Limites de vitesse : elles ne sont pas là par hasard

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La Société de l’assurance automobile du Québec et RPM+ s’unissent pour présenter «Bien se conduire», une série de capsules consacrées aux comportements qui favorisent une conduite plus sécuritaire. Cette semaine, Pierre Michaud s’intéresse au respect des limites de vitesse et part sur la route à la recherche de conducteurs qui ont parfois le pied un peu lourd.

Les limites de vitesse affichées ne sont pas déterminées au hasard. Elles tiennent compte de plusieurs caractéristiques de la route, telles que la présence d’usagers vulnérables, le nombre d’intersections, la largeur des accotements et la configuration des lieux. Les respecter permet de réduire le risque de collision, mais aussi la gravité des blessures lorsqu’un accident survient.

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Pourquoi la vitesse affecte-t-elle notre perception?

La vitesse affecte notre faculté de perception du monde qui nous entoure. Plus un véhicule roule vite, plus le cerveau reçoit d’informations en un court laps de temps. Or, comme il ne peut traiter qu’une quantité limitée d’informations à la fois, certains éléments peuvent passer inaperçus. Par exemple, un piéton qui s’apprête à traverser ou un cycliste ou un motocycliste peuvent être détectés plus tard. Trop tard.

Cette marge de manœuvre devient particulièrement importante lorsqu’on partage la route avec des usagers plus vulnérables. À l’approche d’une intersection, d’un passage pour piétons ou d’un cycliste, respecter la vitesse affichée donne davantage de temps pour observer la situation et adapter sa conduite.

Moins de temps pour réagir

Il faut aussi prévoir une distance supplémentaire pour arrêter le véhicule. Plus la vitesse est élevée, plus la distance de freinage sera importante et plus le temps pour immobiliser complètement le véhicule sera long. Le conducteur dispose donc de moins de temps et d’espace pour réagir à un imprévu et éviter une collision.

Or, les conséquences d’un impact sont considérables. À 50 km/h, la force d’une collision est comparable à celle d’une chute du haut d’un édifice de quatre étages. Pour les piétons et les cyclistes, une vitesse plus basse peut faire une différence importante dans la gravité des blessures. Surtout, respecter les limites de vitesse peut permettre d’éviter la collision.

Respecter les limites de vitesse, même lorsqu’on connaît bien la route, demeure donc un geste simple qui contribue à sa propre sécurité et à celle des autres usagers.