La Coopérative des pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine n’a pas dit son dernier mot

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Même si elle n’a pas pu mettre la main sur les actifs de LA Renaissance, la Coopérative des pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine tente maintenant d’obtenir un permis qui lui permettrait de vendre des homards vivants.

Après avoir déposé une demande officielle de permis en avril, la Coopérative a présenté lundi après-midi son plan d’affaires de 45 pages et ses arguments à un comité interne du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) dans l’espoir de devenir le septième acheteur de homard accrédité dans l’archipel.

La Coopérative des pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine s’est constituée cet hiver, peu après la faillite de l’entreprise de transformation des produits marins LA Renaissance, pour tenter de mettre la main sur les actifs de celle-ci.

Bien que sa soumission n’ait pas été retenue, le regroupement coopératif persiste dans sa volonté de devenir un acteur de l’industrie de la pêche au homard.

Il y a vraiment une volonté parmi les membres d’innover dans les modèles de gouvernance dans l’industrie, explique le président de la Coopérative, Olivier Renaud. Renaissance et de Cap sur mer avec énormément de pertes financières pour les pêcheurs et de gaspillage d’argent public.","text":"Pour nous, ce n’est pas normal que, tous les sept ans environ, il y ait des faillites comme celles de LARenaissance et de Cap sur mer avec énormément de pertes financières pour les pêcheurs et de gaspillage d’argent public."}}">Pour nous, ce n’est pas normal que, tous les sept ans environ, il y ait des faillites comme celles de LA Renaissance et de Cap sur mer, avec énormément de pertes financières pour les pêcheurs et de gaspillage d’argent public.

La Coopérative négocie actuellement la location d’un vivier afin de pouvoir lancer ses activités dès 2024 si les délais d’émission du permis convoité le permettent.

On est en négociation d’une convention d’occupation pour un bâtiment qui est zoné adéquatement et qui était utilisé à cette fin-là il y a à peine deux ans, précise Olivier Renaud.

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Selon différents scénarios pour accroître la capacité de contention, la Coopérative estime que les installations pourraient contenir entre 90 000 et 180 000 livres de homard.

La Coopérative n’a pas pour objectif à court terme d’effectuer la transformation du homard.

Plus de homards, mais moins d’acheteurs

La Coopérative, qui compte actuellement 25 membres en règle, croit qu’il serait sain que davantage d’acheteurs soient inscrits au Plan conjoint de mise en marché des pêcheurs de homards des Îles-de-la-Madeleine.

Olivier Renaud se dit inquiet de voir la tendance actuelle du marché. Bien que les débarquements de homard aient triplé entre 2008 et 2023 dans l’archipel, le nombre d’acheteurs de homard a quant à lui stagné, voire diminué.

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Pour nous, ce n’est pas bon signe pour notre industrie, ça nous inquiète énormément de voir ce nombre-là diminuer, ajoute M. Renaud. Pour une meilleure application de la convention de mise en marché, on souhaite de la compétition, on souhaite un plus grand nombre d’industriels.

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Il précise du même souffle que l’archipel a déjà compté plus d’une dizaine d’acheteurs de homards il y environ 20 ans, à l’époque où les quantités de homards ramenées à quai étaient beaucoup moins considérables.

Le président de la Coopérative ajoute également que la Gaspésie compte 13 acheteurs de homard bien qu’on y pêche seulement le tiers du homard québécois, alors qu’on trouve seulement six acheteurs aux Îles-de-la-Madeleine pour 62 % des débarquements de la province.

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Décision attendue cet automne

Le MAPAQ devrait rendre une décision quant à l’octroi d’un nouveau permis d’acquéreur de homard à la Coopérative des pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine au cours des prochaines semaines.

On aimerait avoir une réponse dans le mois de septembre, affirme Olivier Renaud. On espère que ça va être traité de façon assez rapide pour bien se préparer en vue de la prochaine saison.

Le président de la Coopérative admet que les attentes sont très élevées.

Un refus pourrait donner une importante vague de cynisme dans l’industrie, croit-il.

Le Plan conjoint de mise en marché du homard est en vigueur dans l’archipel madelinot depuis 1991. L’Office des pêcheurs de homards des Îles négocie chaque année une convention de mise en marché avec l’Association québécoise de l’industrie de la pêche, qui représente les acheteurs, dans le but, entre autres, de fixer le prix des captures pour les 325 homardiers madelinots.

LA UNE : La coopérative a présenté son plan d’affaires lundi. (Photo d’archives). PHOTO : RADIO-CANADA / ISABELLE LAROSE

PAR Isabelle Larose