Des odeurs qui dérangent à Cap-aux-Meules

Publicité

Publicité

Articles similaires

Capitaine Acadie met le cap sur la Nouvelle-Écosse avec son 10e tome

Les créateurs madelinots Dany et Daniel Bouffard poursuivent leur...

Contes en Îles : 25 ans d’histoires, de rencontres et de nouveautés

Le Festival international Contes en Îles soulignera son 25e...

De l’ouverture pour un service de sage-femme aux Îles

La rencontre tenue le mois dernier entre Accès sages-femmes...

Des comportements d’automobilistes dangereux aux Îles

Les comportements dangereux des automobilistes envers les cyclistes se...

Les mauvaises odeurs émanant des étangs aérés de Cap-aux-Meules ont de nouveau animé le conseil municipal des Îles-de-la-Madeleine, mardi soir. L’administration s’apprête toutefois à relancer une demande de financement pour les travaux de réfection.

Depuis plusieurs années, des odeurs nauséabondes font partie du quotidien de nombreux Madelinots. Jean-Claude Gaudet, ayant déjà abordé la situation l’an passé, s’est de nouveau présenté devant les élus.

C’est pour combien de temps? On va encore passer l’été prochain avec ça?, s’exaspère-t-il.

J’ai vu une femme vomir sur la piste cyclable à cause des odeurs.

Une citation de Jean-Claude Gaudet, résident de Cap-aux-Meules

Un autre citoyen décrit que le voisinage doit fermer les fenêtres, tant l’odeur est insoutenable. C’est une question de santé publique, souffle-t-il.

Le maire, Antonin Valiquette, acquiesce à tous ces propos. Il affirme que l’administration municipale fait tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à la situation, connue depuis 2018Il n’y aura pas de repos dans ce dossier tant que le problème n’est pas réglé, admet Antonin Valiquette.

Il explique que l’origine de ces odeurs n’est pas une surcharge des bassins, mais plutôt un manque d’oxygène dans les étangs, nécessitant par exemple l’ajout d’un suppresseur d’air.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine derrière le lutrin lors de l'annonce.Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Antonin Valiquette, reconnaît que les odeurs provenant des étangs aérés constituent un problème. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

 

Cependant, l’élu ajoute que l’administration municipale travaille sur le dossier depuis plusieurs années. En 2023, la Municipalité avait d’ailleurs lancé un premier appel d’offres, sans succès, puisque la seule soumission déposée s’élevait à 11 millions de dollars, soit le double du montant estimé.

Plusieurs études ont été menées pour cibler les réparations et éviter de dépenser des millions de dollars qui ne régleraient que 5 % du problème, précise-t-il.

Récemment, l’administration municipale attendait l’ouverture du nouveau Programme de financement d’infrastructures en eau pour la réalisation d’habitations. Mardi, le conseil municipal a donné le feu vert pour déposer une demande de financement dans ce programme.

Quand on fait des études, des analyses et des demandes dans des programmes, que ça ne marche pas, qu’on retourne, qu’on fait des représentations politiques, les citoyens, ils ne voient pas ça. Pendant ce temps, ils subissent, souligne Antonin Valiquette.

On n’essaie pas de dire que le problème n’existe pas, il existe. Et on va finir par le régler, le plus rapidement sera le mieux.

Une citation de Antonin Valiquette, maire des Îles-de-la-Madeleine

Si le financement est octroyé, le maire espère voir des travaux débuter avant l’été prochain.

Des maisons aux Îles-de-la-MadeleineD’autres résidents de Cap-aux-Meules soulignent quant à eux des odeurs nauséabondes émanant de l’eau potable. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

D’autres odeurs dans l’eau potable?

Pendant la période de questions, une citoyenne de Cap-aux-Meules a également soulevé les odeurs de chlore et d’œuf pourri émanant de l’eau potable.

Si l’administration ne relève aucune odeur de soufre, elle souligne que des effluves de chlore ont pu être récemment décelés en raison de travaux d’entretien du réservoir d’eau potable.

La directrice des travaux publics à la Municipalité, Caroline Richard, explique que des bris successifs ont causé une fluctuation du niveau d’eau. Elle précise que, dans une telle situation, du chlore est ajouté de façon ponctuelle par prévention.

Le maire ajoute que les deux derniers tests hebdomadaires de qualité d’eau n’ont montré aucun contaminant et que l’eau reste potable.

Pour un meilleur partage de la route

Le conseil municipal est également revenu sur l’importance d’un partage respectueux et sécuritaire de la route. Plus tôt dans la semaine, l’Association cycliste Vent d’Boutte appelait les automobilistes au civisme : plusieurs cyclistes auraient témoigné se sentir en danger sur les routes de l’archipel.

Le conseiller municipal Hugues Lafrance, lui-même cycliste, tenait à insister sur ce point. Je suis à même de confirmer que c’est excessivement dangereux de faire du vélo sur les routes des îles, a-t-il déploré.

Deux cyclistes à Havre-aux-MaisonsQue ce soit par plaisir ou par nécessité, les visiteurs sont de plus en plus nombreux à opter pour le vélo pour sillonner les Îles-de-la-Madeleine. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

 

Ce message de prévention s’est fait dans la foulée de l’adoption du dépôt d’une demande de financement auprès du ministère des Transports et de la Mobilité durable dans le cadre du Fonds de la sécurité routière.

La Municipalité souhaite obtenir du financement pour une campagne de sensibilisation portant sur le partage sécuritaire de la route. Les fonds espérés se situent à la hauteur de 80 % pour un projet d’environ 100 000 $. Selon le maire, la sensibilisation est une première étape essentielle avant le long processus d’aménagement d’un circuit cyclable.

On a une personne-ressource maintenant à la Municipalité, ce qu’on n’avait pas avant. Cette année, on va travailler sur la question. Il s’ensuivra ensuite un plan d’action.

Une citation de Antonin Valiquette, maire des Îles-de-la-Madeleine

La Municipalité des Îles-de-la-Madeleine poursuit par ailleurs son exercice de planification pour protéger le territoire face à l’érosion et à la submersion côtière, avec l’attribution de deux contrats de service professionnels à la pointe de Havre-aux-Maisons et au parc du Gros-Cap.

LA UNE : Plusieurs résidents de Cap-aux-Meules se sont insurgés des odeurs émanant des étangs aérés et de l’eau potable lors de la séance du conseil municipal de lundi. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

PAR