Le nouveau gouvernement péquiste va nommer, mercredi, ses ministres. Selon certains observateurs, l’Est-du-Québec devrait être bien représenté.
C’est ce que croit le préfet de la MRC de La Haute-Gaspésie, Sylvain Tanguay.
Pour celui qui a aussi été directeur du Parti québécois (PQ) à l’époque du gouvernement Marois, les députés Joël Arseneau, Méganne Perry Mélançon et Pascal Bérubé ont de grandes chances de s’asseoir à la table du conseil.
Ces députés sont demeurés au PQ au moment où le parti était presque rayé de la carte en 2022.

Le préfet ajoute que ces élus ont aussi de grandes compétences professionnelles. Pascal (Bérubé) devrait avoir un ministère important. Lequel? Dur à dire. Je crois qu’il aura un ministère important, stratégique.
Il croit que le député des Îles-de-la-Madeleine pourrait hériter du MAPAQ. Monsieur Arseneau était critique à la Santé, je ne crois pas que c’est vers là qu’il va être orienté. Il est près du domaine des pêches. Considérant les Îles-de-la-Madeleine, ça pourrait être Agriculture, Pêcheries, Alimentation. C’est une hypothèse.
Ce sont des gens qui sont là depuis longtemps, qui ont de l’expérience. […] Si on veut parler en termes simples, ils cochent toutes les cases pour être présents au Conseil des ministres.

Même réflexion pour le politologue Jean-François Fortin. Le professeur en science politique du Cégep de Rimouski rappelle aussi que Pascal Bérubé est le seul à avoir déjà été ministre.
Pour Pascal Bérubé, on voit toutefois un grand ministère pour lui, qui a été fidèle depuis le début. On parle d’éducation, de sécurité publique probablement ou d’autres possibilités également. Et puis, je vois Arseneau qui pourrait également être ministre du MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.
Les deux observateurs politiques envisagent Méganne Perry Mélancon comme vice-première ministre, un titre accompagné d’un ministère.
Sylvain Tanguay et Jean-François Fortin croient aussi que d’autres députés de l’Est-du-Québec pourraient avoir des responsabilités au gouvernement.

La pression du gouvernement minoritaire
Sylvain Tanguay se souvient du moment où il était directeur général du Parti québécois, tout particulièrement à l’époque du gouvernement de Pauline Marois. C’est une époque absolument excitante, enivrante de diriger un grand parti politique, c’est un honneur
, dit-il.
En 2012, le gouvernement était minoritaire, tout comme celui de Paul Saint-Pierre-Plamondon aujourd’hui. Selon lui, il s’agit d’une situation où les électeurs pourraient rapidement retourner aux urnes, d’ici 18 à 24 mois, estime-t-il.
Dans ces conditions, il croit que le nouveau gouvernement doit prendre des décisions importantes pour se démarquer aux yeux des électeurs.

Du côté de la gouvernance, on est dans l’obligation de bien faire, de faire rapidement un certain nombre de choses. Par exemple, en 2012, rapidement au début du mandat, ça a été de sortir le Québec du nucléaire
, rappelle-t-il en faisant référence à la fermeture de la centrale Gentilly 2. Du côté du gouvernement actuel, je pense que l’engagement le plus rapide qui sera mis de l’avant, c’est la question de l’itinérance.
Le Conseil des ministres sera nommé mercredi en début d’après-midi.
LA UNe : Paul St-Pierre Plamondon et Pascal Bérubé étaient visiblement émus au moment de l’assermentation des 59 députés du Parti québécois. (archives) Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
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