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Publié le 9 février 2012 | par Webmestre

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Une pétition pour dénoncer les compressions à la Garde côtière


 

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) lance une pétition à l’échelle du pays pour dénoncer les compressions prévues dans les services de la garde côtière canadienne.Plusieurs députés de l’opposition ont lancé mercredi un appel à l’opinion publique depuis la tribune de la presse parlementaire à Ottawa.Le NPD réaffirme que la décision de fermer, en avril, le Centre de sauvetage de la Garde-Côtière à Québec menace la vie des pêcheurs et des marins.Le NPD soutient que les réductions de personnel dans les centres de contrôle du trafic maritime menacent la sécurité de tous les navigateurs du Saint-Laurent.La Garde côtière canadienne devra aussi réduire les heures supplémentaires de son personnel, notamment dans les centres de services de communication et de trafic maritimes comme celui des Escoumins.Cette décision s’ajoute à celle de ne pas systématiquement remplacer les officiers malades ou en congé.La fermeture du centre de sauvetage de la Garde côtière à Québec et le transfert de la centrale d’appels de détresse à Halifax viennent encore davantage alimenter les inquiétudes du NPD.Le député néo-démocrate de Gaspésie-Les-Iles-de-la-Madeleine, Phillip Toone croit qu’avec ces compressions, « le service ne sera pas là dans une situation où les secondes comptent . »Les associations de pêcheurs appuient d’ailleurs la démarche pour faire annuler ces compressions qui entreront en vigueur au cours des prochaines semaines.

 

Réactions syndicalesLe syndicat des Officiers du service de communication et de trafic maritime (STCM), est aussi d’avis que ces mesures budgétaires compromettront la sécurité maritime et mettront des vies en danger.À certaines périodes de l’année, constate le porte-parole syndical des employés des Escoumins, Jean Bourdon, la gestion du trafic maritime et la réponse aux appels de détresse ne seront assurées que par deux officiers au lieu de trois. Il y a toujours eu trois officiers de faction au centre de communication des Escoumins.« « Ces officiers sont essentiels à la sécurité de la navigation dans l’estuaire du St-Laurent et sur le Saguenay ». » — Jean Bourdon du syndicat des Officiers des STCMJean Bourdon craint que le centre ne soit plus en mesure de remplir son rôle adéquatement. « Le volet sauvetage maritime, explique M. Bourdon, c’est une écoute constante sur la voie d’appel et de détresse, la voie 16. Ça peut aller d’un petit problème de moteur pour un plaisancier jusqu’à un navire qui est en train de couler »Le président de la section locale 2182 des TCA, Martin Grégoire abonde dans le même sens. « Il faut s’assurer que même l’appel le plus faible soit entendu. »Déjà le mois dernier, rappelle-t-il, une station de communication a raté un appel à l’aide lors qu’on simulait une réduction de personnel.« C’est un jeu dangereux à jouer. » — Martin Grégoire président du local 2182 des TCA

 

Petites économiesPour Jean Bourdon, il est insensé de risquer des vies pour économiser 125 000 $ par année. Sans compter les risques de collisions et de catastrophes environnementales en plein coeur du parc national marin du Saguenay, ajoute le représentant syndical.« Il y a un réel risque qu’un appel de détresse rencontre des délais involontaires, non désirés dans une situation de détresse. » — Jean Bourdon du syndicat des Officiers des STCMLes mesures d’économie ne s’appliqueront pas durant les mois de juillet et août, les plus achalandés de l’année pour la navigation dans l’estuaire. Toutefois, ce n’est pas suffisant pour le syndicat qui affirme que le risque est presque aussi élevé durant les mois de mai, juin et septembre.En plus des appels de détresse et d’informations, les STCM gère la circulation maritime, la détection des navires étrangers non immatriculés. Les 22 stations du Canada prennent en charge 7000 cas de recherche et de sauvetage par année. Onze centres sont visés par les compressions.La station de communication des Escoumins, située à 15 km de l’embouchure du Saguenay, a été mise en place au début des années 1970 à la suite de quatre incidents maritimes.Le secteur est considéré comme dangereux en raison entre autres de mauvaises conditions météorologiques. C’est aussi l’endroit où les pilotes du Saint-Laurent embarquent dans les navires qui descendent ou remontent le fleuve. Le trafic y est donc important.Pour le moment, la Garde côtière canadienne, section Québec, n’a pas commenté les craintes exprimées par le syndicat. 

 

D’après les reportages d’Hervé Gaudreault et de Paul Huot 

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