Une invention pour éteindre les véhicules électriques en feu débarque au Québec

Publicité

Publicité

Articles similaires

Avec l’augmentation constante du nombre de véhicules électriques sur nos routes, les services d’urgence doivent composer avec une nouvelle réalité. Bien que les incendies impliquant des batteries à haute tension demeurent relativement rares, leur gestion représente un défi particulier.

Contrairement à une automobile conventionnelle, une batterie lithium-ion peut continuer à générer de la chaleur même après l’extinction apparente des flammes, ce qui augmente les risques de reprise du feu.

Cette caractéristique oblige souvent les pompiers à maintenir une surveillance prolongée et à utiliser d’importantes quantités d’eau afin de stabiliser la situation. Plusieurs organisations à travers le monde cherchent donc des méthodes plus efficaces pour neutraliser ces incidents.

Une nouvelle solution débarque au Québec

C’est dans ce contexte qu’un remorqueur de Pont-Rouge, a mis au point un système qui a passablement attiré l’attention lors d’une intervention effectuée auprès d’une Kia EV9, le 11 juin dernier, à Trois-Rivières.

Après avoir pris feu à la suite d’une collision avec un autre véhicule, les pompiers ont eu de la difficulté à venir à bout des flammes qui se propageaient dans le VUS. Ils ont donc fait appel aux services du remorqueur et de son unité de submersion et confinement de véhicule électrique.

Inspiré par des dispositifs du genre déjà utilisés aux États-Unis, le concept repose sur l’utilisation d’un conteneur spécialement conçu pour recevoir un véhicule en feu. Une fois tirés à l’intérieur avec le treuil intégré, les pompiers connectent leurs tuyaux au conteneur et la voiture est ensuite immergée afin d’éteindre les flammes, refroidir la batterie et éliminer les conditions favorisant la poursuite des réactions thermiques.

Cette approche a permis de réduire considérablement le temps nécessaire pour sécuriser le véhicule touché par l’incendie. Après trente minutes dans le dispositif, tout était éteint, puisque l’oxygène était totalement coupé. L’objectif n’était pas seulement d’éteindre les flammes, mais aussi d’empêcher toute reprise ultérieure de la combustion.

Perception persistante

Malgré les perceptions populaires, les données indiquent que les véhicules électriques ne sont pas plus susceptibles de prendre feu que leurs équivalents à essence. Bien au contraire, les véhicules à essence prennent feu beaucoup plus souvent que ceux électriques.

En 2022, la Sécurité publique norvégienne a comptabilisé 3,8 incendies par 100 000 véhicules électriques ou hybrides, contre plus de 68 incendies par 100 000 véhicules à essence. Rappelons que la Norvège est l’un des pays ayant la plus forte proportion de véhicules électriques dans le monde.

Cette même année, en Australie, le département de la Défense finançait un programme sur la sécurité incendie autour des voitures électriques. Résultat : ils ont découvert qu’il y avait 0,001 2 % de chance qu’une auto électrique prenne feu, comparativement à 0,1 % de chance pour un véhicule à motorisation thermique.

Pourquoi donc cette perception persistante? Simplement parce que les incendies de batteries sont féroces, imprévisibles et spectaculaires. Et si le pire survient, il y a maintenant un outil efficace qui commence à faire son apparition chez nous.

Abonnez-vous à l’infolettre RPM pour recevoir chaque semaine tous les contenus automobiles qui vous intéressent. Retrouvez RPM sur Facebook et YouTube.

POURRAIT VOUS INTÉRESSER
[jwplayer key= »KBFgFc0d »]

Des questions?