Le plus gros supermarché des Îles-de-la-Madeleine est fermé depuis mercredi matin, et ce, jusqu’à vendredi en raison de la grève des employés.
Les travailleurs syndiqués de l’épicerie Coop IGA L’Unité de Lavernière ont entamé trois jours consécutifs de débrayage. Malgré deux jours de négociation en présence d’un conciliateur la semaine dernière, les deux parties ne sont pas arrivées à une entente.

Les employés demandent une augmentation de salaire de deux dollars de l’heure et des meilleures conditions pour le régime de retraite. Ils sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2025, moment où s’est entamé un bras de fer avec la direction de la Coop.
Dans un communiqué acheminé aux médias, le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN allègue que l’enjeu du respect en est un central actuellement. L’organisation décrie que le conflit de travail avance à pas de tortue
malgré la conciliation entamée.
L’argent est là. C’est le [conseil d’administration] de l’épicerie qui a décidé que les travailleuses et les travailleurs ne méritaient pas de gagner plus. Pourtant, tout le monde a droit à la dignité
, fait valoir David Bergeron-Cyr, vice-président de l’organisation syndicale.

Le syndicat estime par ailleurs que ses membres se sont tenus debout de façon exemplaire
et demeurent déterminés à se faire entendre.
La version initiale de ce texte a été bonifiée afin d’inclure la réaction de la partie patronale.
Une entente sur la table, selon l’employeur
Dans une déclaration écrite acheminée à Radio-Canada, le président du conseil d’administration de la Coop, Francis Boudreau, défend quant à lui qu’une offre a été déposée par la partie patronale. Cette proposition est à son avis parmi les plus avantageuses offerte à travers la province
.
Le gestionnaire explique qu’elle contient notamment une augmentation salariale additionnelle de 10 % en cours de convention collective et une hausse salariale de 4,74 % des échelles salariales rétroactive au 1er janvier.
Nous croyons sincèrement qu’il s’agit d’une offre juste, compétitive et qui reflète la réalité de notre organisation et notre volonté de préserver un commerce fort et viable au bénéfice de toute la communauté.
Nous demeurons pleinement engagés dans le processus de négociation afin de conclure une entente le plus rapidement possible
, ajoute M. Boudreau.
Un mandat de huit jours
Le 20 juin, la partie syndicale s’est dotée d’un mandat de grève de huit jours. Le syndicat avait alors expliqué avoir l’intention d’utiliser ce moyen de pression si elle ne se rapprochait pas d’une entente avec l’employeur. Les travailleurs syndiqués ont déjà tenu deux journées de grève, le 26 juin et le 8 juillet.
Le syndicat du IGA Coop L’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et dans le Centre-du-Québec.
LA UNE : Les syndiqués du magasin Coop IGA l’Unité de Lavernière veulent obtenir de meilleures conditions de travail. Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose









