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Publié le 17 février 2020 | par Webmestre

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Étude complémentaire sur les services de garde aux Îles-de-la-Madeleine


L’équipe de développement social a procédé au dévoilement des résultats de l’Étude complémentaire sur les besoins en service de garde à la petite enfance aux Îles-de-la-Madeleine, menée à l’été et à l’automne 2019. Cette dernière vise à recueillir des données relatives, d’une part, à l’offre de service de garde et, d’autre part, à l’utilisation et aux besoins actuels et à venir des familles. Elle se veut complémentaire à l’analyse que fait le ministère de la Famille. Le chercheur principal, Maxim Chevarie-Davis, et son acolyte dans ce projet, André St-Onge, concluent leur présentation des faits saillants de l’étude en affirmant « que le territoire des Îles-de-la-Madeleine a besoin de tous ses milieux de garde et même plus, qu’ils soient en installation ou en milieu familial, pour répondre aux besoins des familles madeliniennes ».

« On a besoin de tous nos milieux de garde et même plus ! »


  Faits saillants de l’étude

  Rapport final


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Véronique Chiasson ( la coordonnatrice de notre équipe de développement social) qui préside le déroulement. Photo : Nathalie-Anne Nadeau

L’enjeu des places octroyées par rapport au besoin du milieu

Un volet important de l’étude porte sur l’évaluation des places requises pour répondre au besoin des enfants préscolaires du territoire. L’enquête menée auprès des familles a établi que 88 % des enfants de 0 à 4 ans ont besoin d’une place en service de garde aux Îles. Les données recueillies ont aussi permis de chiffrer à 82 le nombre de places manquantes à la fin septembre 2019.

Dans le rapport, Maxim Chevarie-Davis présente également 4 scénarios d’estimation des places requises jusqu’en septembre 2025. Dans l’un ou l’autre des cas, on constate que malgré le dernier ajout de places par le ministère de la Famille, à l’automne dernier, le milieu n’arrivera pas à combler les besoins en service de garde des prochaines années. « Quand on prend en considération que les naissances sont en augmentation et que les Îles comptent un bilan migratoire positif depuis maintenant trois ans, qu’on rajoute à cela les prévisions de fermetures de certains milieux familiaux pour cause de retraite ou autres, on risque fort de continuer de manquer de places ».

L’enjeu de la répartition géographique des services de garde

Le chercheur constate également que la répartition géographique des services peut poser problème, car les places offertes sont principalement regroupées dans le secteur Centre des Îles. À titre d’exemple, le secteur Est (Grosse-Île et Grande-Entrée) est particulièrement vulnérable étant donné qu’on n’y retrouve qu’un seul milieu de garde, accueillant six petits. Les distances géographiques ainsi que la barrière de la langue, pour les anglophones de Grosse-Île, accentuent cet enjeu en limitant les solutions possibles. Il serait donc pertinent de tenir compte des besoins spécifiques des secteurs Est et Ouest dans le développement de nouveaux projets. À propos des maternelles quatre ans, monsieur Chevarie-Davis note que ce service semble peu répondre au service souhaité par les parents du territoire.

L’enjeu des absences et des interruptions de service de garde

L’étude démontre, en outre, que 62 % des familles ont fait face à des absences de service dans les 5 dernières années et que, seulement dans la dernière année, 24 % d’entre elles ont connu une interruption de service. Les impacts sur l’enfant, la famille et le travail y sont présentés. Une donnée inquiétante dans le contexte démographique actuel de vieillissement de la population : 55 % des répondants indiquent que la disponibilité des services de garde influence leur décision d’avoir d’autres enfants et 11 ont affirmé choisir de ne pas avoir d’autres enfants à cause d’un manque de place.

Point de vue de parents

Enfin, l’étude révèle le point de vue des parents sur les critères déterminant leur choix d’un service de garde et les avantages et inconvénients relatifs au service fréquenté. Des données qui serviront sans doute les intervenants concernés dans leurs réflexions et projets à venir. Pour André St-Onge, de l’équipe de développement social, il ne fait aucun doute que le travail de concertation amorcé avec les acteurs de la petite enfance aux Îles doit continuer pour trouver des solutions avec le ministère de la Famille aux différents enjeux documentés. Par exemple, « il faut trouver des moyens de consolider les milieux familiaux, on n’a pas le luxe de les perdre, il faut aussi trouver des réponses aux défis qu’apportent les interruptions et les absences de services ». Si le portrait présenté permet de voir plus clair quant au nombre de places requises et aux besoins des parents, la suite appartient aux acteurs du milieu madelinot.

L’Étude complémentaire sur les besoins en service de garde à la petite enfance aux Îles-de-la-Madeleine a été menée par l’équipe de développement social à la demande des acteurs en petite enfance des Îles. Elle a été cofinancée par le Réseau des partenaires en développement social, Joël Arseneau député des Îles-de-la-Madeleine à l’Assemblée nationale et la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine. Elle comporte un volet de données recueillies au cours d’une enquête en ligne réalisée entre le 7 août et le 13 septembre 2019 à laquelle 281 familles ont répondu. Cela représente une marge d’erreur de 2 % seulement avec un niveau de confiance de 95 %.

L’équipe de développement social (DS) est associée au Réseau des partenaires en développement social des Îles-de-la-Madeleine dont la mission consiste à mobiliser les acteurs et les organisations du milieu pour contribuer à l’enrichissement et au mieux-être collectifs de l’ensemble de la population des Îles, dans une approche de développement social. Parmi les mandats de l’équipe DS, il y a celui d’assurer une veille, de mener des études et des portraits sur les enjeux sociaux du territoire des Îles-de-la-Madeleine.

LA UNE : Le comité d’encadrement avec le chercheur Maxim Chevarie-Davis (Jocelyne Renaud, Anne-Emanuelle Tardif, André St-Onge avec le chercheur Maxim Chevarie-Davis). Photo : Nathalie-Anne Nadeau.

Source : Réseau des partenaires en développement social des Îles-de-la-Madeleine

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