Année après année, lorsque le beau temps et la période estivale pointent le bout de leur nez, nous assistons à l’apparition de nombreux chantiers routiers. Bien que nous en ayons certains à l’année, les conditions climatiques du Québec font en sorte que c’est principalement en été que nous les retrouvons. Avec leur arrivée viennent également divers les campagnes de sensibilisation partout. On assiste même à des opérations nationales concertées sur les routes afin de sensibiliser et de conscientiser les conducteurs directement dans leur véhicule.
Malgré cette routine qui se répète, de nombreux automobilistes semblent vite oublier comment se comporter sur un chantier routier et d’ailleurs, en étant souvent sur la route, je vois et je vis des situations qui vont à l’encontre de ce qu’elles devraient être. C’est donc dans cet optique que j’aborde le sujet aujourd’hui dans l’espoir de sensibiliser certains usagers de la route.

En zone de chantier routier, on respecte la signalisation
Si vous conduisez un véhicule au Québec en 2026, vous risquez assurément de croiser un ou plusieurs chantiers routiers sur votre route cet été. Les raisons de leur présence sont nombreuses : construction d’une nouvelle route ou d’une nouvelle configuration, réfection d’une chaussée endommagée, remplacement d’éléments situés sous la route, et il en existe bien d’autres. Cependant, tous les chantiers ont des éléments en commun : une signalisation temporaire est mise en place et des travailleurs et travailleuses y sont présents.
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La signalisation temporaire que l’on voit sur les panneaux orange n’est pas là pour décorer. En approche d’une zone de travaux, elle sert à prévenir de ce qui se passe plus loin sur la route et, une fois dans cette zone, elle indique la marche à suivre. L’un des panneaux que l’on retrouve le plus souvent est celui annonçant une réduction de la vitesse permise dans un esprit de sécurité.
Cependant, le véritable problème n’est pas la signalisation. Plusieurs conducteurs croient que les réductions de vitesse dans les zones de travaux sont facultatives, qu’il y ait ou non des travailleurs sur le chantier. Par exemple, sur l’autoroute, alors que j’adapte ma vitesse, je constate que plusieurs gardent le pied au plancher et ignorent les consignes. Même chose sur les routes à une seule voie par direction. Il m’arrive souvent de me faire coller au pare-chocs par un conducteur pressé qui voudrait rouler plus rapidement, alors que seuls quelques mètres et une série de cônes séparent les véhicules des travailleurs à pied. Et non, pour ceux qui se le demandent, je ne roule pas sous la limite indiquée ; je l’adapte simplement en fonction des indications en place.
Certains diront que les limites de vitesse temporaires sont parfois exagérées ou maintenues alors qu’aucun travailleur n’est présent. Même si cette perception peut parfois sembler justifiée, elle ne donne pas aux automobilistes le droit de choisir eux-mêmes quelles règles respecter ou non.

Les signaleurs : il faut aussi les respecter
Une autre situation que l’on peut observer sur un chantier routier est la circulation en alternance sur une seule voie. Ici, en plus des travailleurs, s’ajoutent les signaleurs routiers. Chaque année, de nombreux incidents sont rapportés : altercations verbales, agressions physiques ou même des personnes embouties par un véhicule. Ces exemples démontrent le manque de savoir-vivre de certains ainsi que leur impatience.
Pour ceux qui se le demandent, ces situations ne sont pas inventées ; elles sont rapportées chaque année par les médias. J’ai même eu l’occasion de m’entretenir avec du personnel de signalisation qui m’a confirmé les dangers vécus au quotidien. Il n’est donc pas surprenant que l’on voie de plus en plus de véhicules équipés d’un système de feux de signalisation et d’une barrière mobile permettant de gérer la circulation. Ainsi, le signaleur peut demeurer à l’intérieur du véhicule plutôt que d’être exposé directement à la circulation.
Malgré cela, j’ai déjà vu de mes propres yeux, l’été dernier, une personne tenter de passer avec son véhicule alors que d’autres véhicules arrivaient plus loin en sens inverse sur une voie à circulation alternée.

Des situations qui pourraient être évitées
Selon les plus récentes statistiques publiées par la SAAQ, en 2024, à l’approche ou dans une zone de chantier routier, on a dénombré pas moins de 755 victimes au Québec. De ce nombre, 744 personnes ont été blessées et 11 personnes sont décédées.
Comme le mentionne la SAAQ, « ce sont quelques chiffres de trop », et je ne peux qu’être d’accord avec cette affirmation. Plusieurs de ces accidents auraient pu être évités si les gens respectaient davantage la signalisation dans les zones de travaux, faisaient preuve de plus de respect et observaient mieux leur environnement.

Une facture salée
Il faut également rappeler que le non-respect de la vitesse dans une zone de travaux routiers peut coûter cher. Selon la loi au Québec, les amendes y sont doublées. Par exemple, dans une zone où un panneau orange indique une limite de 70 km/h, si vous roulez à 90 km/h, le montant de base de l’amende passe de 70 $ à 140 $. Dans cette même zone limitée à 70 km/h, si vous circulez à 100 km/h, l’amende de base grimpe à 240 $, alors qu’à 115 km/h, elle bondit à 420 $.
À ces montants peuvent s’ajouter divers frais et contributions, ce qui peut rapidement gruger un budget mensuel à une époque où le coût de la vie est déjà élevé. C’est donc à considérer à deux fois avant de rouler en fou dans une zone de travaux.

Prévoir ses déplacements
Il est impératif de toujours prévoir ses déplacements. Que ce soit pour aller au travail, faire une sortie ou partir en vacances, il existe aujourd’hui plusieurs outils en ligne permettant de consulter l’état des routes empruntées.
De plus, pour les trajets quotidiens, les travaux sont souvent annoncés quelque temps à l’avance. En prévoyant ses déplacements, il est possible de savoir à quoi s’attendre, de partir plus tôt et de réduire le stress lié à un éventuel retard. Ainsi, cela permet d’éviter de perdre patience, d’adopter un comportement dangereux et de mettre les autres en danger.
En mon nom et en celui de toutes les personnes qui travailleront sur les chantiers routiers cet été, s’il vous plaît, respectez la signalisation et redoublez de prudence afin que nous puissions tous profiter pleinement de l’été.
Bonne route et bon été!
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