Les Îles-de-la-Madeleine à l’avant-garde de l’action climatique

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La Communauté maritime des Îles fait partie des premières administrations municipales à solliciter l’aide de Québec pour mettre en œuvre son plan climat. Elle soumet 27 projets totalisant 9,8 millions de dollars au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

L’administration municipale madelinienne dépose cette imposante programmation en vue d’obtenir du financement de Québec, dans le cadre du tout premier appel de projets du programme Accélérer la transition climatique locale.

Ce programme provincial est doté d’une enveloppe de 500 millions de dollars sur cinq ans pour aider les organisations municipales à s’adapter aux changements climatiques. Pas moins de 50 millions de dollars seront distribués au terme de ce premier appel de projets qui se termine le 25 octobre.

Les 27 projets soumis par la Communauté maritime des Îles sont liés à l’adaptation aux changements climatiques, à la transition climatique et à la réduction des gaz à effet de serre.

Ils découlent des priorités ciblées dans la Stratégie énergétique 2017-2025 et le Cadre d’intervention en érosion et en submersion côtières, deux documents municipaux qui ont déjà été approuvés par Québec en vue de l’élaboration d’un plan climat plus complet.

Les besoins sont encore plus grands que ce qui est présenté dans cette première programmation, reconnaît le directeur municipal des infrastructures et du bureau de projets, Jean Hubert. Nous avons fait une sélection de projets qui sont prioritaires pour la communauté des Îles.

C’est ambitieux, mais c’est réaliste et je pense que c’est raisonnable.

Une citation de Jean Hubert, directeur des infrastructures et du bureau de projets à la Communauté maritime des Îles

Parmi les 27 projets déposés, cinq engendreront des coûts d’un million de dollars ou plus.

Source : Communauté maritime des Îles

 

Le plus coûteux est la création d’une stratégie d’adaptation des bâtiments patrimoniaux et maritimes en zone de submersion côtière.

La cheffe de section en action climatique à la Communauté maritime des Îles, Jasmine Solomon, explique que les dernières tempêtes ont démontré que plusieurs immeubles liés à l’industrie des pêches ainsi que les bâtiments du site historique de La Grave sont très vulnérables au phénomène de submersion côtière, mais difficilement déplaçables.

Comment peut-on aider ces entreprises-là, ces bâtiments à avoir des stratégies d’accueil de l’eau et à s’immuniser un peu contre la submersion qu’on pourrait connaître dans le futur?, dit Mme Solomon.

Des falaises érodées derrière une usine.

La tempête Fiona a grugé le terrain derrière l’usine de transformation de homard de Gros-Cap. (Photo d’archives) PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE

Parmi les autres projets soumis, on compte la détermination des gisements potentiels de sable en mer pour de la recharge de plage, la réalisation d’une étude pour agrandir le réseau de récupération de la chaleur de la centrale thermique ainsi que la décarbonation du secteur naval et des infrastructures municipales.

Les ouvrages de protection face à l’érosion tels que l’enrochement et la recharge de plage ne sont pas admissibles à ce programme.

Première sur la ligne de départ

La Communauté maritime des Îles est l’une des premières administrations municipales à être autorisées à soumettre des demandes de financement au titre du programme Accélérer la transition climatique locale, puisque son plan climat a déjà été partiellement approuvé par Québec.

Jean Hubert et la gestionnaire de projets en érosion côtière, Jasmine Solomon, devant des falaises érodées.

Le directeur des infrastructures et du bureau de projets de la Communauté maritime des Îles, Jean Hubert, et la cheffe de section en action climatique, Jasmine Solomon, indiquent que le travail de la Communauté maritime était assez avancé pour permettre le dépôt de projets. (Photo d’archives) PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE

On a eu plusieurs discussions avec le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation qui nous disait qu’il y avait peu de MRC qui avaient cette autorisation-là, explique Jasmine Solomon. Je n’ai pas le nombre, mais ce qu’on nous dit depuis le début, c’est qu’on est bien positionné, qu’on est la seule MRC côtière, si ça n’a pas changé depuis.

La communauté des Îles-de-la-Madeleine a été avant-gardiste dans plusieurs dossiers, par rapport à d’autres communautés québécoises, et l’on souhaite que ça soit reconnu par le gouvernement du Québec.

Une citation de Jean Hubert, directeur des infrastructures et du bureau de projets à la Communauté maritime des Îles

La Communauté maritime des Îles espère obtenir des réponses du gouvernement sur les projets choisis au début de 2025.

S’ils sont sélectionnés, les projets madelinots pourront bénéficier d’une aide de Québec couvrant 90 % des dépenses admissibles. Ce taux est de 80 % ailleurs au Québec.

 

LA UNE : Pour faire face aux changements climatiques, la Communauté maritime des Îles dépose 27 projets totalisant près de 10 M$ dans le cadre d’un appel de projets provincial où 50 M$ sont disponibles. (Photo d’archives) PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE