Le port de Charlottetown grouille déjà de méduses

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Il est normal de voir quelques méduses dans le port de Charlottetown à l’Île-du-Prince-Édouard en ce moment de l’année. Mais leur présence par centaines est un phénomène précoce qui attire l’attention des curieux.

Beaucoup de gens poussent des exclamations en les voyant, selon le directeur du club de navigation de plaisance de Charlottetown, Reid Barnett.

Par moments, on peut presque marcher sur les eaux grâce à elles tellement il y en a, plaisante M. Barnett.

Il ajoute que la présence de nombreuses méduses ne nuit pas à la navigation, mais il ne plongerait pas parmi elles.

Il y en a partout

Des passants remarquent quotidiennement les méduses et s’arrêtent pour les photographier.

Je me promène un peu et je vois beaucoup de méduses. Partout où je regarde, je vois des méduses. Littéralement, il y en a partout, affirme Fred Rohde, un touriste de l’Ontario.

Un homme devant des quais flottants auxquels sont amarrés quelques petits voiliers.

Le touriste Fred Rohde, de London en Ontario, affirme que les méduses sont présentes partout dans le port de Charlottetown. PHOTO : RADIO-CANADA

Toutefois des résidents estiment qu’il est tôt pour en voir autant.

C’est très différent. Depuis le début de mai, environ, je vois beaucoup de méduses près du quai, ce qui est un peu surprenant, juge Marlene Hunt, une résidente.

Il y en a probablement quelques centaines dans les alentours et elles sont regroupées en des couleurs différentes, rouges et jaunes, indique une autre résidente, Katherine Ball.

Mme Ball ajoute qu’il lui arrive de faire de la motomarine dans les environs et qu’elle n’aimerait pas tomber à l’eau au milieu des méduses.

Elles s’épanouissent dans des eaux chaudes

Ce sont vraisemblablement des cyanées (Cyanea capillata) selon le ministère des Pêches et des Océans (MPO). Les tentacules de ces méduses sont piquants.

Certaines d’entre elles dans le port ont environ la taille d’un ballon de basketball, mais elles n’ont pas encore atteint leur taille maximale.

Des essaims de cette grandeur se produisent habituellement plus tard en août, parfois au début de l’automne, explique un biologiste du MPOJeff Clements.

Deux méduses dans les eaux.

Ces méduses à Charlottetown sont vraisemblablement des cyanées. PHOTO : RADIO-CANADA / SHEEHAN DESJARDINS

Ces méduses ont la particularité de grandir très vite lorsqu’elles ont beaucoup de nourriture et que les températures sont douces et chaudes, précise M. Clements.

Le changement climatique qui entraîne un réchauffement des eaux de l’Atlantique est peut-être une cause de la présence d’un si grand nombre de méduses en ce moment, selon le biologiste.

Jeff Clements ajoute qu’il n’y a rien de préoccupant quant à des conséquences de la présence de méduses à long terme, mais il note qu’elles mangent la même nourriture que les poissons.

LA UNE : Un banc de méduses de cette grandeur dans le port de Charlottetown ne se forme habituellement qu’en août ou au début de l’automne, selon le ministère des Pêches et des Océans. PHOTO : RADIO-CANADA / SHEEHAN DESJARDINS

PAR Radio-Canada d’après un reportage de Sheehan Desjardins, de CBC