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Publié le 12 juin 2020 | par Radio-Canada

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Des drones pour recenser et mieux protéger les tortues marines


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Des scientifiques australiens ont découvert, grâce à l’utilisation de drones, qu’ils avaient sous-estimé le nombre de tortues marines vivant dans le plus grand site de nidification du monde.

L’île de Raine, située au large de la pointe nord de l’Australie, abrite environ 60 000 tortues femelles vertes qui, chaque année, viennent y pondre des oeufs après avoir parcouru des centaines de kilomètres depuis la Grande Barrière de corail.

Les scientifiques spécialisés dans la protection des espèces menacées ont reconnu avoir eu le plus grand mal à trouver le meilleur moyen de suivre ces tortues lors de la nidification.

Dans un article publié la semaine dernière dans la revue scientifique PLOS (en anglais), ils ont expliqué que l’utilisation de drones a montré qu’ils avaient sous-estimé le nombre de tortues marines de plus de 50 %.

De superbes images de drones, diffusées mardi par la Fondation de la Grande Barrière de corail, montrent des milliers de tortues nageant dans les eaux bleues cristallines de l’océan.

Jusqu’alors, les chercheurs comptaient les tortues au moment où elles arrivaient sur les plages afin d’y pondre leurs oeufs, soit environ 23 000 en une seule nuit.

Afin de mieux les suivre dans l’océan, ils les marquaient alors d’un coup de peinture soluble non toxique.

«Essayer de compter avec précision des milliers de tortues peintes et non peintes depuis un petit bateau par mauvais temps était difficile,» a reconnu Andrew Dunstan, l’auteur principal de l’article.

«Utiliser un drone est plus facile, plus sûr, beaucoup plus précis, et les données peuvent être immédiatement et définitivement stockées.» – Andrew Dunstan

Leur travail sur l’île de Raine prévoit notamment la reconstruction des plages sur lesquelles se fait la nidification ainsi l’installation de clôtures pour éviter qu’elles ne meurent.

LA UNE :Des tortues nichant sur l’île de Raine. PHOTO : QUEENSLAND DEPARTMENT OF ENVIRONMENT AND SCIENCE/CHRISTIAN MILLER
Agence France-Presse





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