Heurter un animal pourrait vous coûter jusqu'à 300 $ d'amende et 9 points d'inaptitude

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La conduite automobile n’est pas sans risque. De nombreux événements peuvent survenir à tout moment, tels qu’une crevaison, une collision avec un autre véhicule ou encore avec un animal. D’ailleurs, peu d’entre nous le savent, mais lorsqu’un conducteur heurte un animal, il a certaines obligations à respecter en vertu du Code de la sécurité routière et ce n’est pas nouveau. En omettant de s’y conformer, il risque de recevoir un constat d’infraction, dans certains cas.

Les règles à suivre quand on heurte un animal sauvage

Très souvent, lorsqu’un automobiliste heurte un animal, si le véhicule peut toujours circuler, il repart et communique par la suite avec son assureur afin de faire réparer les dommages. Cependant, saviez-vous que ce n’est techniquement pas la seule démarche à effectuer?

Selon le Code de la sécurité routière, un conducteur doit aussi aviser les policiers lorsqu’il heurte un animal de plus de 25 kilos, qu’il soit domestique ou sauvage. Selon les circonstances, il doit également demeurer sur les lieux jusqu’à l’arrivée d’un policier, à moins d’avoir reçu une autorisation de quitter les lieux. Ne pas respecter cette obligation pourrait entraîner une amende pouvant atteindre 300 $ ainsi que l’imposition de 9 points d’inaptitude. Différents articles du Code de la sécurité routière, notamment les articles 168, 169, 170 et 171, peuvent s’appliquer selon la situation. Prendre des photos de la scène, du véhicule et de l’animal est également fortement recommandé, autant pour les démarches auprès de votre assureur que pour documenter les événements.

De plus, certains animaux doivent obligatoirement être déclarés aux agents de protection de la faune s’ils sont tués lors de l’impact. Cette déclaration permet notamment aux autorités de récupérer l’animal ou d’intervenir lorsque la situation l’exige. Voici la liste complète :

  • Bœuf musqué
  • Carcajou
  • Caribou
  • Cerf de Virginie
  • Couguar
  • Coyote
  • Loup
  • Lynx du Canada
  • Lynx roux
  • Opossum d’Amérique
  • Orignal
  • Ours blanc
  • Renard gris
  • Dindon sauvage
  • Oiseaux de proie diurnes et nocturnes

Après une collision avec un animal, il est également recommandé d’immobiliser son véhicule dans un endroit sécuritaire, d’activer les feux de détresse et d’éviter de s’approcher d’un animal blessé. Même grièvement atteint, celui-ci peut réagir de façon imprévisible et représenter un danger.

Et les animaux domestiques?

Les mêmes règles s’appliquent lorsqu’il s’agit d’un animal domestique. En revanche, certains éléments supplémentaires doivent être pris en compte. Pour commencer, si vous happez un animal accompagné de son propriétaire ou se trouvant à proximité de celui-ci, par exemple un chien qui s’est sauvé de sa cour et traverse la rue, il ne faut surtout pas quitter les lieux. Il faut plutôt s’arrêter, vérifier l’état de l’animal et s’assurer que son propriétaire n’a pas besoin d’aide.

Dans d’autres situations où aucun maître ne serait à proximité, vérifiez, si cela est possible et sans vous mettre en danger, la présence d’un collier ou d’une médaille permettant d’identifier le propriétaire afin de l’aviser de la situation.

Zones et périodes plus à risque

Il est évidemment impossible d’être complètement à l’abri d’une collision avec un animal. Toutefois, certains gestes permettent d’en réduire les risques. Il est notamment important d’adapter sa vitesse aux limites permises, mais aussi aux conditions de visibilité, qui peuvent parfois être réduites.

Il faut également savoir qu’au printemps et à l’automne, les animaux sauvages sont plus actifs et se déplacent davantage à la recherche de nourriture, ce qui les amène à traverser plus fréquemment les routes. Les périodes de l’aube et du crépuscule sont aussi reconnues pour être plus propices aux collisions, puisque plusieurs espèces sont particulièrement actives à ces moments de la journée.

Enfin, portez une attention particulière à la signalisation, qui indique souvent les secteurs où les risques de croiser un animal sont plus élevés. Si vous apercevez un cerf ou tout autre animal sauvage en bordure de la route, redoublez également de prudence, puisqu’il est fréquent que d’autres suivent quelques secondes plus tard. Une conduite préventive demeure le meilleur moyen de réduire les risques et d’éviter qu’une simple rencontre avec la faune ne tourne au pire.

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