Le nombre d’heures de travail requis pour recevoir des prestations régulières d’assurance-emploi a fortement diminué en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Pour la période du 6 septembre au 10 octobre, un travailleur doit avoir cumulé 525 heures assurables, contre 630 durant la période précédente et 665 au cœur de l’été.
Évolution des indicateurs de chômage (juillet à octobre 2026)
| Période visée (2026) | Taux de chômage régional (%) | Heures assurables requises | Durée des prestations régulières (Min / Max) |
|---|---|---|---|
| 12 juillet au 8 août | 6,9 | 665 | 15 à 38 semaines |
| 9 août au 5 septembre | 8,0 | 630 | 17 à 40 semaines |
| 6 septembre au 10 octobre | 10,3 | 525 | 21 à 45 semaines |
Cet assouplissement découle de la hausse du taux de chômage régional utilisé par l’assurance-emploi. Calculé selon une moyenne mobile de 3 mois, il est passé de 6,9 % en juillet à 10,3 % en septembre.
C’est une bonne nouvelle pour les travailleurs parce que ça facilite l’accès à l’assurance-emploi pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’heures.
La durée des prestations s’est également allongée. Elle varie maintenant de 21 à 45 semaines, comparativement à un minimum de 15 semaines en juillet. Le calcul des prestations hebdomadaires devient aussi légèrement plus avantageux.

Ça leur permet de souffler un peu parce que c’est plus accessible, plus généreux, si on peut dire
, résume Nadia Mongeon.
Le trou noir
demeure
Ces changements ne règlent toutefois pas la période sans revenu vécue par plusieurs travailleurs saisonniers, particulièrement dans le secteur touristique. Selon Nadia Mongeon, certains épuisent leurs prestations en février ou en mars, alors que leur emploi ne reprend qu’en juin.
Deux ou trois semaines de plus, parfois, ça peut faire une grosse différence pour ceux qui travaillent dans le tourisme. C’est fantastique, mais ça ne réglera pas le trou noir
, prévient la coordonnatrice.
Le Mouvement Action Chômage réclame cependant un seuil permanent de 420 heures et des mesures mieux adaptées aux industries saisonnières propres à la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
[L’idée] ce n’est pas tant d’atteindre un taux de chômage plus élevé. C’est plutôt d’avoir des mesures adaptées à notre situation
, conclut Nadia Mongeon.
LA UNE : La hausse du taux de chômage régional facilite temporairement l’accès à l’assurance-emploi, mais ne règle pas le « trou noir » vécu par plusieurs travailleurs saisonniers, selon le Mouvement Action Chômage Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes









