Acadie «Moi c’est vraiment un plaisir, le social de la chose puis profiter du beau temps», explique Bertin Haché, à gauche sur la photo. - Gracieuseté

Publié le 23 avril 2022 | par acadienouvelle

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Arrivée du printemps, arrivée des vélos!


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Une hirondelle ne fait peut-être pas le printemps, mais lorsqu’on aperçoit le va-et-vient de plus en plus fréquent des cyclistes dans les rues et les sentiers, on sait que le beau temps est dans l’air.

Ce beau temps, qui parfois se fait désirer, contribue certainement au bonheur des cyclistes qui seront de plus en plus nombreux à enfourcher leur vélo au cours des prochains jours et semaines.

C’est le cas de Daniel Doiron, de Dieppe, pour qui l’activité peut être pratiquée de façon récréationnelle ou très sérieuse, selon ses choix.

«Ce que j’aime de ce sport-là, c’est qu’une personne compétitive peut être avec quelqu’un de récréationnel puis tout le monde a quand même du plaisir en partageant une activité commune», dit-il.

Daniel Doiron, à droite sur la photo, lors d’une sortie en famille. - Gracieuseté

Daniel Doiron, à droite sur la photo, lors d’une sortie en famille. – Gracieuseté

«Personnellement, j’ai eu un BMX quand j’étais très jeune, mais mon premier vélo plus sérieux, c’était vers l’âge de 13 ans, quand j’ai acheté mon premier vélo de montagne. Là, je sortais vraiment tout seul, pour le plaisir», explique le cycliste.

Plus tard, lorsqu’il a fréquenté la polyvalente et l’université, Daniel Doiron a exploré le vélo de route pendant quelques années.

«Depuis que les gens sont beaucoup sur leur téléphone, j’ai vendu mon vélo de route. C’est trop risqué», confie-t-il.

Depuis ce temps, il fait beaucoup de cyclo-cross et gravier. Ce type de vélo permet d’explorer différentes sortes de pistes. Par exemple, celles du parc national Kouchibouguac, la Véloroute de la Péninsule acadienne, ainsi que le parc linéaire interprovincial Petit Témis qui part d’Edmundston et se rend au Québec.

«On explore beaucoup. On fait ça en famille», explique le mordu de vélo.

«On aime aussi le vélo de montagne. Ma fille a 11 ans, mon fils a 14 ans, ma femme et moi, on a tous des vélos. On est tous à des niveaux différents. On peut être ensemble, à différents moments, pour faire différentes activités. On peut être sur une piste cyclable, sur l’asphalte, dans les montagnes, dans les roches, la terre, n’importe où en train d’explorer ou pousser ses limites», explique Daniel Doiron.

L’amateur de plein air aime beaucoup le réseau de pistes du Madawaska pour le vélo de montagne.

«Il y a aussi le parc Fundy», ajoute-t-il.

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Daniel Doiron, à droite sur la photo, lors d’une sortie automnale en famille. – Gracieuseté

Bertin Haché

Bertin Haché utilise un fatbike d’hiver durant la saison morte mais ce n’est pas le seul vélo qu’il possède.

«J’ai un vélo stationnaire avec une station virtuelle. Tous les mordus de vélo ont un set up de vélo virtuel», tranche-t-il. Le cycliste installe son équipement dans son sous-sol.

Selon lui, ces systèmes sont devenus vraiment sophistiqués.

«Je roule mon vélo sur une station virtuelle et puis j’ai une télévision devant moi que je branche à mon téléphone ou une application. Si je roule sur un chemin de terre uni (selon l’image), je sens les vibrations de mon vélo», explique-t-il.

Bertin Haché est bien installé pour pédaler, même dans son sous-sol. - Gracieuseté

Bertin Haché est bien installé pour pédaler, même dans son sous-sol. – Gracieuseté

En jasant, les bons souvenirs refont surface.

«Je me souviens, j’avais 14-15 ans, je faisais Lamèque-Shippagan, Lamèque-Tracadie plusieurs fois par semaine. Même qu’à un moment donné, j’étais partie avec un ami. On avait fait Lamèque-Bathurst avec tout notre équipement de camping pour cinq jours.»

Il s’est intéressé par la suite au vélo de montagne avec un groupe de Caraquet. Quelques années plus tard, il s’est tourné vers le vélo de route.

«J’adore la route, dit-il. Faire de la route sur l’asphalte, c’est une autre sensation, un sentiment de liberté, exprime M. Haché. Quand tu roules, tu vois les choses, tu sens les choses. Tu as une proximité avec les éléments. Tu vas voir des animaux. Au mois d’août, dans les grosses chaleurs, tu vas sentir les bleuets.»

Il prévoyait sortir son vélo de sa station virtuelle dans les prochains jours. «Je vais faire un peu de route autour de chez nous, à Dieppe et Memramcook. Ce ne sera pas des longs trajets, soit 25 à 30 kilomètres, admet-il. J’aime faire des longues distances, mais je ne veux pas performer. Moi c’est vraiment un plaisir, le social de la chose puis profiter du beau temps», explique Bertin Haché.

«C’est sûr que je suis en conflit d’intérêt, je viens de Lamèque. Mais le tour de l’île (Lamèque), en passant par Miscou, tu passes le long des caps à Cap-Bateau et Pigeon-Hill et revenir par Petite-Rivière, c’est de toute beauté, dit-il. Se rendre au phare à Miscou, c’est quelque chose de magique. Tu reviens et tu as la baie des Chaleurs en pleine face.»

«Je peux aussi te parler de la Véloroute. Ce sont des sentiers spectaculaires. C’est tellement agréable. Il n’y a pas de voitures, pas de danger, pas de bruit. C’est absolument fantastique», mentionne M. Haché.

Les vélos électriques ont la cote

Les affaires vont bien chez les détaillants de vélos, surtout depuis les dernières années, et ça se poursuit encore cette saison.

«Depuis les trois dernières années, c’est beaucoup plus populaire, indique Roger Roy, propriétaire du Centre cyclisme et sport de Nigadoo. Il y a plusieurs facteurs, c’est sûr que la pandémie a donné un bon coup de pouce pour le monde qui se cherchait des choses à faire.»

Il mentionne que les vélos électriques sont très en demande.

«Je te dirais que toutes les catégories de vélos sont très populaires, mais les vélos électriques sont en train de prendre de l’ampleur. On vend un à deux vélos électriques par jour, tout le temps, tout le temps.»

Roger Roy a planifié ses achats en conséquence. Il a commandé des vélos en plein hiver pour les offrir en magasin cette saison.

Ce vélo de marque Cannondale peut servir à faire de la route ainsi que pour les sentiers de gravier. - Acadie Nouvelle: Mario Tardif

Ce vélo de marque Cannondale peut servir à faire de la route ainsi que pour les sentiers de gravier. – Acadie Nouvelle: Mario Tardif

«On en a en stock aussi parce qu’il y a toujours un problème d’approvisionnement. On est chanceux, j’en ai à peu près 125 en stock tout de suite, juste des vélos électriques», dit le commerçant.

«Il y a eu les fat bikes aussi durant l’hiver qui étaient populaires. Les vélos de gravelle prennent aussi de la popularité. Ça remplace un peu le vélo de route pour la personne qui veut de la vitesse, mais qui ne veut pas vraiment avoir des pneus trop durs sur lui, et qui peut faire des sentiers légers», explique le propriétaire.

Selon le commerçant, il y a toute une variété de vélos sur le marché avec des sous-catégories dans différents modèles.

«Dans les hybrides, tu as les hybrides de performance, les hybrides de confort, des hybrides juste normaux. Tu as beaucoup de catégories dans chaque catégorie», explique Roger Roy.

Les affaires vont bien chez les détaillants de vélo. - Acadie Nouvelle: Mario Tardif

Les affaires vont bien chez les détaillants de vélo. – Acadie Nouvelle: Mario Tardif

De son côté, Réal Jaillet, propriétaire de Fitworks Equipments à Dieppe sait déjà qu’il vendra beaucoup de vélos ce printemps.

«On se prépare pour une bonne saison. C’est super occupé déjà, même à la maintenance. Plus il y a de vélos sur le marché, plus il y a de services. Après trois jours de soleil, on le voit, tout le monde amène son vélo.»

Le propriétaire avoue que le vélo électrique représente une bonne partie de son marché.

«Il y a toujours des nouveaux modèles, mais là c’est plus difficile à cause du Covid. Tout est retardé», explique le commerçant.

Dans certains cas, l’incertitude règne quant à l’arrivée des commandes de vélos.

«C’est difficile à planifier. Avec tous les retards des manufactures et de l’expédition, comme n’importe quoi d’autre qui est commandé et qui vient autre que du Canada, c’est difficile à prévoir quand on va recevoir de quoi», avoue Réal Jaillet.

«On a du monde qui attend leur vélo depuis six mois, confie le commerçant. Nous autres ça fait deux ans, depuis que le Covid a commencé, que tout est en retard. Ils disent que ça va aller à une autre année, et même plus que ça, avant que ce soit à nouveau à jour.»

Les nouveautés

«Chaque année il y a des nouveautés. La technologie change, comme le changement de vitesse qui va devenir électronique avec des batteries, affirme Réal Jaillet. Le vélo électrique avec l’assistance électrique est vraiment super populaire aussi.»

«Il y a tout le temps de meilleures choses qui sort, des nouveaux modèles de casque, des nouveaux systèmes de pédales ou souliers. C’est incroyable la technologie de vélo. Ils sont toujours en train de travailler dessus, de changer», affirme l’homme d’affaires.

En magasin, on nous montre un vélo muni d’un feu arrière qui clignote lorsqu’il y a du mouvement à proximité, soit d’un véhicule ou autre. Un autre appareil à petit écran qu’on installe sur le guidon peut signaler la présence d’un véhicule à l’arrière.

 

LA UNE : «Moi c’est vraiment un plaisir, le social de la chose puis profiter du beau temps», explique Bertin Haché, à gauche sur la photo. – Gracieuseté





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