Ferrari met aux enchères sa première voiture électrique malgré un accueil mitigé

Publicité

Publicité

Articles similaires

Elle a beaucoup fait réagir depuis sa présentation. La toute première Ferrari Luce de production sera mise aux enchères le 14 août prochain, dans le cadre du prestigieux Monterey Car Week, l’un des plus importants rendez-vous automobiles et de voitures de collection au monde. Il s’agit d’un geste audacieux de la part de Ferrari, puisque le premier modèle 100 % électrique de l’histoire de la marque est loin d’avoir fait l’unanimité depuis son dévoilement.

Surnommée « Châssis 0 », cette voiture unique sera proposée par RM Sotheby’s. Ferrari estime déjà sa valeur à plus de 800 000 € (environ 1,3 M$ CA), mais plusieurs observateurs s’attendent à ce que les enchères grimpent bien au-delà de cette estimation.

Un exemplaire unique

Contrairement aux premiers exemplaires, qui sont souvent conservés dans les collections du constructeur ou exposés dans son musée, Ferrari a choisi de faire du tout premier exemplaire de production de la Luce une véritable pièce de collection dès sa sortie de l’usine.

Cette Luce bénéficie d’une configuration Tailor Made exclusive. Sa carrosserie est habillée d’une peinture blanche nacrée semi-mate dont les reflets qui varient selon la lumière. Les jantes, les étriers de frein et même les emblèmes Ferrari reprennent ce thème immaculé. L’habitacle est lui aussi entièrement personnalisé, avec une finition conçue exclusivement pour ce véhicule.

Autre particularité, 100 % des profits de la vente seront remis à The Ferrari Foundation, un organisme qui finance des projets liés à l’éducation.

Un lancement qui a fait couler beaucoup d’encre

Si cette vente risque d’attirer les collectionneurs du monde entier, elle survient dans un contexte bien particulier.

Présentée il y a quelques semaines, la Ferrari Luce 2027 a suscité de nombreuses réactions. Plusieurs passionnés ont critiqué son style, jugé trop éloigné de celui des Ferrari traditionnelles, tandis que d’autres remettent en question la pertinence d’une Ferrari électrique à cinq places affichant un prix de départ de plus de 500 000 € (environ 800 000 $ CA). Son dévoilement a également été mal accueilli par les marchés financiers, l’action de Ferrari ayant fortement reculé dans les heures suivant sa présentation.

Les critiques sont même venues de l’interne. L’ancien président et chef de la direction de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, a estimé que la Luce risquait de « détruire un mythe », ajoutant qu’il espérait que le célèbre cheval cabré soit retiré de la voiture. Des propos qui illustrent à quel point ce modèle marque une rupture avec l’héritage de la marque de Maranello.

Ferrari défend néanmoins sa stratégie. Son président-directeur général, Benedetto Vigna, affirme que la Luce suscite déjà un fort intérêt auprès de nouveaux clients et considère ce modèle comme une étape incontournable dans l’évolution du constructeur.

Reste maintenant à voir si les collectionneurs feront abstraction de l’accueil mitigé réservé à la Luce… ou si cette première Ferrari électrique écrira tout de même une page d’histoire avec une vente record.

Abonnez-vous à l’infolettre RPM pour recevoir chaque semaine tous les contenus automobiles qui vous intéressent. Retrouvez RPM sur Facebook et YouTube.

POURRAIT VOUS INTÉRESSER
[jwplayer key= »rSfjITot »]