Le Tim Hortons des Îles-de-la-Madeleine a définitivement fermé ses portes hier, le 5 septembre. Une fermeture qui marque la fin d’une époque pour de nombreux Madelinots, alors que l’établissement était devenu, au fil des décennies, bien plus qu’un endroit où prendre un café : il constituait aussi un véritable lieu de rencontre.

Le manque de main-d’œuvre serait au cœur de cette décision. Les changements apportés aux programmes encadrant l’embauche et le maintien en poste de travailleurs étrangers auraient notamment fragilisé les opérations du restaurant. Quatorze travailleurs philippins avaient d’ailleurs été recrutés afin de répondre aux besoins de personnel.
La disparition du commerce vient également bouleverser les habitudes de plusieurs clients. Certains s’y rendaient quotidiennement, parfois même plusieurs fois par jour, autant pour prendre un café que pour échanger, rencontrer des connaissances et briser l’isolement.
Cette fermeture ramène à l’avant-plan un défi qui touche de nombreuses entreprises de l’archipel : le vieillissement de la main-d’œuvre et les difficultés croissantes de recrutement. Un enjeu qui dépasse largement le secteur de la restauration et qui soulève des préoccupations quant au maintien de certains commerces et services aux Îles.
Avec la fermeture du Tim Hortons, c’est donc une présence de plus de trois décennies qui disparaît du paysage commercial madelinot, tout en illustrant de façon bien concrète les défis de main-d’œuvre auxquels fait face l’archipel.
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