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Éphémérides : Infiltration d’eau aux Mines Seleine

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Le 28 avril 1995, un incident majeur se produit à la mine de sel lorsque le puits no 2 est affecté par des infiltrations d’eau. Cet événement entraîne l’évacuation du site et la mise en place de mesures d’urgence. La mine, qui s’étend sur un périmètre de 1 km sur 600 mètres et comprend trois niveaux de galeries, voit apparaître des infiltrations au niveau de la structure de béton qui protège l’entrée du puits no 2 utilisé pour l’extraction de sel. Ces infiltrations, survenues à travers les joints de béton et trois fissures détectées, causent des dégâts considérables.

L’origine de la fuite reste incertaine, mais selon Guy Leblanc, vice-président de La Société canadienne de sel Ltée, et le directeur de mines Seleine, Marc Joncas, elle remonte à plusieurs années. Après des années de forage, une grande cavité souterraine s’est formée autour du puits de production, affaiblissant les points vulnérables qui ont finalement cédé sous la pression de l’eau. Le débit d’eau infiltrée passe de 60 à 240 litres par minute, provoquant trois affaissements du sol et créant des cratères, dont un à moins de trois mètres de la route.

La sécurité publique intervient, et la route est fermée à la circulation, isolant ainsi les habitants de l’est des Îles-de-la-Madeleine. Un service de liaison par bateau est mis en place, et un hélicoptère est disponible pour les cas d’urgence. En juin, une voie de la route est rouverte sous escorte. Malheureusement, le 3 mai, 129 travailleurs sont mis à pied pour une durée indéterminée, entraînant des répercussions économiques importantes pour la région.

Pour remédier à la situation, des experts en exploitation minière sont dépêchés sur les lieux. Plutôt que de tenter de drainer le puits, ce qui aurait eu des conséquences désastreuses sur l’écosystème marin local, ils optent pour le colmatage du puits et la consolidation des cavités souterraines. Après plus d’un an de travaux, la mine reprend finalement ses activités en août 1997, marquant ainsi la fin de cette crise.

 

LA UNE : Le Radar, vol. 25 no. 27, du 12 au 18 mai 1995, p. 1

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Le nouveau traversier sur le point d’être mis en service à l’Île-du-Prince-Édouard

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Un tout nouveau traversier s’apprête à faire pour la première fois le relais entre l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse.

 

Amarré à Pictou, en Nouvelle-Écosse, depuis son arrivée au Canada en janvier, le NM Northumberland est depuis vendredi au terminal de Wood Islands, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Le gouvernement du Canada a acheté le NM Fanafjord à l’entreprise norvégienne Nye Fanafjord pour 38,6 millions de dollars.

Rebaptisé Northumberland, il est la solution pour remplacer temporairement l’ancien NM Holiday Island, le traversier irrémédiablement endommagé dans un incendie survenu avec 200 personnes à bord pendant une traversée à l’été 2022.

Le public était invité à admirer le Northumberland en fin de semaine à Wood Islands. Après quelques essais additionnels en mer, il sera prêt à accueillir des passagers dans quelques semaines.

Le traversier NM Northumberland.

Selon le capitaine, John Gruszewski, ce nouveau navire sera plus apte à affronter les conditions météorologiques difficiles.

C’est un excellent navire. Il est très manœuvrable, a-t-il affirmé.

Le navire est doté de propulseurs — quatre au total — qui peuvent tourner à 360 degrés, ce qui fait qu’on peut littéralement faire pivoter ce bateau sur un 10 cents, illustre-t-il.

Le navire compte aussi a cinq postes de pilotage, deux moteurs principaux et trois génératrices.

Âgé de 18 ans, le traversier peut accueillir 600 passagers et 180 véhicules.

Jeff Joyce, directeur général de Northumberland Ferries, explique que le Northumberland possède une bonne redondance, c’est-à-dire qu’il a de multiples systèmes ou composants de secours pour assurer son fonctionnement et sa sécurité, même en cas de défaillance d’un élément principal.

Sergei Makarenko, second officier du Northumberland, ne pouvait contenir son enthousiasme.

Je suis très fier et j’ai vraiment hâte à cette saison parce que nous avons un magnifique navire, il brille comme un sou neuf et nous sommes impatients de le montrer, a-t-il déclaré samedi.

Le service de traversier entre l’Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse reprend le 1er mai.

Pour monter à bord du Northumberland, il faudra attendre un peu plus longtemps. Il ne sera en service qu’à partir de la mi-juin, car il doit encore faire quelques semaines d’essais en mer.

Les responsables affirment que le navire est prêt à 98 %.

Il pourrait hypothétiquement être mis en service immédiatement si quelque chose arrivait au Confederation, l’autre traversier de Northumberland Ferries.

LA UNE : Le Northumberland (au bas de la photo), et le Confederation derrière, au quai de Pictou, en Nouvelle-Écosse, le 27 janvier dernier. Photo : Radio-Canada / Brian MacKay

PAR Radio-Canada d’après le reportage de Stéphanie Blanchet

 

Une arnaque de 38 000$ en usurpant l’image de Normand Brathwaite

Une québécoise aurait perdu pas moins de 38 000$ à cause d’une fausse publicité générée par intelligence artificielle mettant en vedette Normand Brathwaite, rapporte TVA Nouvelles.

Dans cette publicité trompeuse partagée sur Facebook, l’image de l’animateur, générée par l’IA, révélait son secret pour devenir millionnaire.

Séduite par le message, la victime serait entrée en contact avec un homme qui l’a convaincue d’investir.

Pendant près d’un an, il lui aurait soutiré pas moins de 38 000$, sous prétexte qu’elle achetait des actions.

Voyant dans son compte le fruit de ses investissements, elle aurait alors voulu retirer son argent. C’est alors que le prétendu conseiller lui aurait exigé un dernier paiement pour couvrir des «impôts»… avant de finalement disparaître complètement, toujours selon ce que rapporte TVA.

Elle perd 38 000$ en se faisant piéger par un faux Normand Brathwaite

Le Journal de Montréal (@journaldemontreal.com) 2025-04-24T10:38:27.676Z

Malheureusement, les autorités et les institutions financières ne pourraient rien faire, puisque la victime aurait transféré l’argent volontairement.

Une histoire triste, mais malheureusement de plus en plus fréquente vu les avancées rapides de la technologie.

Soyez vigilants et faites attention aux personnes à qui vous faites confiance!

Ce contenu a été créé avec l’aide de l’IA.

Séries en bref : Gabriel Landeskog marque son premier but dans la LNH depuis 2022

Quatre séries de la LNH se poursuivaient hier, alors qu’on avait droit à trois matchs #4 et un match #3.

Chacun de ces matchs étaient déterminants, alors qu’une équipe faisait également face à l’élimination.

Sans plus tarder, voici un résumé de ces quatre matchs.

1. Gabriel Landeskog inscrit un premier but en 1041 jours

Et voilà, c’est fait.

Cela faisait depuis la victoire de la Coupe Stanley de l’Avalanche du Colorado en 2022 que Landeskog n’avait pas joué dans la LNH, alors qu’on croyait tous que sa carrière était potentiellement terminée.

Mais pourtant, il a trouvé le moyen de revenir au jeu pour les séries, trois ans après son dernier match dans la LNH.

Et hier soir, à son deuxième match des séries, le capitaine de l’Avalanche a inscrit son premier but en 1041 jours.

Quel magnifique moment.

C’est beau de revoir Landeskog dans la LNH, alors qu’il n’avait que 29 ans lorsqu’il a dû prendre une pause en raison d’une grosse blessure au genou.

À 32 ans aujourd’hui, le capitaine de l’Avalanche semble de retour en pleine forme, et il n’y a rien de mieux que cela.

Pour ce qui est du match en tant que tel, eh bien, ce but de Landeskog a entre autres permis à l’Avalanche de l’emporter 4 à 0 face aux Stars de Dallas, et d’ainsi égaliser la série.

L’Avalanche a complètement dominé ce match avec 48 tirs, alors que MacKenzie Blackwood, quant à lui, a été parfait, repoussant les 23 tirs des Stars.

Le match #5 de cette série aura lieu à Dallas lundi à compter de 21h30.

La série est égale 2 à 2.

2. Les Sénateurs évitent le pire et restent en vie

Les Maple Leafs de Toronto avaient la chance aujourd’hui d’être la première équipe à passer au deuxième tour en balayant les Sénateurs d’Ottawa en quatre matchs.

Mais, évidemment, fidèles à leurs habitudes, les Leafs n’ont pas réussi à terminer le travail.

Les Sénateurs d’Ottawa ont trouvé le moyen de survivre et de remporter un premier match éliminatoire depuis 2017.

Pour un troisième match consécutif, les deux équipes se sont rendues en prolongation, mais cette fois, les Leafs ne sont pas sortis vainqueurs.

Pourtant, les Leafs ont vraiment eu la chance de clore le débat, alors qu’ils ont bénéficié d’un avantage numérique de quatre minutes offert par Drake Batherson, qui a atteint au visage Chris Tanev avec son bâton.

Les Leafs n’ont pas concrétisé sur cette opportunité, et cela a permis aux Sénateurs de garder espoir, et de finalement remporter le match grâce au but vainqueur de Jake Sanderson.

Les Sens demeurent donc en vie avec cette victoire de 4 à 3, alors que la série se transporte de nouveau vers Toronto, cette fois pour le match #5, qui aura lieu mardi à compter de 19h.

Les Maple Leafs mènent la série 3 à 1.

3. Le Lightning réduit l’écart face aux Panthers

Après avoir perdu ses deux matchs à domicile, le Lightning se retrouvait déjà pratiquement au bord du gouffre, alors que la série se transportait du côté de Sunrise, au domicile des Panthers.

Tampa n’avait pas le droit à l’erreur, alors que la troupe de Jon Cooper ne pouvait tout simplement pas tirer de l’arrière 3 à 0 dans la série.

Heureusement pour le Lightning, il a trouvé une façon de remporter le match #3, et d’ainsi réduire l’écart dans la série.

Même si le Lightning a été dominé 34 à 22 au chapitre des tirs au but, il a réussi à l’emporter 5 à 1, dans un match où Andrei Vasilevskiy a clairement eu le dessus sur Sergei Bobrovsky.

À noter que Jake Guentzel a inscrit deux buts dans ce match, et que Nikita Kucherov a obtenu trois passes.

Le prochain match de cette série aura lieu lundi à Sunrise à compter de 19h.

Les Panthers mènent la série 2 à 1.

4. Les Golden Knights nivellent la série face au Wild

Le Wild du Minnesota avait la chance hier soir de faire très mal aux Golden Knights de Vegas, et de mettre en péril les prédictions de pas mal tous les partisans de hockey en prenant les devants 3 à 1 dans la série.

Malheureusement pour le Wild, et pour ma prédiction, les Golden Knights ont nivelé la série hier soir en l’emportant 4 à 3 en prolongation.

Vegas a dominé le match 46 à 32 au chapitre des tirs, mais a eu un coup de main des arbitres, surtout sur leur troisième but, alors qu’à mon avis, il n’y aura pas dû y avoir de but. Les deux joueurs qui se bousculaient devant le filet auraient dû être chassés.

Le Wild n’a cependant pas baissé les bras et a égalisé moins d’une minute plus tard.

Mais au final, c’est tout de même les Golden Knights qui sont sortis gagnants, grâce au but vainqueur d’Ivan Barbashev.

Le match #5 de cette série aura lieu mardi à Vegas à compter de 21h30.

La série est égale 2 à 2.

En Rafale

– Voici les résultats de la veille.

– Voici les meilleurs pointeurs de la veille.

(Crédit: NHL.com)

– Au programme aujourd’hui : quatre matchs #4.

(Crédit: Google/NHL)

La reconstruction se déroule plus vite que prévu, selon Jeff Gorton

Je ne sais pas si on réalise tous à quel point c’est incroyable que le Canadien de Montréal soit en séries éliminatoires présentement.

C’est une énorme surprise et un énorme succès qu’on n’attendait aucunement en début de saison lorsque tous les joueurs et tous les membres de la direction parlaient du mix.

Voir le CH en séries en ce moment, c’est vraiment que du bonbon.

Personne ne s’en attendait, et tout le monde a été agréablement surpris de voir le groupe de Martin St-Louis prendre les choses en mains et effectuer une grosse remontée vers les séries.

C’est un énorme pas dans la bonne direction, alors que de l’expérience que gagne présentement chacun des jeunes joueurs du Tricolore n’a tout simplement pas de prix.

Jamais on aurait pu imaginer que cette équipe ferait déjà les séries, alors que le plan n’était pas de faire les séries aussi vite.

En effet, selon Jeff Gorton, le plan de reconstruction se déroule plus rapidement qu’initialement prévu.

C’est lors d’une entrevue avec Dan Rosen pour le site officiel de la LNH que Gorton a affirmé que le CH avait dépassé les attentes pour la présente saison.

Même la reconstruction se déroule plus rapidement que prévu, Gorton a avoué que dans les réunions et les conversations à portes fermées chez le CH, tout le monde espère que les choses iront plus vite.

« Publiquement, on est là et on dit qu’on aura besoin de patience, mais à l’intérieur de toutes les réunions et rencontres, on espère tous qu’on sera plus en avance que ce que les gens pensent. » – Jeff Gorton

Quand Gorton avait rejoint le Canadien il y a trois ans, le constat était clair, soit que le plan de reconstruction allait prendre un certain temps, et qu’il faudrait être patient.

Les partisans avaient tous acheté le plan, étant prêts à faire preuve de patience, pour au final vivre des jours meilleurs.

Et voilà qu’aujourd’hui, on est tous agréablement surpris et tellement heureux de revoir le CH en séries plus vite que prévu.

Évidemment, la reconstruction n’est pas terminée, mais la grande majorité du noyau important du Tricolore pour les prochaines années est officiellement arrivé, selon Gorton.

La preuve, mercredi, lors de la victoire du CH face aux Caps, l’avantage numérique était dirigé par cinq joueurs âgés de 25 ans ou moins.

Bref, d’être en avance sur le plan, ce n’est que du positif, et cela change quelque peu les plans en vue de la saison morte, si l’on se fie aux commentaires de Gorton.

Plusieurs joueurs ont prouvé qu’ils voulaient être ici et faire partie de la suite via leurs performances, et donc, cela sera à prendre en considération dès cet été.

Pour en savoir plus, je vous relaisse l’article complet de Dan Rosen juste ici.

En Rafale

– Une excellente addition pour les Blues.

– Wow. Deux styles complètement différents.

– Il est tout simplement hallucinant.

– Tout va mal avec le CF Montréal.

– Bravo !

Paysages rouges

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Zakaria Wakrim est un photographe marocain qui a  réalisé une série qui s’intéresse à l’exploration expérimentale des couleurs et des paysages.

Irology rejette les couleurs qu’on s’attend de voir sur un paysage traditionnel : une partie de la série s’attache à rendre rose et rouge les dunes de sables, pour créer un effet de surprise.

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Quand arrivera le Lexus TX 550h+ hybride rechargeable?

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« Je souhaite me procurer un VUS intermédiaire à trois rangées et à motorisation hybride rechargeable. Je sais que le Volvo XC90 T8 Recharge existe et qu’il est subtilement retouché en 2025, mais je le trouve vieillissant. Je me demande donc quand arrivera le Lexus TX 550h+ sur le marché canadien. » — Lionel

Réponse

Bonjour Lionel,

Il n’y a effectivement pas beaucoup de VUS intermédiaires à trois rangées de sièges disponibles sur le marché avec une motorisation hybride rechargeable. En fait, il n’y en a que deux de disponibles pour le moment : le Mazda CX-90 PHEV et le Volvo XC90 T8 Recharge.

Le premier n’est pas un véhicule de luxe, même s’il arbore un intérieur plus enjolivé que la majorité des autres véhicules dans la catégorie. Il ne propose que 42 kilomètres d’autonomie électrique et sa motorisation manque un peu de raffinement aussi pour être réellement convaincante.

Le second, quant à lui, est vieillissant, comme vous le dites. Il est sur le marché depuis l’année modèle 2016, sans grands changements. Sa mécanique est améliorée depuis ce temps, en ce sens qu’elle propose plus d’autonomie électrique qu’auparavant, atteignant maintenant 53 kilomètres homologués. Sa conduite demeure satisfaisante et son habitacle est bien fini, mais le tout commence à dater. D’ailleurs, le fait qu’il est impossible de conduire ce véhicule en mode électrique avec les 4 roues motrices engagées, puisque le moteur électrique se trouve à l’arrière et qu’il n’y en a pas pour entrainer les roues avant, montre la vétusté de la configuration mécanique. On sent bien que Volvo tente d’ajouter de l’eau dans la soupe avec les améliorations récemment apportées pour pallier les retards de commercialisation de l’EX90, qui devait normalement remplacer le XC90, mais ce n’est pas suffisant pour changer la donne.

Ça nous laisse le Lexus?

Il resterait donc, pour satisfaire vos critères, le Lexus TX 550+. Contrairement au Lexus RX 500h et Toyota Grand Highlander Hybrid Max, le TX 550h+ ne requiert pas les services d’un 4-cylindres turbocompressé de 2,4 litres. Il s’agit plutôt d’un V6 de 3,5 litres qui se trouve sous le capot, dont la puissance est de 259 chevaux. Il est accompagné de trois moteurs électriques, dont deux servent à la propulsion, qui ont une puissance respective de 179 chevaux et 101 chevaux. Une fois que tout est combiné, on a affaire à 404 chevaux, une puissance transmise par l’entremise d’une transmission à variation continue électronique. Pour fournir une autonomie électrique homologuée aux États-Unis à 53 km, il y a une batterie d’environ 13 kWh qui est installée à l’arrière, sous le coffre.

La puissance, le comportement routier et l’autonomie électrique en condition de conduite réelle demeurent à être validés, d’autant plus que la batterie d’une assez bonne taille ajoutera du poids au véhicule, qui s’avère 113 kg plus lourd que le TX 500h. On peut toutefois supposer sans trop se tromper que la version hybride rechargeable conservera l’essentiel des qualités qu’on connait du Lexus TX, soit l’espace intérieur, la bonne qualité de finition et le confort général.

Le hic est le suivant. La production du véhicule, qui se fait à l’usine de Princeton in Indiana, est très limitée, ce qui fait que le constructeur priorise le marché américain. La distribution au Canada est dans les cartons, mais Lexus Canada ne peut confirmer de date de mise en marché au Canada pour le moment.

C’est donc dire qu’il vous reste peu de choix pour répondre à votre besoin. Personnellement, je n’opterais pas pour le Mazda CX-90 ou le Volvo XC90 pour les raisons mentionnées plus haut, mais j’estime qu’il est plus judicieux de revoir vos critères pour éliminer le côté « hybride rechargeable » pour vous concentrer sur un hybride régulier. En ce sens, le Lexus TX 500h serait le meilleur choix, même si l’économie de carburant n’est pas aussi bonne que la version hybride rechargeable.

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Coupures à la NHTSA par le DOGE : Musk sans foi ni loi

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Ce n’est pas d’hier que je crie haut et fort qu’Elon Musk est un homme aux valeurs discutables. Ses frasques verbales ne se comptent plus, et il les fait sans aucune gêne sachant très bien qu’il n’y aura jamais de conséquences à ses actes. Dans la liste de ses dernières déclarations, en réponse à la pétition nationale qui demande au gouvernement de révoquer sa citoyenneté canadienne (eh, oui, Elon Musk a aussi la citoyenneté canadienne) signée par plus de 236 000 personnes, il affirma sur X que : « Le Canada n’est pas un vrai pays » (Canada is not a real country »). Après quelques heures, il a retiré le message, mais maintenant, le fond de sa pensée est connu. Il ne s’agit là que d’une autre frasque verbale d’un homme qui fait partie d’une administration qui veut annexer le Canada, rien de trop grave…

Toutefois, dans ses nouvelles fonctions improvisées au Department of Government Efficiency, le fameux DOGE, M. Musk peut se mettre le nez partout dans l’administration des organisations gouvernementales. Dans la longue liste de ces organisations, il y a aussi la National Highway Trafic Safety Administration (NHTSA). Vous avez très certainement fréquemment entendu parler de cette organisation qui est le pendant étasunien du ministère des Transports chez nous.

Ce sont eux qui émettent des rappels, interdisent la vente de véhicules s’ils sont jugés trop dangereux. Le rôle de cette organisation est d’être le chien de garde de la sécurité automobile aux États-Unis. Avons-nous besoin de vous dire que, quand la NHTSA se saisit d’une affaire, habituellement, le Canada et le reste du monde surveillent le dossier de près? C’est donc sur une très grande partie de la sécurité automobile mondiale que cet organisme à une influence. Vous voyez notre ami Elon Musk et son amour des restrictions et des contraintes débarquer à la NHTSA?

Comme il est à la tête de Tesla, il est en conflit d’intérêts flagrant face à la NHTSA. Avec tout son honneur habituel, il ne s’est même pas demandé s’il est normal que l’un des acteurs les plus influents de l’industrie de l’automobile, et souvent réprimandé, aille faire du ménage dans une organisation qui le surveille. Non seulement se pointe-t-il à la NHTSA avec un objectif de réduction des effectifs de 4 %, mais il a également un département bien en tête : National Highway Traffic Safety Administration’s Office of Vehicle Automation Safety. Quel est le rôle de ce département? Il gère et réglemente tout ce qui touche l’autonomisation de l’automobile. Vous ne voyez toujours pas le conflit d’intérêts?

Tesla a beau être un chef de file en matière d’autonomisation, l’entreprise a toujours besoin d’un chien de garde collectif pour assurer la sécurité routière. Ce n’est un secret pour personne que Tesla a mis sur la route des programmes de conduite autonome dont la fiabilité n’étaient pas démontrée et qui demandaient encore d’importants réglages. M. Musk a toujours décrié le NHTSA comme étant trop interventionniste sur ses dossiers. Dans cette foulée, Tesla est actuellement sous la contrainte de 8 enquêtes différentes, dont 5 qui touchent justement la calibration de son système de conduite AutoPilot « autonome » et Full Self Driving (FSD) qui ont fait défaut et entrainé des accidents. Vous ne voyez toujours pas le conflit d’intérêts?

Dans cette même veine, Elon Musk a la ferme intention de lancer un vaste parc de Robotaxi, une voiture entièrement autonome partout aux États-Unis. On ne parle pas d’une ou de deux voitures, mais bien de plus d’un million. Le Robotaxi développé par Tesla n’a pas de volant, il est donc tenu d’être entièrement autonome. On n’a donc aucune marge de manœuvre pour les tests, la calibration ou l’apprentissage. Ces véhicules seront sur les routes avec des passagers à bord et d’autres usagers dans les environs, il y a un risque réel. Elon Musk est impatient de les voir rouler.

Les 4 % de coupures exigés par M. Musk ne touchent que 30 personnes à la NHTSA. Ce qui est inquiétant, c’est que la National Highway Traffic Safety Administration’s Office of Vehicle Automation Safety est le département qui a été le plus visé et qui a le plus haut taux de licenciements. Suivant l’annonce des coupures, un employé de la NHTSA a commenté la situation : « Laisser le DOGE licencier ceux de la division autonome est une pure folie — nous devrions faire du lobbying pour ajouter des gens à la NHTSA ». C’est quand même un drôle de hasard que ce soit précisément le département qui impose le plus de contraintes techniques à Elon Musk qui soit aussi le plus visé par ses coupes budgétaires au nom de la réduction de la taille de l’État. Vous ne voyez toujours pas le conflit d’intérêts?

Ces coupures interviennent alors que les automobiles et les systèmes d’aides et d’assistances à la conduite sont de plus en plus complexes et présents. En ne permettant pas aux institutions gouvernementales d’en faire l’évaluation et la validation, ce sont les usagers de la route qui deviennent carrément sous la menace d’une roulette russe. De l’aveu même de l’organisation, avec la diversification des technologies et des plus récentes avancées, il devrait y avoir plus de personnel, pas moins.

Tout le monde doit être inquiet de cette situation, d’autant plus que Tesla a la capacité de faire des mises à jour à partir du nuage (Over the air) d’une manière extrêmement efficace. L’entreprise peut changer les paramètres et la programmation de ses systèmes sans aucune intervention du propriétaire. Donc, des millions de Tesla pourraient recevoir des modifications de programmation non validées ou, du moins, pas suffisamment. Vous ne voyez toujours pas le conflit d’intérêts?

C’est scandaleux

Si vous ne le voyez pas, nous n’avons pas la même perception des choses. Si Elon Musk avait minimalement eu la décence de mandater une autre personne pour s’attaquer à la NHTSA, l’histoire serait déjà moins scandaleuse, mais non, il y a un scandale et personne ne dit rien, c’est juste une autre frasque de plus dans une mer de frasques toutes plus indécentes les unes que les autres. Tout ce qu’il y a voir ici, c’est un homme qui a l’extraordinaire capacité de se débarrasser des contraintes qui pourraient lui mettre des bâtons dans les roues. Ce faisant, il se fout complètement de la sécurité des personnes qui le font vivre en achetant ses voitures. C’est grave, très grave. Tout ça au nom de la cupidité de l’un des hommes déjà parmi les plus riches du monde.

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Cafouillis autour du trempage des casiers de homard aux Îles

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Arrosage, excavation de lacs artificiels, utilisation de plans d’eau en milieux fragiles : pour pallier l’interdiction fédérale d’utiliser les lagunes, certains pêcheurs de homard des îles de la Madeleine se sont tournés vers des méthodes de trempage de casiers qui suscitent des préoccupations environnementales.

L’an dernier, à la suite de captures accidentelles de harengs, Pêches et Océans Canada a annoncé que les pêcheurs ne pourraient plus faire tremper leurs casiers dans les lagunes.

Cette pratique, jusqu’ici tolérée par le fédéral dans l’archipel madelinot, permettrait, selon de nombreux pêcheurs, de faire couler rapidement les engins de pêche en bois lors de la mise à l’eau officielle.

En mars, plusieurs pêcheurs avaient fait part de leurs craintes, lors des travaux du comité consultatif sur le homard, que l’interdiction fédérale occasionne d’autres problèmes environnementaux, notamment si certains se tournaient vers les lacs d’eau douce, de compétence provinciale, comme sites de trempage.

Leurs craintes se sont avérées. Des milliers de casiers ont été mis à tremper dans des plans d’eau situés dans des milieux dunaires et humides, notamment dans les secteurs du Havre-aux-Basques, de la Dune-du-Nord et de Grosse-Île.

Vue aérienne d'un milieu humide avec des centaines de casiers en trempage.

D’autres ont même procédé à des travaux d’excavation sur leur terrain pour créer des bassins artificiels.

Il y en a qui se sont creusé des trous chez eux, avec des pelles mécaniques, autour de leur maison, dans la swamp, et qui ont mis leurs cages à tremper là-dedans, explique le président de l’Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine, Rolland Turbide. D’autres ont mis ça à tremper dans des lacs d’eau douce.

Des centaine de casiers devant des dunes.

Le Comité ZIP des Îles s’inquiète de ces pratiques alternatives de trempage.

Notre principale interrogation, c’est l’accès aux plans d’eau et aux milieux humides qui les entourent [ainsi que] le déplacement de véhicules sur le terrain, affirme Karine Rioux, directrice du Comité ZIP. Est-ce qu’il y a destruction des habitats quand vient le temps de tremper les cages? questionne-t-elle.

Appréhendant ces problèmes, le Comité ZIP a interpellé le ministère québécois de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs dès que Pêches et Océans Canada a indiqué, en 2024, qu’il ne tolérerait plus cette pratique dans les lagunes sous sa responsabilité à partir de 2025.

Mme Rioux indique que les échanges qui ont eu lieu avec le ministère québécois témoignent d’un certain flou réglementaire.

Ça semble assez complexe, parce que c’est une pratique qui est unique au territoire des Îles, donc le règlement est peut-être un peu plus difficile à appliquer dans ce cadre-là, affirme Mme Rioux.

Karine Rioux déplore que les autorités responsables de la sauvegarde de l’environnement ne se soient pas concertées pour déterminer quelles seraient les solutions de rechange convenables pour les pêcheurs.

Les pêcheurs se sont retrouvés dans une situation, un peu coincés, pour trouver des solutions rapidement à une pratique qu’ils font depuis des années, indique-t-elle. Ce n’est pas surprenant qu’on observe tout sorte de pratiques alternatives sur le terrain.

Des casiers dans un milieu humide avec des dunes derrière.

Radio-Canada a questionné le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs ainsi que Pêches et Océans Canada à ce sujet mardi mais était toujours en attente de réponses au moment de publier ces lignes.

Le président de l’Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine soutient qu’il n’est pas de sa responsabilité de dénoncer ces pratiques puisque le mandat de l’Office concerne la mise en marché du homard.

Le président de la plus importante association de pêcheurs de homard de l’archipel, le Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles, a refusé de commenter ce dossier.

Des casiers ont été mis à tremper dans des milieux humides devant des dunes.

Inquiétudes pour les oiseaux

La multiplication des cages dans les milieux humides inquiète aussi l’Association des chasseurs et pêcheurs sportifs des Îles, qui craint des impacts sur la nidification des canards.

La sauvagine, elle arrive ici au printemps, il y a pas mal de canards qui viennent nicher ici, explique l’administrateur Donald Leblanc. Quand il y a 200 cages dans un marécage où la sauvagine va nicher, j’ai peine à croire que ça ne les dérange pas qu’un gars vienne installer ses cages et les enlever. S’il y a une femelle qui couve, elle va lâcher son nid, et si elle quitte pour plusieurs heures, la couvée est nulle.

Des casiers à l'eau dans une zone marécageuse.

M. Leblanc croit que le gouvernement fédéral n’a fait que déplacer le problème vers les milieux sous la responsabilité du gouvernement provincial.

Le fédéral a dit aux pêcheurs de ne plus mettre les cages à tremper dans l’eau salée et ils sont tous allés les foutre dans les marécages, là où il y a de la sauvagine. Le problème a juste changé de place.

Une citation de Donald Leblanc, administrateur de l’Association des chasseurs et pêcheurs sportifs des Îles

Donald Leblanc affirme avoir interpellé le Service canadien de la faune pour lui faire part de ce problème.

Radio-Canada attend une réponse d’Environnement et Changement climatique Canada, le ministère fédéral qui gère le Service canadien de la faune.

Arroser ses casiers à homard

La Municipalité des Îles, dont les réserves d’eau potable ont été exceptionnellement basses les 9 et 10 avril, confirme avoir été interpellée concernant un pêcheur qui aurait arrosé ses casiers à homard avec des arroseurs à gazon durant plusieurs jours.

Notre équipe s’est rendue sur place à la suite d’un signalement par un citoyen, mais il n’y avait personne, indique par courriel la responsable des communications Isabelle Cummings. Si une telle situation se reproduit, un avertissement pourra certainement être donné.

Un arroseur en marche est posé sur la pelouse.

La Municipalité des Îles-de-la-Madeleine a adopté en 2003 un règlement concernant l’utilisation de l’eau potable qui interdit à tout usager de se servir ou de permettre qu’on se serve de l’eau douce du réseau d’aqueduc de façon abusive ou de la gaspiller.

Notre règlement balise ou interdit certaines pratiques, mais celle-là n’est pas au nombre puisqu’elle est certainement directement en lien avec la nouvelle interdiction de trempage de Pêches et Océans Canada, indique Isabelle Cummings.

La Municipalité a refusé la demande d’entrevue de Radio-Canada, mais elle indique qu’elle fera prochainement de la sensibilisation au sujet des pratiques à éviter en matière d’eau potable.

Il est important de noter que la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine est gestionnaire des terres publiques de l’archipel depuis 2014 en vertu d’une entente de délégation de gestion avec le gouvernement du Québec.

Le conseil régional de l’environnement des Îles-de-la-Madeleine, Attention Frag’Îles, a aussi refusé de commenter ce dossier, nous dirigeant plutôt vers les instances gouvernementales qui peuvent être directement concernées selon les lois et règlements en vigueur.

LA UNE : Des centaines de casiers de homard ont été placés dans un milieu humide en bordure de la route à Grosse-Île. Photo : Courtoisie

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