Des représentants d’entreprises de construction madeliniennes ont rencontré la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine mardi pour discuter de l’octroi de contrats de construction.
Cette rencontre survient alors que des entrepreneurs en construction ont envoyé une lettre il y a quelques mois au maire pour exprimer leur souhait de voir les entreprises madeliniennes être priorisées lors d’appels d’offres.
Antonin Valiquette, maire des Îles-de-la-Madeleine, précise que les entreprises demandent à la Municipalité de donner des points supplémentaires à une entreprise qui vient des Îles-de-la-Madeleine
lors d’un premier regard qualitatif à la suite d’un appel d’offres.
En entrevue à Première Escale lundi, l’initiatrice de ce mouvement, la présidente de Constructions des Îles, Sarah Clark, a affirmé que si l’écart entre deux soumissions est inférieur à 10 %, le soumissionnaire de l’archipel devrait être priorisé.
Le maire a toutefois précisé que les contrats publics sont soumis à la Loi sur les contrats des organismes municipaux, qui prévoit un appel d’offres obligatoire lorsque le montant total d’un contrat excède un seuil. Aux Îles-de-la-Madeleine, le seuil est fixé à 139 000 $, selon M. Valiquette.
Donc, il n’y a pas de façon légale de privilégier une entreprise des Îles-de-la-Madeleine par rapport à une autre entreprise québécoise.
Pour M. Valiquette, l’objectif de la rencontre de mardi était de se donner une compréhension commune des lois, des règlements et des possibilités qui font partie du coffre à outils de la municipalité pour l’octroi de contrats publics
. Il considère que ça s’est bien passé
.

On est sorti de là quand même avec certaines pistes de réflexion sur comment on peut peut-être améliorer les choses du côté des pratiques en octroi de contrats de la Municipalité.
Il indique qu’une des pistes de réflexion avancées lors de la rencontre concerne l’amélioration des pratiques de la municipalité pour les contrats ayant une valeur inférieure à 139 000 $. Ça, la loi est un peu plus flexible là-dessus, puis on va être en analyse du côté administratif pour la suite des choses
, souligne Antonin Valiquette.
LA UNE : Des entreprises de construction madeliniennes demandent à être priorisées lors d’appels d’offres. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose










