisque d’autres pandémies sont à prévoir. Le SRAS-CoV-2 est un virus qui étonne par sa créativité et son imprévisibilité. De même, ajoute le Dr Bonnier-Viger, la réaction des populations devant la pandémie peut aussi être une leçon.

LA UNE : Il faudra désormais s’isoler pendant seulement cinq jours, et non plus dix, si on contracte la COVID-19. PHOTO : YOUTUBE/MSSS





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