La centaine de salariés du IGA Coop l’Unité ont déclenché une grève d’un jour, tôt ce vendredi matin. L’épicerie a fermé ses portes pour la journée, en guise de moyen de pression. Les employés revendiquent des augmentations de salaire ainsi qu’une bonification à leur régime de retraite.
Selon le syndicat, le salaire horaire d’un commis employé par la coopérative ne dépasse pas les 21 $ l’heure.
J’ai des collègues qui ont 20 ans d’ancienneté et qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Trouvez-vous ça normal que notre employeur s’enrichisse avec notre travail pendant qu’on s’appauvrit?
, demande la présidente du syndicat, Patricia Prince, dans un communiqué.
Selon le syndicat du IGA Coop l’Unité, l’employeur demeure inflexible quant à ses demandes salariales.
Le conseil régional CSN de la Gaspésie et des Îles affirme que les négociations tenues en début de semaine n’ont pas été concluantes.
Selon le syndicat, ses revendications s’expliquent par un coût de la vie insulaire qui est de 15 à 20 % supérieur à celui de la péninsule gaspésienne.
Le minimum acceptable serait d’obtenir au moins la même offre que celle accordée ailleurs, avec une bonification pour tenir compte de l’écart lié au coût de la vie aux Îles.
Du côté de la partie patronale, celle-ci a rapporté à Radio-Canada qu’elle a demandé la tenue d’un processus de conciliation afin de parvenir à une entente négociée.
La coopérative a souligné, par courriel, qu’elle a une responsabilité directe envers les usagers des supermarchés concernés.
Cette responsabilité guide chacune de nos décisions. Nous mettrons en place les mesures nécessaires afin de limiter, dans la mesure du possible, les répercussions pour la population.
Un conflit de travail qui tarde à se résoudre
Le 20 juin dernier, les syndiqués de l’IGA Coop l’Unité ont adopté à 83 % une banque de 8 jours de grève. Nolan Boudreau, vice-président par intérim du conseil central Gaspésie–Les Îles, assure que les autres journées de grève seront utilisées si les parties ne se rapprochent pas d’une entente.
À la suite de l’échéance de leur convention collective, le 31 décembre 2025, les employés de l’IGA Coop l’Unité ont entamé un bras de fer avec leur direction pour obtenir de meilleures conditions salariales.

Le syndicat du IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et dans le Centre-du-Québec. Ceux-ci coordonnent leurs négociations pour avoir le maximum d’impact auprès de la partie patronale.
Selon Nolan Boudreau, une épicerie IGA du Saguenay–Lac-Saint-Jean a récemment réglé leur convention collective en accordant une augmentation salariale de 1,50 $ de l’heure, alors que le syndicat avait demandé une hausse de 2 $ de l’heure.
Les salariés du IGA Coop Unité réclament une hausse salariale de 2 $ l’heure, qu’ils jugent justifiée par le coût de la vie plus élevé lié à la réalité insulaire.
Les deux autres épiceries IGA de l’archipel entreprendront bientôt elles aussi des négociations, selon Nolan Boudreau. Bien qu’elles soient représentées par le même syndicat, chacune est assujettie à une convention collective distincte.
LA UNE : La ligne de piquetage s’est formée à 6 h 30 vendredi matin devant la succursale IGA de La Vernière. Photo : Gracieuseté CSN









