Magna serait ouvert à assembler des véhicules chinois au Canada

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La possibilité de fabriquer des véhicules chinois au Canada n’est pas un sujet nouveau dans l’actualité automobile. Plus tôt cette année, nous apprenions que le constructeur chinois BYD souhaitait s’implanter à court terme au pays par l’entremise d’un réseau de concessionnaires. À plus long terme, la construction d’une usine d’assemblage sur le sol canadien ferait également partie des scénarios envisagés. Nous avons aussi appris plus tôt cette année que Stellantis avait étudié la possibilité de produire des véhicules de la marque chinoise Leapmotor dans son usine de Brampton, en Ontario, même si aucun projet concret n’a finalement vu le jour jusqu’à présent.

Aujourd’hui, c’est au tour du géant canadien Magna International de faire parler de lui à ce sujet à la suite de déclarations de son président et chef de la direction.

Construire des véhicules chinois au Canada?

Magna International est l’une des plus importantes entreprises de l’industrie automobile à l’échelle mondiale. Basée à Aurora, en Ontario, la société est à la fois équipementier, fournisseur de technologies et sous-traitant pour plusieurs constructeurs automobiles. Elle est notamment reconnue pour ses activités d’assemblage de véhicules via sa division Magna Steyr, en Autriche. Des modèles comme la BMW Z4 et la Toyota Supra y ont été assemblés.

L’entreprise se retrouve aujourd’hui sous les projecteurs à la suite d’une entrevue accordée la semaine dernière par son PDG, Swamy Kotagiri, au média The Detroit News. Interrogé sur la possibilité d’assembler des véhicules chinois en Amérique du Nord, M. Kotagiri aurait indiqué que « Magna demeurait ouverte à cette éventualité ». Toutefois, il a précisé qu’un tel projet devrait s’inscrire dans un partenariat à très long terme pour être viable et justifier les investissements nécessaires.

Le dirigeant souligne également que Magna entretient déjà des relations étroites avec plusieurs constructeurs chinois. Présente en Chine depuis plus de vingt ans, l’entreprise y a développé un vaste réseau de partenaires locaux. Cette expérience a notamment contribué à l’obtention, à l’automne 2025, d’un contrat visant la fabrication de deux modèles électriques du constructeur chinois XPENG dans les installations de Magna Steyr en Autriche.

Sauter sur l’occasion

Comme l’a laissé entendre le PDG de Magna, l’entreprise connaît bien les constructeurs chinois et bénéficie déjà d’un lien de confiance avec plusieurs d’entre eux. Alors que ces derniers cherchent de plus en plus à étendre leur présence à l’extérieur de leur marché domestique, notamment en Europe et éventuellement en Amérique du Nord, Magna pourrait se retrouver dans une position privilégiée pour devenir leur partenaire industriel.

Une telle entente pourrait également représenter une occasion intéressante pour le Canada. L’arrivée de nouveaux projets d’assemblage contribuerait à soutenir l’emploi dans le secteur manufacturier automobile, un défi qui demeure bien réel dans le contexte actuel marqué par les décisions de l’administration américaine.

Reste maintenant à voir si Magna parviendra à transformer cette ouverture en projet concret. L’entreprise devra d’abord trouver un constructeur prêt à s’engager dans un partenariat de longue durée. Une chose est certaine : alors que les constructeurs chinois poursuivent leur expansion mondiale, le Canada pourrait éventuellement devenir l’une de leurs prochaines destinations de production.

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