Quatre journées de négociations ont eu lieu depuis le 14 septembre, ce qui marque une accélération des pourparlers pour renouveler la convention collective de la centaine de syndiqués de l’épicerie.
Selon le syndicat, les discussions des derniers jours ont permis de régler tous les points litigieux, sauf la question salariale.
Les questions du régime de retraite et de la reconnaissance de l’ancienneté sont réglées, mais ça stagne sur le salaire
, affirme la présidente du Syndicat des employés de magasin Coop de Lavernière, Patricia Prince.
Les syndiqués demandent des augmentations de 2 $ l’heure au sommet de l’échelle salariale, ce que refuse d’accorder l’employeur.
Au début de mois de septembre, la partie patronale a partagé publiquement un document où elle indiquait que sa dernière offre prévoyait une hausse du salaire horaire maximal des commis de 1,50 $ l’heure dans la première année de la convention collective.

Depuis, la partie syndicale a déposé une nouvelle offre qui a été suivie par une contre-offre patronale. Le syndicat a répliqué cette semaine en déposant une nouvelle proposition mardi. Nous attendons un retour patronal. Je ne peux pas m’avancer sur l’offre déposée, mais on parle le même langage qu’eux
, affirme Patricia Prince.
Ça commence à être long, mais il ne faut pas lâcher, il faut tenir notre bout, au point où on est rendu, ce n’est pas le temps d’abandonner.
Un conciliateur accompagne les deux parties dans leurs discussions depuis le début de l’été. À la mi-août, le syndicat a toutefois refusé de participer à un arbitrage proposé par l’employeur.
Au moment d’écrire ces lignes, aucune date n’avait été fixée pour poursuivre les négociations.
Des pressions pour une assemblée spéciale
Par ailleurs, le syndicat rapporte qu’une lettre signée par des membres de la coopérative a été déposée mardi au conseil d’administration afin de demander la tenue d’une assemblée générale spéciale à court terme.
La partie syndicale a également déposé mardi une pétition signée par des membres de la coopérative qui demandent la tenue rapide d’une telle assemblée.

Selon le syndicat, il est important que les membres de la coopérative aient leur mot à dire sur la gestion du conflit
.
Les membres veulent comprendre pourquoi ça ne bouge pas, malgré tout le temps qu’on est dehors, ils veulent des réponses à leurs questions.
Le président du conseil d’administration et la direction de la Coop L’Unité n’ont pas répondu aux demandes de Radio-Canada.
LA UNE : La Coop IGA L’Unité de Lavernière est fermée depuis le 25 juillet en raison d’une grève générale illimitée des employés dont la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2025. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose









