Nouvelles règles américaines pour les pommes de terre en vrac de l’Î.-P.-É.

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Depuis lundi, le ministère de l’Agriculture des États-Unis impose de nouvelles exigences pour l’importation de pommes de terre en vrac en provenance de l’Île-du-Prince-Édouard.

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), les acheteurs américains doivent désormais conclure un accord de conformité préalable et faire appel à un transporteur agréé par les douanes américaines pour réceptionner les pommes de terre en vrac de l’île, destinées à la transformation et au reconditionnement.

Les pommes de terre emballées pour la vente au détail ou la restauration ne sont pas touchées par ces mesures.

L’ACIA a d’ores et déjà invité les producteurs canadiens à réviser leurs plans de transport et à s’entretenir avec leurs partenaires américains.

Pour le moment, Greg Donald, directeur général de la Commission de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, ne se montre pas inquiet.

Cela n’aura pas d’impact direct et ne nécessitera aucune modification à faire chez nous. Ce sont des exigences supplémentaires pour les acheteurs américains.

Une citation de Greg Donald, directeur général de la Commission de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard

Si environ la moitié des expéditions de pommes de terre fraîches de l’île prennent la route des États-Unis, les envois en vrac — camions complets sans emballage ou sacs d’une tonne — ne représentent qu’une faible portion de ces volumes.

Une industrie confiante, une demande en hausse

Greg Donald témoigne toutefois de l’incompréhension des producteurs de pommes de terre face à ce serrage de vis. Il rappelle à cet égard que les risques liés à la gale verruqueuse sont sous contrôle.

Nous avons un nouveau plan national de réponse et les champs où la maladie a été détectée sont tout simplement interdits de production. De notre point de vue, nous avons les pommes de terre les plus sûres au monde, affirme-t-il.

Le constat d’incompréhension est le même concernant les nouvelles exigences de suivi des déchets issus des pommes de terre en vrac, imposées aux transformateurs américains. Pour Greg Donald, ces démarches n’apporteront au pire qu’un léger désagrément administratif.

Greg Donald interviewé à l'extérieur.

Dans la province, certains producteurs locaux craignent de perdre des clients américains, à cause de ces changements administratifs, reconnaît le responsable.

Il assure néanmoins que l’industrie locale reste confiante, face à une demande qui reste très forte pour écouler l’ensemble de la récolte chaque année.

Surtout que les perspectives économiques demeurent encourageantes pour la récolte en cours. La réduction des superficies plantées dans le reste de l’Amérique du Nord et les vagues de chaleur ayant affecté l’offre européenne nous rendent relativement optimistes à ce stade, souligne Greg Donald.

LA UNE : Si l’incompréhension prévaut quant à la nécessité des nouvelles règles, la Commission de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard se veut rassurante quant à la qualité de sa production et à la solidité de ses marchés. (Photo d’archives) Photo : Getty Images / branex

vec des informations de CBC