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Publié le 12 octobre 2016 | par Georges Gaudet

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Vu de sur mon «bessick»


Par un beau dimanche après-midi

*Qui a dit qu’il n’y avait rien d’intéressant à voir au Québec ? – certainement pas moi. Il suffit d’ouvrir les yeux.

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Le Québec est beau partout. De la basse Côte-Nord en passant par toutes les rives du fleuve côté nord et côté sud. De la majestueuse Gaspésie jusqu’aux frontières avec notre grand voisin du sud, du grand Nord jusqu’en Abitibi, des grandes villes comme Québec, Trois-Rivières et Montréal, jusque dans les plus petits villages des Laurentides, de la Montérégie ou du Saguenay-Lac Saint-Jean. Des Îles de la Madeleine à Anticosti, tout contribue à ébahir le regard pour qui s’y arrête et en toutes saisons.

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Quant à notre grand fleuve, le mot «majestueux» ne semble pas assez fort pour en décrire les beautés. Cela fait cinq années que je le parcours entre Montréal et les Îles de la Madeleine. Cinq années à m’emplir le regard de ce fleuve et à prier pour qu’on ne le massacre pas. Parfois, il ne suffit que de quelques photos, trop souvent infidèles aux beautés réelles qui nous entourent et quelques fois pas assez fidèles dans l’illustration des dangers qui menacent tant de beautés. Jamais rien n’est acquis en ce monde. Ma mère disait souvent : « Tout nous est prêté ». Comme elle disait vrai.

Dimanche dernier, le 9 octobre, une simple promenade de 40 km à bicyclette aura suffi pour me donner l’envie de partager avec vous quelques beautés de ce Québec que trop souvent, nous ne remarquons plus.

La menace

paysage-oct-2016-kathryn-spiritEn pause-repos dans un parc à Beauharnois, voilà qui a brisé toute cette harmonie. Il y a définitivement des hommes qui n’ont aucune conscience de l’importance du trésor fluvial dont nous sommes tous responsables. Un navire abandonné au quai de Beauharnois, le KATHRYN SPIRIT git sur son flanc depuis quelques années. Bourré de résidus polluants, il gîte de plus en plus vers le lac Saint-Louis et personne n’est capable d’attribuer une véritable responsabilité à cette catastrophe en devenir. En attendant, même après les démarches impatientes du maire de l’endroit, la garde côtière canadienne se contente de sporadiquement vérifier les câbles qui l’empêchent de chavirer et de vider autant que possible le contenu de cette épave abandonnée. Une semaine auparavant, un ouvrier s’est blessé gravement en glissant sur cette coque qui donne de la bande sérieusement. Il participait à une tentative de vider une partie des résidus polluants à l’intérieur de cette coquille rouillée en perdition, mais il y a encore plus inquiétant. Le partage des responsabilités d’un tel dégât ne fait pas l’unanimité, pas même de celui qui devrait disposer de l’épave pour s’en débarrasser proprement, avant que cette catastrophe prenne plus d’ampleur. Quant aux dommages punitifs, n’en parlant pas. Ainsi, c’est encore nous, les contribuables, qui paieront pour sauver les eaux de ce lac fluvial, si toutefois il n’est pas déjà trop tard.

…et dire qu’on nous garantit une sécurité totale quant à l’exploitation des hydrocarbures sur le fleuve, le long de ses berges et en tous ses endroits sensibles, là où la faune et la flore en alimentent la vie et les beautés.

VOUS Y CROYEZ…VOUS?

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À propos de l'auteur

Georges Gaudet

Chroniqueur indépendant, conférencier sur divers sujets, rédacteur de documents corporatifs, écrivain et artiste peintre quand il me reste du temps. Il tient un blog depuis des années intitulé Des mots, des bateaux et des pinceaux.



One Response to Vu de sur mon «bessick»

  1. Julien Landry a dit :

    Albert Einstein disait qu’il fallait être fou pour recommencer les mêmes erreurs en s’imaginant que le résultat pourrait être différent.
    Et pour répondre à votre question, bien sûr que je n’y crois pas et que non !

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