L’archipel madelinot associé à l’UE pour un projet de recherche

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Le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes des Îles-de-la-Madeleine (CERMIM) obtient plus de 640 000 $ pour participer à un vaste projet international consacré à la résilience des communautés côtières face aux changements climatiques.

 

Le centre de recherche de l’archipel madelinot est le seul en Amérique du Nord à participer au projet qui regroupe neuf pays et une quinzaine d’organisations, tout autour de l’Atlantique.

Le financement sur trois ans, accordé par l’Union européenne, permettra au CERMIM de prendre part à des échanges scientifiques et de développer des projets-pilotes avec des partenaires de part et d’autre de l’Atlantique.

Dans un esprit d’échanges et de développement des partenariats, les sites participants seront invités à identifier leurs défis communs ainsi que ceux qui leur sont propres.

Les organisations seront appelées à tester des approches sur la conservation et la restauration des écosystèmes littoraux et à amasser des savoirs tant scientifiques que traditionnels sur la lutte contre les aléas côtiers.

Marc-Olivier Massé photographié lors d'une annonce au terminal de croisières en novembre 2024.

Le directeur associé du CERMIM, Marc-Olivier Massé, estime qu’il s’agit d’une occasion de coopération exceptionnelle pour l’archipel madelinot. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose

Il s’agit pour les Madelinots d’une occasion exceptionnelle d’échanger avec d’autres communautés, souligne le porte-parole du CERMIM, Marc-Olivier Massé.

Une présence internationale

Le codirecteur général du CERMIM explique qu’au cours des 18 derniers mois, l’organisme a travaillé à développer son réseautage sur le plan international.

L’organisation est ainsi devenue membre en 2025 du BEACON Sites, (Building rEsilience in Atlantic COmmunities through Innovation and Science), une organisation internationale lancée par l’Alliance panatlantique pour la recherche et l’innovation océaniques (AAORIA). C’est cette organisation qui a lancé le projet de recherche BEACONSplus.

Vue de l'arrière des maisons du secteur La Martinique, avec de l'enrochement.

L’archipel madelinot est aux premières loges des risques côtiers. Lors des tempêtes de 2014 et 2022, la côte de La Martinique a reculé de plus de 4 mètres chaque fois. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada/Luc Manuel Soares

Le CERMIM, rappelle Marc-Olivier Massé, c’est 20 ans l’expérimentation et de nombreuses réalisations sur le terrain, avec notamment la création du Carrefour insulaire de recherche et de développement.  C’est vraiment une infrastructure là qui se qualifie très bien pour des projets internationaux comme ça. 

Marc-Olivier Massé observe qu’il y a plusieurs similitudes entre ce qui se passe aux Îles et certains endroits au Royaume-Uni ou en Irlande. Les partenaires du projet, situés plus au sud, pourraient aider l’archipel à contrer les impacts des ouragans ou ceux de la présence accrue de requins blancs, fait valoir le codirecteur du CERMIM.

 Ce sont tous des éléments comme ça qu’on va pouvoir construire, puis, après ça, venir soutenir nos partenaires et aussi partager des retours d’expérience qui n’ont pas fonctionné , fait-il valoir.

Le projet ouvre aussi la porte à des ateliers de travail où seront invités des scientifiques d’ailleurs. Un des ces ateliers devraient avoir lieu aux Îles en 2028.

Des chaleuts inondés et déplacés par l'eau.

En septembre 2022, le chemin des Chalets, aux Îles-de-la-Madeleine a été complètement inondé lors du passage de la tempête Fiona. Le secteur est particulièrement touché par l’érosion et la submersion côtières. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose

Le projet de 42 mois, lancé en juillet dernier, est financé à la hauteur de € 6 629 940,00 par Horizon Europe, le plus grand programme de recherche et d’innovation au monde, dont une des grandes missions est l’adaptation aux changements climatiques.

LA UNE : L’organisation est devenue membre en 2025 du BEACON Sites, (Building rEsilience in Atlantic COmmunities through Innovation and Science), une organisation internationale lancée par l’Alliance panatlantique pour la recherche et l’innovation océaniques (AAORIA). Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose
Un texte de Joane Bérubé