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Publié le 30 mars 2016 | par Radio-Canada

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Écrasement aux Îles-de-la-Madeleine : le Bureau de la sécurité des transports sur place


Pour en savoir plus

Les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) viennent d’arriver sur les lieux de l’écrasement d’avion aux Îles-de-la-Madeleine, au lendemain de l’accident qui a coûté la vie à sept personnes, dont l’analyste et commentateur politique Jean Lapierre.

L’équipe du BST est menée par l’enquêteur Mike Cunningham et est composée de cinq personnes.

Pour mieux comprendre les circonstances qui ont mené à l’écrasement de l’avion, les enquêteurs doivent identifier les composantes de l’aéronef et consulter les informations relatives à la maintenance de l’appareil et à la formation du pilote. Ils doivent aussi éplucher les données météorologiques.

Michel Turcotte, pilote

Michel Turcotte, pilote   PHOTO : RADIO-CANADA

L’équipe du BST a également l’intention de rencontrer différents témoins de l’écrasement afin d’obtenir leurs témoignages. Toutes les informations recueillies serviront à faire une analyse plus approfondie.

De leur côté, les enquêteurs de la Sûreté du Québec, arrivés un peu plus tôt en journée, tenteront de déterminer si des éléments criminels peuvent expliquer l’accident.

Rencontré aux Îles, le pilote Michel Turcotte, qui travaille pour Pascan Aviation, explique pourquoi sa compagnie avait pour sa part annulé ses vols vers les Îles-de-la-Madeleine.

« Il ventait jusqu’à 45 noeuds dans la journée, les nuages étaient bas et la visibilité était réduite. » – Michel Turcotte, pilote pour Pascan Aviation

Ce que l’on sait des pilotes

C’est le pilote Pascal Gosselin qui devait amener la famille Lapierre aux Îles-de-la-Madeleine. Il avait 2400 heures de vol derrière lui, ce qui fait de lui un pilote expérimenté. Comme il craignait des conditions difficiles, il a demandé à un ami et instructeur, Fabrice Labourel, de l’accompagner.

Le pilote Pascal Gosselin et l'instructeur Fabrice Labourel

Le pilote Pascal Gosselin et l’instructeur Fabrice Labourel

Pascal Gosselin était propriétaire de l’entreprise Aéro Teknik, installée à Saint-Hubert. L’entreprise est spécialisée en maintenance et entretien d’aéronefs, mais nulle part, sur leur site Internet, on n’offre de services de transports aériens.

On ignore si le pilote venait d’acheter ou de louer l’avion qui était immatriculé aux États-Unis. Les enquêteurs devront donc examiner plusieurs questions : la légalité du vol de mardi, le respect de l’appareil d’après les normes canadiennes, le registre d’entretien de l’avion et sa couverture d’assurances.

Lieu de l'écrasement de l'avion aux Îles-de-la-Madeleine

Lieu de l’écrasement de l’avion aux Îles-de-la-Madeleine   PHOTO : ICI RADIO-CANADA

D’autres collaborations à prévoir

La porte-parole de la Sûreté du Québec Ingrid Asselin assure que le travail d’enquête se fera conjointement entre les équipes de la SQ et du BST.

Par ailleurs, le Bureau du coroner doit également effectuer des recherches pour établir les causes probables ayant entraîné la mort des sept victimes. Le coroner travaillera étroitement avec les enquêteurs du BST et ceux de la SQ. Ses conclusions seront consignées dans un rapport qui sera rendu public au cours des prochains mois.

Les sept victimes :

  • Jean Lapierre;
  • Nicole Beaulieu, conjointe de M. Lapierre;
  • Louis Lapierre, frère de M. Lapierre;
  • Martine Lapierre, soeur de M. Lapierre;
  • Marc Lapierre, frère de M. Lapierre;
  • Pascal Gosselin, membre de l’équipage;
  • Fabrice Labourel, membre de l’équipage.

Source : Bureau du coroner

Le dernier incident impliquant un avion aux Îles-de-la-Madeleine sur lequel a enquêté le Bureau de la sécurité des transports du Canada remonte au 15 juin 1994. Un appareil de type Piper s’était alors immobilisé à 270 pieds au-delà de l’extrémité de la piste 34 et à 150 pieds du bord de l’eau.

Lors de l’incident, les conditions météorologiques étaient à la limite de l’acceptable avec une visibilité réduite et un plafond mesuré à 300 pieds.

Selon Transports Canada, l’appareil Mitsubishi Modèle MU-2B-60, construit en 1982, a décollé de l’aéroport de Saint-Hubert mardi matin avant de s’écraser à quelques kilomètres de l’aéroport des Îles-de-la-Madeleine.

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